Critiques

Le Garçon et la Bête : Attention chef-d’oeuvre en vue !

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Après l’excellent Les Enfants Loups Ame & Yuki, Mamoru Hosoda réitère un coup de maître avec Le Garçon et la Bête. Deux mondes s’entrechoquent dans ce nouveau film. D’un côté Shibuya le monde des humains et de l’autre Jutengai le monde des bêtes. Alors que le jeune Ren s’égare dans le monde des bêtes, le solitaire Kumatetsu le prend sous son aile pour en faire son disciple. Débute alors une aventure hors-du-commun pour ces deux personnes.

Ou comment nous offrir un film léché tant sur le visuel que sur le fond. Parce que derrière ce duo improbable se cache de vraies réflexions sur la vie. Pouvons-nous avancer seuls dans la vie ? Comment combler un vide et un manque caché au plus profond de nous ? Crise d’identité, tolérance, l’importance ou non des liens du sang… Autant de sujets traités avec délicatesse et humour dans ce film. Parce qu’on se prend d’affection pour ce petit orphelin et pour cette bête aux premiers abords brut de décoffrage mais qui s’avère être aussi blessé et seul que Ren. Un véritable lien se tisse entre les deux entraînant de beaux moments de complicité mais également des scènes de dispute hilarantes.
Les personnages secondaires ne sont pas oubliés et ont tous chacun leur importance que ce soit le Seigneur ou les deux fidèles amis de Komatetsu qui vont s’avérer être de vrais amis et soutiens pour Ren.
Un film qui se divise en deux parties (d’ailleurs le seul bémol qu’on pourrait donner est la durée du film qui est un poil trop long, les dernières minutes n’étant pas utiles à mon avis). La première où le garçon et la bête apprennent à s’apprivoiser alors que les deux ont un caractère bien trempé. Et la seconde partie, éclatante. Quand Ren grandit et commence à manier le combat, au point où c’est le maître qui apprend de l’élève. Mais c’est également à ce moment-là que Ren va commencer à se remettre en question quant à sa propre identité. Une des scènes où il découvre sa part de « vide » est saisissante tout comme la scène du duel dans l’arène, totalement époustouflante et remplie de rebondissements. Mamours Hosoda confirme son statut de maître de l’animation japonaise et nous laisse le souffle coupé avec ce nouveau film.

Un film extrêmement intelligent qui parlera aux plus petits comme aux plus grands. A voir et revoir ! Décidément on est gâtés en ce début d’année niveau cinéma !

Ma note : ♥♥♥♥♥

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