Ed Wood : Le roi du nanar

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Un regard perçant, une coupe au millimètre près et une petite moustache viennent orner le visage de celui qui est certainement le réalisateur le plus incompris de sa génération. Portrait d’un précurseur du nanar.

Ed Wood est considéré aujourd’hui par les critiques américaines comme le plus mauvais réalisateur de tous les temps. Un cinéaste dont Tim Burton a voulu rendre hommage dans un film éponyme. Ce qui frappe le plus chez Ed Wood, c’est certainement son avant-gardisme. Un avant-gardisme qui n’a pas plu à l’époque.
Né le 10 octobre 1924, Edward David Wood Junior est passé par tous les postes possibles entre porteur de café, assistant de plateau et même cascadeur dans des westerns. Quelques temps plus tard, il réalise son premier film au budget quasi inexistant : Glen ou Glenda en 1953.

Un film qui a dérangé à l’époque du fait de son sujet évoqué : les travestis. Dans ce film, Ed Wood fait de son personnage principal un hétérosexuel passion par les sous-vêtements féminins. Un personnage que le réalisateur- acteur-producteur (c’est ainsi qu’il s’était proclamé) a incarné lui-même. Un air d’autobiographie dans ce rôle ? Il se pourrait bien. En effet, sa mère l’habillait en fille quand il était petit et il a avoué que durant son service dans l’armée, il aimait porter des dessous féminins sous son uniforme. Malheureusement pour lui (ou heureusement pour nous – tout dépend du point de vue) ce film n’a pas brillé au box-office et Ed Wood est retourné à son premier amour qu’est le western.

Après plusieurs échecs à la télé puis un autre échec avec un film noir prénommé The Jail Bait, le réalisateur va nous offrir ce qu’on fait de mieux en nanar que ce soit Bride of the Monster (1955), Night of the Ghouls (1959), Orgy of the Dead (1965) ou encore l’incroyable Plan 9 from outter space dont le scénario semble tellement improbable qu’il est impossible de le résumer sans avoir sous la main un paperboard.

Malheureusement si tout ces scénarios plus absurdes les uns que les autres ont de quoi faire rire, le destin d’Ed Wodd prendra une autre trajectoire. Sombrant petit à petit dans l’alcool, il ne survit que grâce à l’argent de ses amis -argent qui part aussitôt dans des bouteilles d’alcool. Malgré tout il y croit encore et propose des scénarios qui font rêver comme Attack of the Giant salami ou I Woke up early the Day I died. Il finira par mourir à 54 ans d’une crise cardiaque le 11 décembre 1978.

Ce qu’aura laissé Ed Wood derrière lui est une belle pléiade de mauvais films et surtout un réalisateur qui aura cru en ses rêves et en ses convictions jusqu’à son dernier souffle. Un nom bien difficile à oublier et qui aura marqué toute une génération par sa sincérité et sa démarche cinématographique.

3 commentaires sur “Ed Wood : Le roi du nanar

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