Cafe Society : Un 69e Festival qui démarre plutôt bien

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Woody Allen l’éternel ? Woody Allen l’indétrônable ? C’est fort possible. Pour la quatorzième fois de sa carrière, le réalisateur américain de 80 ans foule les marches du Festival de Cannes. Présenté Hors Compétition, cette comédie dramatique a fait l’ouverture de ce 69e festival. Alors, à quoi devons-nous nous attendre ? Verdict.

Tout le monde connait Woody Allen, tout le monde connait forcément un de ses films et dès les premières notes de musique ça y est, on sait que c’est notre cher Woody derrière la caméra. Fidèle à lui-même, le réalisateur nous dévoile son univers bucolique et charmant à souhait. Un univers des années 30 où l’on suit les aventures de Bobby Dorfman qui décide de quitter New-York pour Hollywood où il tombe éperdument amoureux de Vonnie, la secrétaire de son oncle. Cette dernière étant déjà avec quelqu’un, Bobby va se contenter de son amitié jusqu’au jour où elle débarque chez lui pour lui annoncer que son petit-ami l’a quitté. L’avenir semble enfin beau et prometteur pour Bobby… Enfin presque.

Après Magic in the Moonlight ou encore L’Homme Irrationnel, Woody Allen revient avec un excellent film surpassant ses deux précédents. Visuellement, il nous offre à chaque fois un régal pour les yeux ainsi qu’un régal pour les oreilles concernant la bande-son. Le duo d’acteur Kristen Stewart/Jesse Eisenberg fonctionne à merveille –certainement du fait qu’ils ont déjà travaillé ensembles auparavant. Une Kristen Stewart surprenante, aux antipodes des rôles qu’elle a pu jouer. C’est clair, la Bella de Twilight a bien disparu. Quant à la ravissante Blake Lively, même si elle ne possède pas un très grand rôle, s’en sort très bien avec grâce et volupté.

Ce qui marque également dans le film sont les répliques cinglantes notamment sur les juifs et des dialogues à mourir de rire (« D’abord c’est un meurtrier, et maintenant un chrétien ! Qu’est-ce que j’ai fait pour mériter ça ?« ). Les rôles secondaires sont tous étudiés pour y apporter leur petite touche, notamment la famille de Bobby entre son frère gangster, sa mère pleine d’espoir et sa soeur mariée à un homme qui déteste la violence et qui se laisse marcher dessus par son voisin. N’oublions pas Steve Carell qui excelle comme à chaque fois dans le rôle de l’oncle millionnaire, éperdument amoureux et jaloux de son neveu.

Woody Allen fait son petit bout de chemin et à 80 ans, il n’a plus rien à prouver. Avec un film par an, le réalisateur se fait plaisir avec des castings 5 étoiles à chaque fois et ça marche. Woody Allen fonctionnera toujours mais cette fois un peu plus que les autres.

Ma note : ★★★★☆

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