Critiques

Jason Bourne : Quand la forme l’emporte sur le fond (comment ça je me répète ?)

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Jason Bourne est de retour et il est pas content (comme beaucoup souvent) et en plus il est en galère (comme beaucoup souvent) quand les membres de la CIA partent à ses trousses pour l’éliminer après que Nicky Parsons ai donné à Jason Bourne une clé USB comprenant des dossiers classés sur son passé, le projet Treadstone mais également l’implication de son père dans toute cette histoire. Ajoutez à cela un tueur redoutable prénommé L’Atout et vous obtenez un Jason Bourne bien consistant mais dont le scénario manque un peu de tenue.

Une dizaine d’années est passée depuis les derniers événements et Jason Bourne n’a aps tellement changé. Toujours aussi froid, toujours aussi fermé, le bonhomme ne va pas mieux et passe ses journées dans des combats de boxe clandestins jusqu’au jour où apparaît Nicky Parsons et sa clé USB remplie de dossiers top secrets qui renferment le passé de l’ancien soldat. « Il se souvient de tout mais il ne sait pas tout » résume parfaitement ce film. Parce que si l’on savait qui était Jason Bourne dans les trois premiers opus (nous éviterons de parler du 4e opus avec Jeremy Renner parce que je n’ai pas envie de m’énerver), nous ne savions pas comment il en est arrivé là (lui non plus d’ailleurs) et la surprise est de taille.

Un scénario mal exploité

Compliqué d’aborder le scénario sans spoiler donc on va essayer de s’en tenir au strict minimum. Alors qu’il laissait penser qu’on en apprendrait plus sur le passé de Jason Bourne, au final cette intrigue n’est qu’une infime partie du film alors qu’elle aurait pu avoir une place bien plus importante. Juste grattée en surface, cette intrigue aurait donné encore plus de profondeur au personnage alors qu’elle n’a le droit quelques petits flashbacks. Le scénario préférant se tourner vers les bagarres à foison, les courses poursuite et surtout cette traque sans fin entre Jason Bourne et la CIA. Sans compter le nouveau projet de Robert Dewey appelé Iron Hand. Le tout sur un fond de vengeance de la part de L’Atout envers Jason Bourne qui le pousse à le pourchasser jusqu’à ce que l’un d’entre eux soit mort. Autre petite (grosse même) incohérence du film est quand même au moment où il met les pieds aux Etats-Unis, Jason Bourne passe totalement incognito même à l’aéroport. Certes il obtient de l’aide de l’agent Heather Lee qui travaille à la CIA mais quand même, sa tête était placardée partout dans les médias, je trouve ça assez inconcevable qu’on l’ai oublié en un claquement de doigt.

Matt Damon n’a cessé de répéter qu’il voulait faire un nouvel opus de Jason Bourne quand le monde aura changé et le film le retranscrit à la perfection entre l’affaire Snowden ou les émeutes en Grèce. D’ailleurs cette scène d’intro est peut-être la plus réussie du film. Pas une minute de répit pour les protagonistes et pour le spectateur tenu en haleine jusqu’au bout.

Matt Damon égal à lui-même, Alicia Vikander une révélation et Vincent Cassel en bon gros méchant de service

Matt Damon excelle toujours autant dans le rôle de Jason Bourne et en fait un personne à la fois terriblement froid mais attachant. Bon certes il parle très peu (une trentaine de répliques sur un film de 2h c’est peu mais ça compense son blabla incessant dans Seul sur Mars) mais avec Jason Bourne tout passe dans le regard et dans les poings aussi. A côté de ça on a la toute nouvelle agent de la CIA Heather Lee qui va se rendre compte au fur et à mesure de la dangerosité de Robert Dewey et va finalement se ranger du côté de Bourne. Mais attention, il faut toujours se méfier de l’eau qui dort… La révélation de ce film (quoi qu’elle est une révélation depuis Code U.N.C.L.E : Agents très spéciaux)

Et puis il y a Vincent Cassel, le plus français des méchants américains. Il a la carrure pour, il a le regard pour. L’Atout est là pour tuer Jason Bourne coûte que coûte et ce n’est pas qu’une question de boulot non, c’est aussi une affaire personnelle pour lui. Il est rapide, il est efficace, il est fourbe et c’est ce qu’on aime. Sans compter son petit accent français quand il parle anglais, ce qui nous rend encore plus fier qu’il soit dans le film.

 

Ce quatrième (oui j’ai di qu’on ne comptait pas cette sous-version avec Jeremy Renner) opus est mené d’une main de maître par Matt Damon. Ce n’est certainement pas le meilleur de la série mais il mérite d’être vu, ne serait-ce que pour en apprendre plus sur le mystérieux passé de Jason Bourne. Comme pour Suicide Squad (le scénario est quand même un chouïa mieux ne vous inquiétez pas), la forme l’emporte une nouvelle fois sur le fond. Parce que les courses poursuites (celle à Athènes et à Las Vegas) sont tout simplement impressionnantes et que les bagarres sont dignes d’un Jason Bourne.

Ma note : ★★★★ (on penchera plus pour le 3,5 étoiles quand même)

1 comment on “Jason Bourne : Quand la forme l’emporte sur le fond (comment ça je me répète ?)

  1. Le film de trop… Il faut savoir ne pas trop tirer sur la corde malheureusement le flic appelle le fric.

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