[CRITIQUE] Festival de Deauville Acte I : « Certain Women »

 

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Dubitatif est l’adjectif qui résume le mieux le ressenti des personnes présentes dans la salle ce jour-là. Au Centre International de Deauville, Kelly Reichardt nous a présenté son dernier film intitulé Certain Women. Plutôt bien accueilli aux Etats-Unis, ici le film intimiste a plus de mal à passer et pourtant, il est loin d’être mauvais. Certain Women suit le destin de trois femmes ordinaires : une avocate prise en otage par un de ses clients, une femme qui s’installe avec son mari et sa fille mais qui ne semblent plus être sur la même longueur d’onde et une ouvrière agricole qui se lie d’amitié avec une jeune avocate obligée de faire quatre heures de route pour donner des cours du soir pour adultes.

Le travail de Kelly Reichardt est tout en nuance, dans la minutie et dans le détail à l’image. Alors certes ça peut ennuyer certains qui y verront là une simple succession d’histoire sans grand intérêt tandis que d’autres y verront une réalisatrice capable de sublimer des relations et un quotidien monotone. Tout le monde se mettra d’accord sur le fait que la deuxième partie du film située au milieu est complètement inutile et fait bien défaut au film, la première et plus particulièrement la troisième partie viennent rattraper un peu le film.

Kristen Stewart, toujours plus impressionnante

Même si le film se veut être un drame, certaines scènes sont parfois comiques et nous décroche quelques sourires  notamment dans la relation entre l’avocate (Laura Dern) et son client dont la vie a été détruite par une simple petite erreur de sa part. La simplicité des personnages de Reichardt arrivent à nous émouvoir même si la relation la plus dramatique et la plus touchante reste la troisième entre la jeune avocate et son élève.

Kristen Stewart nous prouve une nouvelle fois ses talents d’actrices et use et abuse de sa timidité et de sa retenue. Son duo avec Lily Gladstone est aussi beau que tragique notamment le final aussi brut que déconcertant.

Certain Women fait part d’une sensibilité unique bien connue de Kelly Reichardt qui signe ici une oeuvre pas comme les autres qui en a désarçonné plus d’un dans la salle et qui n’est malheureusement pas accessible à tous.

Ma note : ★★★★★

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