Critiques

[CRITIQUE] Festival de Deauville Acte II : « Free State of Jones »

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Condamné à l’échec commercial par la plupart des critiques ainsi que les festivaliers qui ont eu l’occasion de le voir en avant-première à Deauville, j’ai décidé de me faire l’avocat  du diable de Gary Ross et de son dernier film Free State of Jones. En pleine guerre de Sécession, le fermier Newton Knight se révolte contre les Etats confédérés et s’associe avec les laissés pour compte et ceux qu’on dépouille sans vergogne. Et c’est à la tête d’un régiment engagé contre l’injustice, l’inégalité et le racisme que Newton Knight va se battre et créer ainsi le premier Etat d’hommes noirs et blancs libres de droit.

Gary Ross, à qui on doit Hunger Games, s’attaque cette fois-ci à une page de l’histoire plutôt méconnue de tous. Alors certes ce film est loin d’être parfait mais il est bien loin du fiasco décrit par certains.

Certes Matthew McConaughey occupe 99,9% du film…

Mais après tout ce genre de film demande un leader, une tête bien pensée qui est là pour guider cette révolution à travers une Amérique encore enchaînée à l’esclavage. Nouveau rôle et nouvelle transformation pour l’acteur qui nous prouve une nouvelle fois toute sa splendeur. Le regard perçant et déterminé, Matthew McConaughey occupe toute la place et il est vrai que Gary Ross aurait pu laisser s’exprimer ses seconds rôles qui avaient du potentiel et notamment Moses.

Certes le scénario a quelques défauts…

Mais comme la plupart des scénarios. Certes il est légitime du pointé du doigt cette « absurdité » d’alterner les années 1860 et cents ans plus tard se retrouver dans un tribunal en compagnie d’un des descendants de Newton Knight. Il aurait été beaucoup plus malin de mettre ces scènes en guise d’introduction et de conclusion à ce film ce qui lui aurait donné encore plus de force et d’impact.

Certes 2h20 est bien trop court pour tous les sujets abordés…

Mais comment ne pas aborder tous ces sujets plus importants les uns que les autres. Le Klux Klux Klan, le droit de vote des noirs, l’esclavage, la révolution de Newton Knight, l’abus de pouvoir des Etats confédérés, le tout surplombé de deux histoires d’amours qui se juxtaposent à 100 ans d’écart et là c’est l’overdose. Trop de sujets, pas assez de temps et là Gary Ross est obligé de survoler tous les sujets sans forcément aller au bout des choses. Cependant ça reste instructif, bien pensé et ce film fait bien trop écho à une actualité pesante. Après tout, est-ce que les choses ont énormément changé aujourd’hui ?

Certes ce n’est pas le film de l’année… Mais il mérite qu’on y jette un coup d’oeil. Parce qu’il est loin d’être mauvais, parce qu’il aborde un pan de l’histoire inconnu et que mon âme de révolutionnaire me pousse à défendre ce film qui rend ses lettres de noblesse à un fermier qui aura réussi à bousculer toute une nation.

Ma note : ★★★★★

 

1 réflexion au sujet de “[CRITIQUE] Festival de Deauville Acte II : « Free State of Jones »”

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