Critiques

[CRITIQUE] Festival de Deauville, Acte IX : « Infiltrator »

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Film projeté en ouverture du Festival du cinéma américain de Deauville, Infiltrator est bien loin de faire l’unanimité. Bryan Cranston tient le rôle de Robert Mazur, un agent infiltré dans le cartel du dangereux Pablo Escobar. Accompagné de sa collègue qui joue sa fiancée, Robert Mazur va devoir faire preuve d’extreme prudence pour éviter de se faire démasquer et rester en vie, tout simplement.

Une plongée fascinante dans l’Amérique des années 80

Brad Furman retranscrit avec fidélité cette Amérique des années 80 corrompues et tenues en laisse par de puissants cartels de drogue. Rien n’est laissé au hasard que ce soit les décors, les costumes ou même encore la musique. On en découvre également un peu plus sur les histoires de corruption, de blanchiment d’argent et de combines plus vicieuses les unes que les autres le tout couronné par des sommes aux montants astronomiques.

Plus psychologique que physique

Mais que ceux qui s’attendent à un grand film où des trafiquants de drogue tirent à tout va sur tout ce qui bouge passent leur chemin. Ici Bryan Cranston occupe tout l’écran. On suit tout le long du film l’évolution psychologique de cet agent infiltré toujours sous une ambiance tendue et un seul objectif, arrêter les plus dangereux trafiquants de drogue. Mais là où le rôle de Dalton Trumbo semblait être taillé sur mesure pour Bryan Cranston, celui de Robert Mazur semble l’être beaucoup moins. Non pas que son jeu d’acteur est mauvais (loin de là) mais sa prestation manque de contenance là où un autre acteur aurait plus de carrure pour incarner un tel personnage.

Une tension qui se maintient de la première à la dernière minute, où on tremble avec Bryan Cranston quand il risque de faire démasquer car on sait très bien comment finit ces histoires s’ils sont démasqués. A ses côtés, la sublime Diane Kruger qui effectue ici sa première mission en tant qu’agent infiltré. Tenue de jouer la fiancée de Bob Mazur, l’actrice n’est pas mauvaise dans ce rôle mais ne semble pas lui convenir totalement même si elle apporte comme toujours cette finesse et ce côté humain notamment lorsqu’elle commence à se prendre un petit peu trop au jeu.

D’ailleurs là est toute la complexité de cette mission et celle d’être agent infiltré tout simplement, car il faut savoir se fondre parmi la masse tout en gardant une certaine distance et ne pas perdre de vue sa mission. Une chose qui va s’avérer compliqué Robert Mazur et Kathy Ertz qui vont malgré eux se lier d’amitié avec un des barons qu’ils sont censés arrêter.

Infiltrator est bien loin d’être un film révolutionnaire dans le genre (surtout avec la saison 2 de Narcos qui vient de débuter) avec une erreur de casting qui empêche le film d’être meilleur et d’assouvir ses ambitions. Seul point vraiment positif, c’est celui des seconds rôles qui sont beaucoup plus impressionnants et intéressants que les personnages principaux.

Ma note : ★★★★★

1 réflexion au sujet de “[CRITIQUE] Festival de Deauville, Acte IX : « Infiltrator »”

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