Critiques

[CRITIQUE] Apnée : Quand la folie pure rencontre le cinéma

347196-jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx

Et si le trio Céline, Maxence et Thomas devenaient cultes ? En tout cas avec Apnée ils sont certainement en passe de le devenir. Pourquoi ? Parce qu’Apnée c’est fou, c’est dérangé, c’est psychédélique, bref c’est un truc de malade mental. Quand Céline, Maxence et Thomas débarquent tous les trois en robe de mariée à la mairie et se voient refuser ce mariage à trois, c’est alors que commence une épopée loufoque entre recherche d’appartement, de famille et d’enfants sur un fond de critique acerbe d’une société qu’ils n’acceptent pas.

Les trois mousquetaires de la cocasserie

Ils sont trois, ils sont fous ou juste visionnaires allez savoir mais ils font avant tout partie de la troupe des chiens de Navarre et rien qu’avec ça, le ton est donné. Ils se complètement parfaitement dans ce trouple qui enchaîne dans ce film scènes ubuesques sur scènes ubuesques offrant ainsi au spectateur des moments cultes de franche rigolade. Maxence la force tranquille, celui qui ne s’énerve jamais, Céline qui incarne la jeunesse et la fougue puis finalement Thomas, timide mais tout aussi décalé.

Un film brillamment porté par ce trio qui défit toute logique et qui, par des moments certes perchés mais réalistes, viennent taper là où ça fait mal, viennent remettre en question la société moderne avec humour et justesse notamment la question des logements à Paris qui figure très clairement parmi les meilleures scènes.

Un film sur-vitaminé

Le film est court certes (il aurait pu durer des heures qu’on aurait pas vu le temps passer) mais le rythme est là, tout le temps. Il arrive parfois de passer d’une scène à l’autre sans aucun lien mais baliverne (j’en utilise des vieux mots aujourd’hui), Jean-Christophe Meurisse emmène des acteurs de théâtres vers un film avec une intelligence et une pointe de folie, juste ce qu’il faut pour éviter au spectateur de s’ennuyer dans des sketchs redondants.

Apnée débarque au cinéma et arrive à balayer d’un revers de la main toutes nos convictions religieuse, spirituelles ou encore amoureuses à coup de scènes et de dialogues acerbes et burlesques au possible, bref, on en redemande.

Ma note :  ★★★★

0 comments on “[CRITIQUE] Apnée : Quand la folie pure rencontre le cinéma

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :