Critiques

[CRITIQUE] Quelques minutes après minuit : Une jolie fable empreinte d’émotions

Quelques minutes après minuit est le troisième film du réalisateur espagnol Juan Antonio Bayona après The Impossible et L’Orphelinat. Et comme à chaque fois, le talent de la personne n’est plus à prouver. Adapté du roman éponyme écrit par Patrick Ness, Quelques minutes après minuit est aussi réussi sur le fond que sur la forme.

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Un enfant solitaire à qui la vie n’a jamais été tendre, un énorme et énigmatique monstre qui lui vient en aide… Vous aussi ça vous rappelle bizarrement Le Bon Gros Géant ? L’idée s’en approche énormément même si le traitement est complètement différent dans les deux cas.

Une ambiance plus angoissante

Juan Antonio Bayona est connu pour rarement faire dans la dentelle. Que ce soit les films catastrophe ou les thrillers, les ambiances colorées et joyeuses, très peu pour lui. Dans ce nouveau film, il mélange habilement les deux. Connor est un jeune garçon persécuté par ses camarades de classe alors que sa mère se bat quotidiennement contre un cancer qui la ronge à petit feu et que sa relation entre lui et sa grand-mère n’est pas au beau fixe. Et alors qu’il s’évade à travers ses dessins, en pleine nuit à 00h07 très exactement, l’if qui trône au loin sur la colline se réveille et devient un monstre qui part à sa rencontre afin de l’aider.

Les effets spéciaux utilisés pour créer le monstre sont époustouflants et parfaitement maîtrisés. Aussi hypnotisant que dérangeant, cet imposant monstre fait le lien entre cet enfant et le monde adulte qui l’attend. Un monde sans sa mère qui l’effraie à tel point que cette vérité lui semble impossible à dire. Les scènes de nuit qui se mélangent aux contes raconter par l’if sont sublimes et l’idée d’utiliser l’aquarelle pour dépeindre ces histoires donne un aspect encore plus fantastique, ingénieux.

Trois histoires, trois étapes

Quelques minutes après minuit est loin d’être un conte traditionnel qu’on peut connaître. Durant trois soirs, l’if vient à la rencontre de Connor pour lui raconter une histoire. Trois histoires au total avant que Connor raconte la quatrième histoire, sa vérité. Trois histoires pour symboliser trois étapes du deuil, accepter la perte d’un être cher pour pouvoir justement la laisser partir et se construire.

Les pièces du puzzle se mettent en place petit à petit alors que ce petit garçon ne comprend pas pourquoi l’if est là pour le sauver lui et non sa mère. Un propos dur et douloureux qui contraste avec la beauté de ce film et notamment ce final sublime.

Juan Antonio Bayona ose et propose un film audacieux, loin des clichés habituels tant sur la forme que sur le fond. Et une nouvelle fois, le pari est réussi. Mention spéciale à Lewis MacDougall tout simplement parfait dans ce rôle !

Ma note : ★★★★

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