Critiques

[CRITIQUE] Harmonium : Beaucoup filmer pour ne rien dire

Prix du jury dans la catégorie Un Certain Regard au Festival de Cannes l’année dernière, Harmonium suit l’histoire et les déconvenues de Toshio, sa femme Akié et leur fille Hotaru. Elles se préparent pour un concert d’harmonium tandis que le père de famille partage sa vie entre son atelier et des repas où il ne communique jamais avec sa fille et sa femme jusqu’au jour où débarque Yasaka, un ami de longue date de Toshio qu’il engage et loge chez lui au grand dam de sa femme. Sauf que petit à petit, Yasaka s’immisce dans cette famille, donne des cours d’harmonium à leur fille et se rapproche dangereusement d’Akié.

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Un film inégal

Difficile d’accrocher à ce film qui se scinde en deux parties. La première où l’on découvre cette famille qui, malgré l’apparence d’une famille on ne peut plus normale, est bien plus déchirée qu’il n’y parait. En témoigne les repas de « famille » où Akié et sa fille discutent et prient alors que le père se contente de manger en silence. Un quotidien rapidement bouleversé par l’arrivée de cet homme, Yasaka. Et puis petit à petit on y découvre un ménage à quatre avant qu’un drame survienne avec la petite. Cette seconde partie du film où les parents d’Hotaru cherchent à venger leur fille aurait mérité d’être plus exploitée pour éviter de nous laisser une sorte de thriller dramatique où rien ne se passe vraiment.

D’ailleurs Harmonium c’est un film où il se passe jamais vraiment quelque chose. Enchaînant les séquences et les plans dans un décor triste et monotone, cette morosité ambiante semble se répercuter sur les personnages qui ne sont ni gentils ni méchants mais juste invisibles.

Dommage car le film se lançait sur des pistes intéressantes qui auraient pu donner au film un vrai côté thriller. Qu’est-ce qui est arrivé à la fille d’Hotaru (chose qu’on ne saura jamais au final) ? Où est passé Yasaka ? Sans compter la relation entre Ysaka et Toshio que le réalisateur balance en pâture comme ça sans donner d’explications.

Deux heures de film c’est long. Deux heures de film pour ne rien dire c’est encore plus long et l’intérêt suscité par la seconde partie n’arrive pas à rattraper une première partie soporifique.

Ma note : ★★★★

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