Critiques

[CRITIQUE] Paterson : La non-action dans toute sa splendeur

Jim Jarmusch et le Festival de Cannes c’est une grande histoire d’amour. L’année dernière, le réalisateur est revenu sur le Croisette avec non pas un mais deux films. Paterson ainsi qu’un documentaire : Gimme Danger, sur le premier groupe de la star internationale Iggy Pop. Avec le premier film, il est d’ailleurs reparti avec un Palm Dog (oui oui Cannes récompense les meilleurs chiens dans les films !). Paterson c’est l’histoire d’un conducteur de bus qui se rêve poète aux côtés de sa femme excentrique et son bouledogue. L’occasion de plonger dans son quotidien pendant sept jours.

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Adam Driver crève l’écran

Comment passer à côté du phénomène Adam Driver ? Devenu mondialement connu pour incarner le méchant Kylo Ren dans la nouvelle trilogie Star Wars, très bientôt aux côtés d’Andrew Garfield dans Silence, l’ancien Marine se diversifie et n’hésite pas à foncer tête baissée dans des films plus intimistes et moins « grandioses ». Dans Paterson, Adam Driver est Paterson, conducteur de bus qui passe ses journées derrière son volant ou derrière son stylo pour écrire des poèmes sur tout et rien. Et Adam Driver fait partie de ces acteurs qui n’ont même pas besoin de parler pour transpercer l’écran d’un regard, d’un geste. Il manie aussi bien le sabre laser que le stylo et il y a de quoi se laisser doucement porter par sa voix nous contant ses poèmes. A ses côtés  la très belle Golshifteh Farahani toujours heureuse et excentrique avec ses créations tout en noir et blanc et en cercles. Avec eux, leur chien Marvin qui les accompagne quotidiennement. Un trio qui a ses petites habitudes quotidiennes, du lundi au dimanche.

La non-action, ça passe ou ça casse

Jim Jarmusch ne s’en est jamais caché, Paterson « se veut un antidote à la noirceur et à la lourdeur des films dramatiques et du cinéma d’action ». Oubliez donc les mélodrames, l’action et tout le reste parce que ce film se contemple sans réfléchir. Alors soit on trouve ça brillant, soit on s’emmerde on ne fait pas dans la demie-mesure. On prendra plaisir (ou non) à regarder la vie de ce jeune couple, leur quotidien, leurs petites galères et tout ce qui s’en suit. Un couple banal dans une ville tout aussi banale.

A double tranchant, Paterson peut autant plaire qu’ennuyer au plus haut point. Personnellement les films contemplatifs j’ai beaucoup même si contempler Adam Driver pendant deux heures peut être un petit plaisir coupable.

Ma note : ★★★★★

1 réflexion au sujet de “[CRITIQUE] Paterson : La non-action dans toute sa splendeur”

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