[CRITIQUE] Et les mistrals gagnants : Il faut aimer la vie et l’aimer même si…

Filmer le quotidien d’enfants malades n’est pas chose aisée, le faire avec élégance et brio est encore plus dur et pourtant c’est un pari réussi haut la main pour sa réalisatrice Anne-Dauphine Julliand qui dévoile là son premier long-métrage rempli de joie de vivre, de larmes, de rires et surtout d’une innocence qui émane à chaque seconde du film.

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Un hymne à la vie

La réalisatrice le clame elle-même, Et les mistrals gagnants est un hymne à la vie. A travers le parcours de cinq enfants âgés de 6 à 9 ans, tous atteint d’une maladie et dont le quotidien se résume principalement à des séjours à l’hôpital. Là où le film est intelligent et évite de se casser la gueule, c’est qu’il est très très loin du pathos. Passant en un claquement de doigt du rire au larme, Anne-Dauphine Julliand propose un documentaire joyeux, heureux, qui file le sourire.

Une bonne humeur communicative grâce à ces enfants, plus adorables les uns que les autres. On pourrait s’apitoyer sur leur sort mais ces petits bonhommes déjà adultes nous montrent une toute autre facette de la maladie, celle des amitiés qui se créent au fur et à mesure avec les autres patients ou le personnel hospitalier, leur quotidien en dehors de l’hôpital que ce soit les leçons de piano, de théâtre… Et ce qui nous marque profondément, ce sont ces sourires, ces rires et cette joie qui émane d’eux.

Une maturité rare qui fait du bien

Du haut de leur petit mètre, chacun à leur façon, ils nous donnent une belle leçon de vie. Parce que malgré la maladie, ils sont heureux. Ils prennent ce qu’ils ont et sont heureux avec ça. Comme le dit si bien Imad : « pour moi c’est facile, mais pour vous je sais c’est difficile« . Nous qui passons notre temps à nous plaindre pour quelques broutilles, tout ceci parait bien futile comparé à eux. Une belle maturité, rare et précieuse qui fait du bien, vraiment du bien.

Et les mistrals gagnants est un hymne à la vie, au bonheur en évitant l’écueil du documentaire pathos avec brio et élégance et toujours avec le sourire. On ressort de là le coeur gonflé d’amour et d’espoir.

Ma note : ★★★★★

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