[CRITIQUE] A Cure for Life : Sublimement dérangeant

Après quelques déconvenues avec son dernier film Lone Ranger qui s’est royalement planté, Gore Verbinski revient plus déterminé que jamais avec un thriller fantastique aux allures de film d’horreur qui, malgré son four aux Etats-Unis (4M de $), est une oeuvre d’art sous-estimée et confirme une nouvelle fois les talents artistiques et audacieux de son réalisateur. Quand Lockhart est envoyé en Suisse pour ramener à New-York Mr Pembroke qui a décidé de suivre une cure là-bas, il se rend rapidement compte que quelque chose cloche et quand il se retrouve pris au piège dans cette institution aux expérimentations douteuses, il n’a plus d’autres choix que de s’y soumettre.

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 Un scénario un peu simpliste

Le seul point faible de A Cure for Life réside dans son scénario qui n’est pas totalement abouti et qui est un peu faiblard. Malgré un postulat de départ plus qu’intéressant et qui donnait libre court à quelques complexités et rebondissements, Gore Verbinski s’est contenté de la simplicité avec une intrigue qui se délie au fur et à mesure du film et si le spectateur est assez malin, il comprendra rapidement ce qui se trame dans cet Institut. Des indices laissés par-ci, par-là qui permettent de résoudre le puzzle un peu vite malheureusement.

Sans compter le final du film qui manque de consistance. Autant le développement du film reste agréable à voir et à vivre, autant le final nous laisse un peu sur notre faim. Une exécution, simple, rapide et qui manque de finesse.

Une oeuvre d’art visuelle

Cependant ce qui frappe réellement dans ce film, c’est sa beauté. Gore Verbinski est l’un des seuls à arriver à rendre un film d’horreur beau. Dès les premiers plans, dès la première note de musique on est embarqué dans un autre monde. Quelque chose de sombre, aux couleurs fades et à l’atmosphère terriblement oppressante. Chaque plan regorge d’intelligence de par sa composition, ses couleurs et ses mouvements. Certes ce n’est pas forcément la chose la plus flagrante pour la plupart des spectateurs mais si vous vous y intéressez de plus près vous comprendrez que tout est lié, tout a un rapport avec l’intrigue et tout est maitrisé de A à Z si bien qu’on se laisse happer parce cette oeuvre splendide et déroutante. Une image sublimée (ou qui sublime au choix) un paysage à la fois anxiogène et magnifique. De part ses étendues et cette pièce principale du puzzle, ce château reclus en hauteur, à l’abri de tout. Un Film qui s’sinpire largement des films gothiques de par leur atmosphère que Gore Verbinski magnifie  à chaque instant. 

A Cure for Life c’est surtout l’occasion de mettre en lumière Dane Dehaan et de découvrir un jeun acteur talentueux. Bientôt à l’affiche du blockbuster Valerian de Luc Besson, Dane Dehaan se démarque par sa force de caractère malgré son visage encore juvénile et une interprétation qui oscille entre colère et schizophrénie. C’est impressionnant à voir, comment chacun de ses traits de visage reflètent l’état d’esprit de Lockhart.

Bref malgré quelques petites faiblesses dans l’histoire, A Cure for Life se regarde et se laisse admirer par sa beauté visuelle frappante, marquante et parfois même déstabilisante. La photographie de ce film est probablement la plus belle qui m’ai été donné de voir. Fabuleux.

Ma note : ★★★★

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