Critiques

[CRITIQUE] La Confession : Une histoire d’amour intemporelle

Vu en avant-première la semaine dernière, La Confession a de quoi vous séduire entre un casting idéal, un Romain Duris aussi charmeur qu’espiègle et surtout une belle histoire d’amour aussi impossible qu’intemporelle. En pleine Occupation dans une petite ville française, Barny, militante communiste dont le mari est retenu prisonnier en Allemagne vient défier le nouveau prêtre de l’Eglise qui l’agace au plus haut point tant par sa beauté que par son intelligence et sa répartie. Commence alors entre eux un bras de fer qui deviendra vite dangereux.

De puissantes joutes verbales

Rarement des dialogues auront autant raisonné si fortement. Le film ne se veut pas donneur de leçon envers telle ou telle religion mais pose au contraire de vraies questions qui peuvent tous nous pousser à une certaine réflexion quant à cette notion de « Dieu ». Toute la première partie du film s’articule autour de ce duo Romain Duris/Marine Vacth avec des dialogues aux piques acerbes, parfois justes, parfois drôles mais toujours efficaces. D’ailleurs La Confession n’est pas totalement un film dramatique, certains aspects de cette relation ambigüe apporte rires et légèreté dans une période de l’histoire rude. Le plus bel exemple est lorsque Barny se confronte pour la première fois au prêtre Léon Morin. Loin d’être déstabilisée, Barny représente également la femme libre de ses choix et de ses convictions.

Une vraie belle image se dégage également de ce film, une image presque « religieuse ». Quelque chose de calme s’offre à nous, des décors épurés, des silences… comme pour contredire l’environnement bruyant et dangereux qui entoure nos protagonistes. De magnifiques jeux de lumière viennent sublimer un peu plus leurs visages.

Un duo explosif

Quel duo que forment Romain Duris et Marine Vacth ! Drôle et irrésistible, ils nous entraînent petit à petit dans leur relation aussi dangereuse qu’ambigüe. Romain Duris énerve, nous fait rire, nous fait parfois pleurer et le moins qu’on puisse dire c’est qu’on aurait tous voulu l’avoir comme professeur de catéchisme. Cependant celle qui brille vraiment dans ce film c’est Marine Vacth, avec ce visage de poupée parfait on y lit ses doutes, ses craintes mais aussi son soulagement quand le prêtre Morin la guide sur le chemin de la foi. Un très très beau duo qui fonctionne à merveille à l’écran et qu’on est loin d’oublier tant ils nous auront parfois bien fait rire.

Nicolas Boukhrief réalise certainement là l’un de ses meilleurs et de ses plus beaux films. Evoquant l’amour à travers la foi (ou l’inverse allez savoir), La Confession est un film beau et sincère.

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