Critiques

[CRITIQUE] Sage Femme : Duo de chic et de charme pour un film tout en douceur

Qualifié de comédie romantique, Sage Femme est un film bien plus complexe qui ne peut se ranger dans une case. Avec plutôt des allures de fable ou d’hommage, Martin Provost a réalisé ce film pour une sage-femme en particulier, celle qui lui a sauvé la vie à la naissance en donnant son sang. Ce qui en ressort c’est un film beau, léger et qui rend finalement hommage à toutes les femmes, leurs qualités, leurs défauts et leurs différences.

La cigale et la fourmi

Claire est sage-femme, sa vie est réglée comme du papier à musique. Elle ne vit ni dans le luxe, ni dans la pauvreté mais elle ne se plaint pas, elle aime sa vie telle quelle. Béatrice était la dernière maîtresse du père de Claire avant que celui-ci ne se donne la mort. Elle est excentrique, égoïste, dilapide de l’argent qu’elle n’a pas et surtout, elle débarque dans la vie de Claire du jour au lendemain. Autant dire que la cohabitation risque d’être houleuse tant les caractères sont opposés. Et pourtant, Claire ne peut se résigner à abandonner Béatrice qui, atteinte d’une tumeur au cerveau, va bientôt mourir et pourtant dieu sait qu’elle est exaspérante.

Et pendant près de deux heures, on assistera aux liens que vont former les deux femmes malgré leurs différences. Elles apprendront à s’apprivoiser et Béatrice apportera beaucoup plus à Claire qu’elle ne le pense. Elle lui apprendra à se libérer, à tomber amoureuse et à vivre comme elle a pu le faire auparavant. Inspiré par la fable de La Fontaine « La cigale et la fourmi« , Martin Provost ne montre pas de méchants ni de gentils dans l’histoire. Seulement des caractères différents qui finalement arrivent à s’entendre et nous prouve qu’il est possible d’apprendre des autres.

Un film qui respire l’amour

Sage Femme est un film plein de bons sentiments. Attention pas dans le mauvais sens du terme ! Non, non. Quelque chose de délicat en ressort. Entre l’amour que Béatrice essaie de retrouver pour ses derniers jours après avoir tant joué avec le coeur des hommes et de l’autre côté l’amour que Claire donne à celle qui a trahi son père et qui est à l’origine de sa disparition. Pourtant quelque chose de très fort lie ces deux femmes, comme si elles avaient besoin l’une de l’autre d’ailleurs malgré ses vaines tentatives, Claire retourne toujours auprès de Béatrice.

Mettre à l’affiche les deux plus grandes Catherine que le cinéma français possède est un sacré pari qui paye au final. Touchantes, douces et faites pour ces rôles, difficile d’imaginer d’autres femmes dans ce rôle. Entre deux, Olivier Gourmet vient compléter ce trio avec sa simplicité et sa bonne humeur à toute épreuve.

Le charme et la douceur sont les deux mots qui peuvent qualifier Sage Femme. Avec de jolies séquences pleines de réalisme notamment lors des accouchements, Martin Provost sublime une profession qui est à la racine de chaque être humain, un film rempli d’amour qui n’est là que pour en distribuer un peu à chaque spectateur et ça, ça fait du bien.

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