Critiques

[CRITIQUE] Gangsterdam : Pourquoi tant de haine autour de ce film ?

Jamais un film n’aura suscité autant de remous sur internet. Après Radiostars, Romain Levy s’est lancé dans une nouvelle aventure aux côtés du trio Kev Adams, Manon Azem et Côme Levin dans une virée à Amsterdam qui tourne rapidement au cauchemar. « Un film qui flanque la nausée« , « un film qui fait l’apologie du viol« , « lamentable« … La presse n’a pas été tendre avec le film comme aussi de nombreux spectateurs mais pourquoi donc un tel élan de haine envers cette comédie honnête, fidèle à ce que promet la bande-annonce et sans prise de tête ? That’s the question !

Des bras cassés obligés de devenir gangsters

Avant de commencer mon plaidoyer (parce qu’il va en avoir des allures c’est certain et je risque de me faire lyncher aussi c’est presque certain), je tiens à préciser que je ne suis pas une fan, encore moins une groupie de Kev Adams et que mon avis est totalement objectif, je crois avoir vu assez de films ces dernières années (plus de 400 si vous voulez savoir) pour reconnaitre un bon d’un mauvais film. Je ne sais pas où se situait les attentes vis-à-vis de ce film qui n’est ni plus ni moins qu’une comédie reprenant quelques codes du film de gangsters : de la drogue, des mafieux, des scènes de fusillades et de belles filles en l’occurence ici une, Nora dont Ruben, étudiant en droit un peu baltringue, tombe amoureux et qui pour la séduire la suit à Amsterdam dans le but de ramener de la drogue. S’ajoute à eux celui qui se fait appeler Durex, le meilleur ami d’enfance de Ruben très maladroit et un peu baltringue lui aussi. Bref une belle bande de bras cassés qui, pour sauver leurs vies, vont devoir devenir un peu gangsters.

Alors non, avoir Kev Adams à l’affiche d’un film n’est pas signe forcément de mauvais film même s’il est vrai que niveau comédie ça n’a jamais été la joie. Pourtant là, il s’en sort plutôt pas mal, aidé notamment par ses deux compères et notamment ce fameux Durex qui sera à l’origine de bien des fous rires. A vrai dire j’ai beau retourner le problème dans tous les sens, je ne vois pas vraiment pas ce qui cloche avec ce film, pourquoi jeter autant de boules puantes dessus ? D’accord ce n’est pas le film de l’année mais il ne s’est jamais revendiqué en tant que tel. Quant à cette soi-disante apologie du viol et de la drogue, ces accusations sont simplement basées sur des micro-scènes de même pas une minute qui n’ont aucun impact et qui ne sont pas là pour prôner la drogue et le viol. Ouh sniffer du sel c’est mal ! Quant à cette histoire de viol, d’accord c’était peut être un peu maladroit aux premiers abords mais cela ne concerne qu’une réplique, une réplique sur plus d’une heure et demie de film tout de même c’est que certains cherchent la petite bête. Même rengaine pour cette affaire « d’homophobie » qui ne concerne qu’une phrase dite sur le ton de l’humour entre deux potes, osez me dire que vous n’avez jamais fait ce genre de vannes.

Une comédie feel-good qui fait du bien

Il est grand temps d’arrêter ce lynchage de tous les côtés parce que Gangsterdam est avant tout une comédie feel-good, qu’on apprécie avec un bon paquet de pop-corn affalé dans le fauteuil de cinéma. C’est un road-trip à travers les rues d’Amsterdam drôle, frais et sans prise de tête. Bon sang il faudrait arrêter de réfléchir devant chaque comédie ou même devant n’importe quel film. Si le film s’appelle Gangsterdam ça sous-entend forcément des méchants, des gangsters donc des histoires de drogues et des bagarres, ça ne veut pas forcément dire qu’il en fait l’apologie. Alors à ce moment-là arrêtons de regarder des films tout simplement.

Ce trio de choc réussit le pari de nous faire rire à gorge déployée, à nous faire sourire et malgré tout Kev Adams s’en sort plutôt pas mal dans ce film sans compter les seconds rôles offert à Patrick Timsit et Manu Payet qui sont de véritables mines d’or entre le père heureux d’atteindre les 37 abonnés sur sa chaîne Youtube et le mafieux aux yeux bleus qui est toujours méchant et qui fait toujours de gros yeux. On retiendra également cette sacré scène de fusillade entre mafieux qui tourne rapidement au carnage et qui est comme on les aime. C’est péchu, ça va vite et ça fait du bien.

Gangsterdam est un bon film oui, oui. Arrêtons de voir le mal partout. Il y a de l’action en veux-tu en voilà, les répliques et les vannes fusent à tout va et le film fait son job. Un bon petit film de gangster à la sauce Romain Levy ça donne quelque chose de complètement déjanté et quitte à irriter certains, oui ce film est réussi.

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