Cannes 2017 Critiques

[CANNES 2017] Le Musée des merveilles : Une jolie fable prévisible

Après nous avoir envoûté avec Carol il y a deux ans, Todd Haynes revient avec une autre figure charismatique du cinéma américain : Julianne Moore même si cette fois son histoire se concentre exclusivement sur deux enfants. Ben et Rose ont plus ou moins le même âge, sont tous les deux sourds et sont tous les deux à la recherche de quelque chose qui se trouve à New-York. Sauf que l’une vit en 1927 et l’autre en 1977. Deux parcours bien distincts et pourtant si similaires. Tirant plus sur le mélodramatique que le simple drame, Todd Haynes n’atteint pas le niveau de son précédent film mais nous offre malgré tout une jolie parenthèse enchantée.

Une belle coordination musicale

Le Musée des Merveilles pourrait presque s’apparenter à une fable musicale. Les passages de la vie d’un enfant à l’autre peut laisser perplexe mais on ne peut qu’applaudir le travail musical fait notamment lorsqu’on découvre la vie de la petite Rose. Au lieu de nous plonger simplement dans sa vie, le réalisateur nous met à la place de cette jeune fille, résultat zéro dialogue et de simples sons et musiques pour rythmer le film. Un travail minutieux même si cela peut vite devenir lassant. La photographie du film, notamment les panoramas en noir et blancs sont assez magnifiques, bref tout est fait pour appâter le spectateur jusqu’aux bouilles d’anges de ces deux enfants qui incarnent l’innocence, la beauté et ce besoin irrémédiable de comprendre et de prendre son destin en main.

Malheureusement cette fable qui aurait pu être poétique devient vite redondante et facilement prévisible si bien qu’on attend seulement la fin pour se dire : « Et voilà j’avais raison !« . Malgré des prestations dignes de ce nom, le film n’arrive pas à nous faire décoller et à nous transporter malgré la promesse du titre et de l’affiche.

Pour le premier film vu de la Sélection Officielle, nous attendions beaucoup de la part de Todd Haynes même si c’est un film tout à fait respectable mais largement dispensable. Parce que malheureusement, parfois ça ne suffit pas de tirer sur les cordes sensibles des spectateurs. Le Musée des merveilles est un film mignon qui fera peut-être rêver les grands enfants mais qui ennuiera les adultes.

Sortie le 15 novembre

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