[CANNES 2017] Mobile Homes : Y a comme un petit air de Xavier Dolan

Il y a certains films qu’on attend, d’autres moins et enfin d’autres qui nous surprennent et qui participent à la magie du Festival de Cannes. Pourtant face au concert de M sur la plage le choix aurait pu être vite fait mais chez OSFUC, on est plutôt très content d’être allés voir Mobile Homes présenté à la Quinzaine des Réalisateurs. Premier long-métrage de Vladimir de Fontenay qui reprend là le scénario de son court-métrage du même titre.

Fuir ou s’installer ?

Ali et Evan sillonnent les routes entre les Etats-Unis et le Canade pour leurs différents petits trafics dans l’optique d’acheter une maison. Un couple dysfonctionnel dont le fils d’Ali est la première victime puisqu’il est régulièrement utilisé dans ces petites magouilles. A bout, Ali s’enfuit avec Bone pour essayer de se créer enfin une vie même si les décisions à venir risquent d’être compliquées.

Un drame familial confiné dans un van miteux avec pour seule idée celle du foyer. Evan se rattache à l’idée d’acheter une maison pour eux trois avec l’argent gagné de manière peu honnête tandis qu’Ali a une vision plus réaliste et donc plus pessimiste de la réalité. Après une énième frasque de la part de son petit-ami, elle s’enfuit et se retrouve dans un mobile-home qui au final représente peut-être toute ce qu’elle désire. S’ancrer verticalement dans la société avec une maison tout en gardant cete possibilité de fuir horizontalement comme elle l’a toujours fait avec Sean.

Une famille dysfonctionnelle qui malgré la violence s’aime et ne cherche qu’une chose : le bonheur. Dans une certaine mesure et dans la problématique engagée, ce film a des allures de Xavier Dolan? L’amour, la famille, le conflit mais surtout le portrait d’une mère, une mère perdue face à ses responsabilités de mère et qui tentera le tout pour le tout pour que son fils soit heureux malgré tout. L’esthétique du film rappelle également les films de Xavier Dola notamment avec ces gros plans au niveau du visage.

Avec un trio assez charismatique, le jeune Bone fait ses débuts au cinéma et quels débuts ! Drôle et touchant, cet enfant nous séduit d’un regard. D’ailleurs tout comme ses parents entre le charisme indéniable de Callum Turner et la beauté fragile d’Imogen Poots.

Mobile Homes est un joli bijou qui mérite d’y prêter attention malgré ses quelques imperfections mais une scène finale touchante et belle de simplicité. D’ailleurs la standing ovation reçue à la fin de la séance augure de belles choses pour ce film.

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