[CRITIQUE] K.O. : Un peu trop ambitieux ?

K.O. est clairement un film à risque. Antoine Leconte est à la tête d’une chaîne de télévision. Tyrannique avec ses employés mais également avec sa compagne jusqu’au jour où il se fait tirer dessus. A son réveil, plus rien n’est comme avant, toute sa vie a disparu en un claquement de doigt. Manipulation ? Conspiration ? Rêve ? Réalité ? Créateur de la série Les Revenants sur Canal +, Fabrice Robert aime jouer avec nos nerfs et ici c’est à nous de comprendre ce qui arrive à Antoine Leconte. Le mécanisme aurait pu fonctionner à merveille s’il ne se mettait pas à rouiller en cours de route, rendant le film un poil long et redondant.

Qu’a bien t-il pu arriver à Antoine Leconte ? Lui qui avait tout : la beauté, la célébrité, l’argent mais la cupidité et la soif de pouvoir l’ont rendu arrogant et froid envers ses employés mais aussi Solange, sa compagne. Une vie menée à cent à l’heure qui partira en vrille le jour où un de ses employés lui tire dessus. Il sort du coma mais sa vie n’a plus rien à voir avec celle d’avant. Qui est-il vraiment ? Est-ce que tout ceci ne serait qu’un plan savaient mis en place par ceux qui le détestaient ? A nous de deviner, sauf qu’on devine assez vite. Une fois l’intrigue mise en place, le réalisateur tourne un peu en rond. Toujours les mêmes faits et gestes, les mêmes problèmes sans jamais avancer. Les pièces du puzzle s’assemble (un peu trop) vite, résultat le spectateur comprend rapidement ce qui se trame derrière tout ça alors que ce genre de film devrait perdre autant le spectateur que le protagoniste.

Heureusement que le casting sauve la mise notamment la performance électrisante de Laurent Lafitte en patron totalement désabusé, se retrouvant à la place de ceux qu’il a persécuté, Chiara Mastroianni ou encore Pio Marmai dans un rôle aux antipodes de ce qu’on a l’habitude de voir. On appréciera aussi pleinement la beauté esthétique du film et sa fluidité dans l’image ainsi qu’une bande originale signée Jean-Benoît Dunckel complètement envoutante et offrant au film une dimension encore plus mystérieuse et oppressante.

K.O. était peut-être un film un petit peu trop ambitieux pour Fabrice Gobert qui n’arrive pas à faire décoller l’intrigue. Inégal dans son ensemble, K.O. n’est pas un film qui vous mettra à terre.

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