Critiques Deauville 2017

[DEAUVILLE 2017] Gook : La communauté asiatique à la loupe

Alerte au nouveau coup de coeur sur les planches de Deauville. Septième film présenté en compétition, Gook a ses chances de repartir avec quelque chose, du moins on l’espère. Conflits familiales sur fonds de tensions raciales rythment le film de Justin Chon et rappelle par moment dans son exercice de style un petit peu Juste la fin du monde. Une bien belle claque.

Eli et Daniel sont frères et tiennent une boutique de chaussures héritée de leur défunt père. Au coeur d’un quartier pauvre de Los Angeles, ces coréens ont bien du mal à s’intégrer dans ce quartier exclusivement noir. Appelé « gook », un surnom péjoratif désignant les coréens, ces deux frères sont constamment persécutés. Une enfant noire, Kamilla, est l’une des seules à les apprécier et à passer la plupart de son temps dans ce magasin de chaussures au lieu d’aller en cours. Petit à petit, on comprend qu’un drame relie ces deux familles dont celle de Kamilla tient Elie et Daniel pour responsable.

Tout commence à Los Angeles où, en 1992, les tensions raciales étaient à leur apogée après qu’un policier blanc ai été acquitté alors qu’il était accusé de violences contre un jeune noir. Des tensions qui ont mené à des émeutes erutrières même si ces incidents ne constituent que le backup de l’histoire.

Kamilla, cette lueur d’espoir

Justin Chon nous offre un film en noir et blanc (fait de plus en plus rare maintenant) pour nous montrer une société en perdition, un monde devenu triste où seule la loi du plus fort règle et où les gens tentes de s’en sortir comme ils peuvent. Mais parmi toute cette haine et cette violence qui sévit, la petite Kamilla est un rayon de soleil, une lueur d’espoir et peut-être d’ailleurs la seule pour Eli et Daniel.

A travers Gook, Justin Chon veut nous montrer à quel point les tensions raciales présentes autour de nous peuvent nous pousser à réaliser l’impensable mais surtout à nous faire perdre ceux qu’on aime le plus. Justin Chon endosse d’ailleurs le rôle de réalisateur mais aussi celui de l’acteur principal. Le trio de tête nous fait rire, pleurer mais aussi réfléchir. L’une des plus belles surprises de ce Festival avec une vraie maîtrise de l’exercice de style.

Et même s’il est loin d’être parfait, Justin Chon a au moins l’audace de porter sur grand la communauté asiatique et ses problèmes raciaux alors qu’elle est souvent que trop peu montrée.

Pas de sortie encore prévue

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