[CRITIQUE] Geostorm : Le bingo du bon film catastrophe

Ah les films catastrophes, niche perpétuellement florissante où les Etats-Unis semblent être les champions. Une année, un film où la fin du monde est proche. Blackstorm, San Andreas, The Wave… Autant de films aux scénarios plus catastrophiques les uns que les autres et pourtant tous identiques, à croire que l’originalité ne fait pas partie des plans de dame nature. Et avec le dernier né Geostorm, il est grand temps de remplir notre petit bingo du bon film catastrophe. 

Alors que faut-il pour réaliser une bonne fin du monde ? Tout d’abord un bon drama familiale. Typiquement l’homme qui a divorcé de sa femme et qui a un enfant. En plus dans Geostorm il est en froid avec son petit frère, parfait. Evidemment dame nature se rebelle à cause des humains. Ici, tout un réseau de satellites contrôlent la météo afin que rien ne vienne perturber la planète et ses petits habitants. Pas de bol, alors que tout allait bien, certains pays commencent à connaître des incidents sans précédent : une vague de froid meurtrière en Afghanistan, une soi-disant explosion des conduits de gaz à Hong-Kong… Tout ceci nous mène à un complot de grande envergure et qui faut-il pour déjouer tout ça ? Le héros, incarné par le charismatique Gerard Butler, qui va devoir se sacrifier pour sauver le monde, hop une nouvelle case de cochée. Pendant que Gerard Butler essaie de sauver le monde depuis l’espace, son frère incarné par Jim Sturgess (au passage totalement insupportable en cadet constamment en train de pleurer) essaie de lui prêter main forte sur terre ferme alors qu’ils ne peuvent plus se voir en peinture depuis trois ans ce qui nous entraîne vers… et oui évidemment LA réconciliation !

Et alors que tout espoir semble perdu, des secondes mains viennent aider nos deux protagonistes à venir à bout de la menace. D’autres seconds couteaux sont également présents pour mettre des bâtons dans les roues de nos héros sauf que dans Geostorm ça ne fonctionne pas, résultat on se retrouve embrouillé par une sorte de vengeance sans queue ni tête mais karma oblige, notre méchant ne résistera pas bien longtemps. Alors on en est où dans notre bingo ? Presque toutes les cases sont remplies !

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La menace est toute proche, le monde est sur le point de périr mais tout va bien, notre Gerard Butler est là pour nous sauver ce qui implique forcément son sacrifice pour sauver le reste de l’humanité. Et histoire de nous faire languir jusqu’au dernier moment, la catastrophe n’est stoppée qu’à la toute dernière seconde mais est-ce que le héros a survécu ? Je ne me permettrai pas de gâcher la surprise. Ah j’oubliais la dernière chose importante, il ne faudrait surtout pas oublier le cliché du petit garçon voulant à tout prix sauver son chien en pleine tempête dévastatrice histoire de nous faire lâcher notre petite larmichette.

Alors résumons tout ça : dame nature qui se rebelle, un héros qui se sacrifie pour sa patrie sur fond de drame familial pour découler sur une réconciliation en bonne et due forme, l’enfant et son chien, pleins de petites mains pour aider notre héros, du complot, de l’action et beaucoup d’effets spéciaux de plus ou moins bonne qualité. Tout ça pour quoi ? Pour nous dire de faire attention à notre planète. C’est du gros popcorn movie, c’est assez ridicule, mais c’est assez bon dans sa nullité bref, Geostorm est un bon nanar.

Geostorm de Dean Devlin, Etats-Unis, 2017, 1h49
Actuellement en salles

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