Critiques

[CRITIQUE] Un raccourci dans le temps : Un supplice dans le temps

À quelques semaines de la sortie du tant attendu Avengers Infinity War, Disney revient à quelque chose de plus « Disney » avec Un Raccourci dans le temps. Nouveau blockbuster qui profite des mouvements féministes et du succès mondial de Black Panther pour caracoler au box-office américain puisque à sa tête on y retrouve Ava Duvernay (Selma, Girls Trip) avec un joli budget de 100M de dollars pour adapter à l’écran le roman éponyme sorti en 1962. L’histoire d’une petite fille, son frère et son ami à travers l’univers pour retrouver le père, scientifique mondialement connu qui voulait se rapprocher de l’univers. A WRINKLE IN TIME

Meg Murry est une jeune collégienne surdouée – tout comme son petit frère Charles Wallace – mais qui n’est plus la même depuis la disparition soudaine et inexpliquée de son père. C’est aidée de trois guides qu’elle partira à la recherche de son père à travers des mondes encore inconnus. Tous les ingrédients étaient là pour faire de ce film quelque chose d’à peu près digne de ce nom entre la quête initiatique de Meg, le fantastique accompagnant ces univers qui seraient reliés entre eux et la touche pathos avec les retrouvailles avec son père. Sauf que dès le début tout sonne faux et incroyablement absurde.

Les évènements s’enchaînent sans que rien ne nous soit réellement expliqué – à croire que vous n’appelleriez pas la police si une bonne femme vêtue d’un drap blanc de la tête aux pieds rentrait chez vous tranquillement au beau milieu de la soirée – sans oublier la vacuité des dialogues et une oeuvre originale sacrifiée sur l’autel du blockbuster et de sa réalisatrice qui préfère s’amuser avec son budget mirobolant – surtout vu le résultat -, et comme s’i n’y avait déjà pas de direction scénaristique ils se sont dit qu’une direction artistique ne serait finalement pas utile non plus. Un Raccourci dans le temps est une ode aux fonds verts hideux et effets spéciaux plus ratés les uns que les autres – la géante Oprah Winfrey en tête de gondole -. Reste à sauver la jeune Storm Reid qui s’en sort pas trop mal et qui – comme le fait Black Panther en ce moment – met en avant la communauté afro-américaine à travers une jeune fille intelligente et déterminée – de quoi peut-être inspirer les plus jeunes qui iront le voir -.

Un Raccourci dans le temps est surtout, au vu du résultat, un raccourci dans l’histoire, dans son scénario et dans son budget – mais où diable sont allés ces 100M de dollars ? – alors que les idées sous-jacentes étaient bien là, actuelles et auraient pu servir le propos du film. Absolument artificiel et foireux, Un Raccourci dans le temps réussira à vous faire perdre votre temps plus qu’autre chose.

1,5 étoiles

Un Raccourci dans le temps d’Ava Duvernay. Avec Storm Reid… 1h50
Sortie le 14 mars

1 réflexion au sujet de “[CRITIQUE] Un raccourci dans le temps : Un supplice dans le temps”

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