[CANNES 2018] Egy Nap : Un jour sans fin

Après un court-métrage en 2010 et un documentaire en 2013, la réalisatrice hongroise Zsófia Szilágyi a fait ses premiers pas à Cannes à la Semaine de la critique avec son film Egy Nap – aka One Day ou encore Un Jour – ou une plongée au coeur de la vie d’une mère de famille au bord de la rupture entre des enfants – et donc toute la pléiades de soucis qui vont avec – à s’occuper et un mari aux abonnés – presque – absent. Se voulant « thriller conjugal » pour sa réalisatrice, One Day s’avère être surtout un jour sans fin.

Anne a ses journées bien remplies entre un bébé qu’elle doit garder, sa fille et son fils qui se chamaillent 24h/24, les cours de ballet, les cours de violoncelle, les tracas du quotidien et pour couronner le tout, son mari voit probablement quelqu’un d’autre – en outre son ancienne meilleure amie -. La goutte d’eau qui va faire exploser le vase est tout proche et la mère de famille totalement désemparée fait du mieux qu’elle peut pour s’accrocher… sauf qu’en attendant c’est nous qui décrochons. Ce thriller conjugal/film social, en plus de rien monter de nouveau, le fait extrêmement mal. Séquences de longueurs interminables, plans rapprochés pour bien accentuer la détresse de la mère, des gamins incontrôlables qui vous enlève toute envie d’en avoir un jour et des personnages aussi fades que le reste du film malgré quelques tentatives désespérées de filmer cette hystérie qui entoure Anna – tentatives qui s’avèrent parfois (mais rarement) fructueuse -. Manquant cruellement de rythme et absolument inégal dans sa forme, Egy Nap ne permet même pas au spectateur de ressentir ne serait-ce qu’un semblant d’empathie pour cette femme qui assume certainement le rôle le plus compliqué de cette société : celui d’être mère, celui de devoir être constamment sur tous les fronts sans jamais rien lâcher sous peine de voir une famille entière s’écrouler. La tension censée être crée par ce sens du devoir n’arrive jamais à son climax, nous laissant autant sur notre faim qu’à moitié somnolant.  

Sans révolutionner le genre, ni même lui donner un quelconque intérêt en tentant en vain une critique de la société et du cercle familiale, Zsófia Szilágyi n’élève pas son film plus haut que la montagne de vêtements sales traînant sur le canapé. 

1,5 étoiles

Egy Nap de Zsófia Szilágyi. Avec Zsófia Szamosi, Leo Füredi… 1h39
Prochainement

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