Cannes 2018, Critiques, Festivals

[CANNES 2018] Arctic : Températures minimales

Première Séance de minuit pour le 71e Festival de Cannes et qui de mien que le charismatique Mad Mikkelsen pour ouvrir le bal ? Avec Arctic, c’est également la première montée des marches pour Joe Penna qui réalise là son premier long-métrage. Un survival polaire minimaliste qui a au moins le chic de faire la belle part à l’acteur danois.

Des étendues de neige et de montagnes rocailleuses à n’en plus finir, un désert glacial et au milieu de ça un homme et une carcasse d’avion. La carrure emmitouflée de Mikkelsen semble s’être installé dans une certaine routine entre appels de détresse, ratissage de neige pour écrire SOS au sol et pêche au poisson grâce à un ingénieux système bricolé avec ce qu’il avait sous la main. En attendant les secours, il fait ce qu’il peut pour survivre dans cet environnement hostile jusqu’au moment où un hélicoptère s’écrase à son tour. A son bord deux personnes, l’une décède et l’autre est encore en vie bien qu’en sale état (Maria Thelma Smáradóttir). Bien décidé à la sauver elle aussi, Mikkelsen chamboule ses plans et sa routine bien installée pour se déplacer et partir en direction d’une station temporaire située à plusieurs jours de marche de là pour appeler à l’aide. Cependant Dame Nature reprend toujours ses droits, encore plus en ces terres arides et le chemin menant les deux survivants jusqu’à cette station va s’avérer bien plus périlleux que prévu entre météo capricieuse et prédateurs redoutables. 

Minimaliste jusque dans ses moindres détails – quasiment aucun dialogues -, Arctic nous fait immédiatement pensé à The Revenant avec DiCaprio mais ne vous y trompez pas les deux n’ont quasiment rien de commun. Ne vous attendez pas à de grandes envolées d’action – quand on vous dit que le film est minimaliste on ne plaisantait pas – et c’est bien là que le film coince. Joe Penna s’enfonce dans des facilités scénaristiques et clichés du genre à tout va sans jamais atteindre le climax tant attendu. Loin d’être totalement désagréable à regarder, Arctic peut surtout compter sur le phénoménal Mads Mikkelsen qui tire – au sens propre comme au sens figuré – le film à bout de bras, nous prouvant une nouvelle fois tout son génie et sa capacité à ne jouer qu’avec les yeux.

Arctic est loin d’être le film espéré, parsemé de défauts assez conséquents mais qui a le mérite d’être un sympathique film minimaliste qui compte surtout – beaucoup trop ? – sur le monstre sacré Mads Mikkelsen. 

2,5 étoiles

Arctic de Joe Penna. Avec Mads Mikkelsen, Maria Thelma Smáradóttir… 1h37
Sortie le 5 décembre

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