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[CANNES 2018] Fahrenheit 451 : Pas si chaud que ça

Troisième film présenté en Séance de minuit, Fahrenheit 451 de Ramin Bahrani (99 Homes) est l’adaptation télévisée – coucou HBO – du célèbre roman du même nom écrit par Ray Bradbury et publié en 1953. Dans une société dystopique où les livres et la lecture sont prohibés, les pompiers h’hésitent pas à les bruler et à condamner ceux qui se mettraient en travers du système. Sauf quand un de ces fameux pompiers commence à remettre en question le système mis en place, il devient rapidement la cible de son capitaine.

Pour la plupart fidèle au bouquin, le film se permet quelques petites entorses à la règle que ce soit avec la création des « Anguilles », ces ennemis du système ainsi que de l’apparition d’un mystérieux virus nommé OMNIS qui fait trembler les gouvernements. Essayant tant bien que mal de connecter le film à notre monde actuel – les lives où les passants dans la rue peuvent voir les pompiers brûler les livres et procéder à des arrestations tout ceci en pouvant commenter et en envoyant des petits smileys -, Fahrenheit 451 se perd petit à petit dans une intrigue qui prend l’eau. Alors que le célèbre pompier Guy Mortag remet en doute le système après avoir vu une femme s’immoler juste devant ses yeux et poussé par une informatrice prête à tout pour défendre l’existence des livres et du savoir, Guy devient hors la loi, se remémorant au passage petit à petit son enfance. 

Jamais trop d’action dans ce film qui a plus des allures et la carrure d’un téléfilm – peut-être pour ça que HBO l’a récupéré – au budget assez moyen (malgré quelques jolis plans et effets visuels plutôt réussis – qui patauge dans ses propres cendres pour un final assez plat. Reste la dynamique du duo Shannon/Jordan qui fait tout son charme tout comme la caution Sofia Boutella indéniable malgré son rôle assez minime. Et même si Michael B Jordan fait ce qu’il peut – merci le charisme du bonhomme qui transperce l’écran -, rien n’arrive à réchauffer ce film digne – finalement – d’une diffusion télévisée. 

2 étoiles

Fahrenheit 451 de Ramon Bahrani. Avec Michael B Jordan, Michael Shannon… 1h40
Diffusion télévisée 

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