Critiques

Upgrade : Kill mode on

Habitué aux rôles dans des films d’horreur – de qualité plus ou moins discutable -, Leigh Whannell s’attaque début octobre au revenge movie sur fond de science-fiction et de société robotisée pour son second passage derrière la caméra. Paralysé suite à une agression qui a coûté la vie à sa femme, Grey Trace teste un remède expérimental mise au point par un milliardaire. De nouveau en possession de ses capacités physiques, Grey se lance à la poursuite de ceux qui ont assassiné sa femme mais ce qu’il va découvrir au fil de son enquête va bien au-delà d’une simple agression lambda.

Dans un futur plus ou moins proche, les nouvelles technologies ont envahi notre quotidien jusqu’à en diriger les voitures permettant au conducteur de profiter de son trajet sans se soucier de rien. Grey Trace est de ces gars encore old school qui préfère s’occuper à réparer d’anciennes voitures tandis que sa femme Asha travaille pour une compagnie high-tech. Suite à un accident de voiture suivie d’une agression, Grey est paralysé et sa femme assassiné. Alors que plus rien n’a de sens pour lui, un petit génie de l’informatique – et de surcroît milliardaire – prénommé Eron lui propose de lui implanter dans le corps une nouvelle technologie censée lui permettre de remarcher. L’opération est un succès, voire plus puisque Grey développe une force et des réflexes surhumains grâce à Stem, ce logiciel implanté dans son corps et que lui seul peut entendre. À eux deux, ils partent retrouver ceux qui ont tué sa femme mais rien ne se passe comme prévu.

Habile mélange des genres, Upgrade évolue du drame, à l’actionner en passant par le buddy movie avant de vous infliger une droite dans ses dix dernières minutes et faire sombrer le film dans le thriller pur et dur. Vraie intelligence d’écriture dans le pouvoir que les nouvelles technologies peuvent prendre dans notre société, « Upgrade » a des airs – d’excellent – épisode de Black Mirror; aussi efficace que finalement anxiogène. Visuellement le film tire de temps à autre vers les meilleures graines d’un « John Wick » avec des bagarres chorégraphiées au millimètre près avec quelques petites escapades vers du « Blade Runner » tout en réussissant à rester implanter dans une société actuelle. Logan Marshall-Green tient le film a, bout de bras avec une performance à la fois sensible et solide. Whannell fait grimper le tension de son film petit a’ petit, emmenant autant le spectateur que le personnage principal sur de fausses pistes avant d’offrir un dernier quart d’heure absolument inoubliable qui ne demande plus qu’une suite – oui, oui on réclame un sequel à ce film -.

Avec « Upgrade », Leigh Whannell signe là une petite pépite. Véritable revenge movie hybride absolument explosif autant qu’il est angoissant, « Upgrade » s’sincrit dans le haut du panier du B-movie qu’on affectionne tant.

Upgrade de Leigh Whannelle. Avec Logan Marshall-Green, Betty Gabriel, Harrison Gilbertson… 1h40
Sortir le 3 octobre

1 réflexion au sujet de “Upgrade : Kill mode on”

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