Critiques

Le Grinch : Stink, Stank, Stunk

Dix-huit ans après la version de Ron Howard, le célébrissime grincheux Grinch est de retour mais cette fois-ci sous des traits animés afin de ravir les plus jeunes en cette jolie fin d’année. Reprenant les grandes lignes du succès de 2000, la version de Scott Mosier (à qui l’on doit notamment « Comme des bêtes ») et Yarrow Cheney prend cependant ses distances avec son aîné dans un traitement des fêtes de fin d’année sur le ton de la rigolade contrairement à Ron Howard qui a – tant bien que mal – essayé (?) de dénoncer l’aspect mercantile de Noël.

Les habitants de Chouville ne jurent que par Noël et encore plus cette année lorsqu’ils décident que Noël sera trois fois plus grand, plus imposant, plus bruyant. S’en est trop pour le Grinch perché dans les montagnes qui décide de mettre un terme à cette fête qu’il déteste plus que tout au monde. Il volera leur Noël en compagnie de son fidèle chien Max et d’un drôle de renne pour donner aux Chous une bonne leçon mais c’était sans compter sur l’intrépide Cindy Lou qui prépare tout un plan afin de capturer le Père Noël et lui toucher deux mots concernant ses cadeaux de Noël. 

Lorsqu’on revoit « Le Grinch » de Ron Howard, il est flagrant d’observer la ‘’critique’’ et l’aspect totalement mercantile que le Grinch dénonce lors d’un long monologue alors que le Maire et les Whos célèbrent Noël à travers cadeaux plus extravagants les uns que les autres et gavages intempestifs. Une critique qu’on aurait voulu à l’époque peut-être un peu plus poussée pour éviter de faire du film un simple Christmas movie kitsch au possible. Exit cette idée dans « Le Grinch » version 2018 qui préfère s’adresser forcément aux plus jeunes dans une version où le Grinch déteste Noël non pas à cause de ses camarades de classe moqueurs mais du fait qu’il est orphelin et n’a jamais fêté Noël tout simplement, moins d’interactions se créent entre le Grinch et Cindy Lou qui, à contrario de la Cindy Lou de 2000, est beaucoup plus intrépide et indépendante. Beaucoup de scènes du film original se retrouvent dans le film d’animation jusqu’à son esthétique entre la haute montagne refuge de la créature ou la ville tout droit sortie d’une boule à neige aussi kitsch que délicieux. Chose marrante à noter, cette fois-ci Cindy Lou fait partie d’une famille monoparentale avec ses deux frères et sa mère absolument débordée par la situation, ce qui va d’ailleurs pousser la petite à kidnapper le Père Noël pour lui demander un cadeau bien spécial.

« Le Grinch » 2018 aborde finalement bien moins l’aspect social (le rejet de la différence) pour célébrer le pur esprit de Noël et d’amour à l’approche des fêtes de fin d’année. Un joli conte pour les plus jeunes, déjà un peu plus vu et revu pour les plus grands mais la magie de l’animation arrive à faire son effet et le film a au moins la qualité d’assumer à 100% son côté humoristique là où le film de 2000 n’a jamais trop su où se placer (pour au final atterri dans la catégorie film de Noël kitsch – mais non moins sympathique pour autant -). 

Le Grinch de Scott Mossier et Yarrow Cheney. Avec la voix de Laurent Lafitte. 1h30
Sortie le 28 novembre

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