Critique écrite par une femme

« Tient ses promesses », « Vraiment pas mal », « Je ne peux plus m’en passer », « 100% d’origine naturelle »… Ah, on me dit dans l’oreillette que ce sont des avis laissés sur le shampoing Timotei Pure autant pour moi. D’ailleurs, pensez-vous que Timothée Chalamet utilise ce shampoing régulièrement ? Vu la qualité de sa fibre capillaire nous sommes en droit de nous demander et nous réclamons même des réponses ! 

J’ai oublié de parler de « Lady Bird » mais évidemment le film ne serait rien sans sa fabuleuse fibre capillaire

Sous le soleil italien de « Call me by your name », les traits angéliques du jeune acteur se dessinaient sous nos yeux. Une délicieuse odeur de pêche enivrait nos narines tandis que nous tombions sous le charme de ce qu’on pourrait appeler « une gueule d’ange ». Un gros plan, une main qui se glisse dans ses bouclettes brunes, presque noires, et voilà, Timothée Chalamet est l’homme de la situation, celui qu’on adule toutes. Il est à l’affiche d’un nouveau film qui n’a même pas de date de sortie en France ? Qu’à cela ne tienne, on va le télécharger et crier sur tous les toits qu’il est génial. Il est sur un nouveau projet ? Évidemment que ce projet sera réussi puisqu’il en fait partie. Un nouveau film sort dans quelques semaines ? On va tout faire pour le voir avant tout le monde et c’est ce que j’ai fait. Sans oublier l’option « Je bombarde Twitter avec des photos et des gifs de lui pour bien faire comprendre qu’il est beau, qu’on l’aime beaucoup et qu’il fait forcément des bons films parce que nous qui faisons partie de l’espèce féminine, nous sommes dans l’incapacité la plus totale de connecter nos deux seules neurones pour analyser objectivement un film ». Quoi ? Comment ça une critique n’est jamais totalement objective ? C’est ce qu’on appelle dans le milieu cinématographique un sacré plot twist tiens.

Le 6 février prochain, « My Beautiful Boy » sort en salles. L’indétrônable Steve Carell qui, soyons réalistes, ne nous intéresse point parce qu’on ne lui tweetera jamais un « Daddy » comme on pourrait le faire avec Jeff Goldblum tient le rôle principal mais celui qui nous intéresse, CELUI POUR LEQUEL NOUS ALLONS ACCOURIR LORSQUE LE FILM SERA EN SALLES, c’est bel et bien Timothée Chalamet. Tiens d’ailleurs moi qui l’ai vu en projection presse (#chanceuse), la première chose qui m’a frappé – outre l’aura éblouissante de Timothée « Amazing » « Beautiful » « Talented » Chalamet – c’est bel et bien la qualité capillaire de ce jeune homme. Ce qui m’a sauté aux yeux ? Ses cheveux qui ont poussé depuis « Call me by your name ». Une nouvelle coupe un peu plus négligée qui lui va à ravir je dois avouer. Lui créant ainsi un côté beaucoup plus sauvage, plus rebelle, tout ce qu’une femme aime quoi. Un passage absolument bouleversant, lorsqu’il traverse le parc sur son skate, le soleil vient frapper et redessiner ses magnifiques traits, sa chevelure se pare d’une couleur tirant vers le marron chocolat (désolé je ne suis pas spécialiste coloriste donc je me base sur ce que je connais, et le chocolat je connais bien) et, petit détail rendant le tout parfait, cette petite brise d’air qui s’engouffre dans ses bouclettes pour les faire légèrement virevolter sans jamais tomber dans l’excès. Oui car tout est bien dosé dans le film entre les gros plans sur son visage parfait, des plans plus larges pour admirer son style vestimentaire et sa démarche tellement assurée qu’elle en ferait chavirer plus d’une.

Mais regardez l’aérodynamisme de ces cheveux mon dieu

Si j’avais eu l’occasion de l’interviewer (en plus du selfie obligatoire que je lui aurais demandé et que j’aurais évidemment posté sur Facebook, Twitter, Instagram, story Instagram et Snapchat), la première chose que je lui aurais demandé : sa routine capillaire ! Le monde veut connaître le secret de ces boucles soyeuses, aussi brillantes qu’un morceau de beurre en train de fondre dans une poêle, aussi sombres que l’aigle noir de Barbara, aussi robustes et rebondies qu’un cheesecake japonais et qui sentent l’éclosion de la plus belle des fleurs de ce monde (je ne sais pas laquelle mais imaginez que vous rentrez à Truffaut, je suis sûre que ça a la même odeur). Moi, femme et fan que je suis, je me retiendrais pour glisser mes doigts dans cette crinière de mâle mais je lui dirais avant tout à quel point « My Beautiful Boy » est un film incroyable car je n’aurais eu de yeux que pour lui.

Ça y est, vous êtes convaincus ? Ça me parait flagrant. Nous sommes incapable de juger un film lorsqu’un acteur qu’on apprécie est dedans car nos hormones dictent nos pensées c’est bien connu. Pourquoi nous retournons voir 10, 20, 30 fois un même film ? Pour son acteur principal évidemment. Sinon, vous avez déjà essayé de poser cette question à un homme ? Bah non, que c’est bizarre. M’enfin, breaking news, le sexisme n’a jamais vraiment disparu (si, si je vous jure). Est-ce qu’on aime aller voir un film pour son acteur ou son actrice ? Oui. Est-ce mal ? Certainement pas, le cinéma reste un divertissement. Est-ce mal d’utiliser cet argument contre les femmes ? Allez crions tous en coeur : OUI. Car, fait incroyable, mais aimer un acteur d’un film ne veut pas dire qu’on trouvera le film bon. Je vous jure on a encore un peu de jugeote même si certains ont du mal à le croire.

Donc s’il-vous-plaît, arrêtez de rabaisser notre passion au simple fait d’apprécier un acteur ce qui, indubitablement, nous fait perdre toute objectivité.

Cordialement.

(P.S : « My Beautiful Boy » est un bon film mais ça une autre rédactrice s’en chargera de vous l’expliquer sans faire allusion aux cheveux de Timothée promis)

Cette photo résume assez bien la situation

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