The Place : Il n’y a pas de choix, il y a des rencontres

Même si son nom vous est totalement inconnu en France, Paolo Genovese est un réalisateur chevronné. Son cinquième long-métrage « The place » – premier à sortir en France – arrive en salles dès ce 30 janvier avec un postulat finalement assez simple : que seriez-vous prêts à faire pour exaucer vos veux ? Un huit-clos psychologique qui questionne l’humain dans ce qu’il a de plus perfide.

Le café « The Place », un individu assis à la même table jour et nuit. Dix hommes et femmes vont défiler à tour de rôle. Leur point commun ? Ils ont chacun un voeu à exaucer et il semblerait que ce mystérieux individu soit capable de le réaliser en échange d’un défi. Adapté de la série télévisée britannique « The Booth at the end », le film de Paolo Genovese réussit le pari de faire tenir plus d’1h30 de film dans un même lieu avec pour ainsi dire aucune action, simplement des dialogues et c’est là que la magie opère. Installant finalement assez rapidement ses enjeux, les récits s’étalent devant nos yeux – nous laissant librement le luxe d’imaginer ces dites situations que les protagonistes vivent que ce soit la femme battue ou celle qui prépare une bombe -. Sans être moralisateur, l’on comprend assez rapidement l’enjeu de tout ce film, celui de se remettre nous-même en question et de nous mettre à la place de ces personnages. Jusqu’où serions-nous capable d’aller pour exaucer nos voeux ? Les demandes de cet individu sont-elles vraiment irrationnelles ? Lorsqu’un père demande à sauver son fils d’un cancer et qu’on lui dit que ce ne sera possible seulement s’il tue une petite fille, est-ce si illogique que ça ? 

Croyant ou non, philosophe ou non, pragmatique ou non, Paolo Genovese nous offre un matériel qui nous pousse à la réflexion constante et malgré quelques redondances qui peuvent subvenir, « The Place » est aussi intelligent que tendu lorsque les destins de ces dix personnes s’entremêlent plus ou moins. Le film ne nous apporte pas de réponse, encore moins sur l’identité de cet homme. Un dieu ? Le diable ? Notre conscience ? Allez savoir mais en tout cas une chose est sûre, on attend avec impatience d’autres films de ce réalisateur.

The Place de Paolo Genovese. Avec Valerio Mastandrea, Marco Giallini, Alba Rohrwacher… 1h45
Sortie le 30 janvier

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