Alex, le destin d’un roi : Chevaliers miniatures

La légende du roi Arthur est un puit sans fond pour l’industrie cinématographique qui prend un malin plaisir à nous l’adapter régulièrement. La dernière en date est signée Guy Ritchie avec Charlie Hunnam en tête d’affiche, Le Roi Arthur : La légende d’Excalibur, un solide film d’action où la patte Guy Ritchie se faisait encore sentir (pas comme dans un certain Aladdin qui sortira prochainement hum). Cette année c’est au tour de Joe Cornish de s’attaquer à la légende dans un conte fun, épique et généreux.

C’est en 2011 que Joe Cornish se fait connaître avec le très sympathique Attack the block qui témoignait déjà d’une certaine générosité dans le cinéma du bonhomme. Et c’est cette même générosité qu’on retrouve aujourd’hui dans Alex, le destin d’un roi. Découverte par hasard dans un chantier, Alex est désormais le détenteur de la mythique épée d’Excalibur mais comme dirait l’oncle de Peter Parker (oui nous on aime faire des crossovers dans nos critiques) : « Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités ». Et en effet, maintenant qu’Excalibur est revenue, la demie-soeur Morgane est également de retour. Nourrie des affres de la Terre, elle n’attend plus que son heure pour déchaîner son armée sur Terre. À tout juste 12 ans, Ale va devoir former son équipe pour contrer Morgane, toujours aidé par Merlin l’enchanteur qui a quelque peu rajeuni pour l’occasion.

Même si le film prend quelques libertés avec la légende, c’est pour mieux servir le propos du film. Loin d’être le film enfantin qu’il peut laisser présager, il s’adresse évidemment en priorité aux jeunes mais avec un message assez mature et intelligent sur leurs forces, la passation de pouvoir entre générations et la façon qu’ils auront à gérer un monde qui va de plus en plus mal sans oublier les fameuses notions d’amitié et de solidarité. Le film ne cède ainsi donc jamais à la facilité et outre le fait de réussir à divertir les plus jeunes, il réussit à s’adresser également à un public adulte grâce à une générosité visuelle qui n’a finalement rien à envier aux gros blockbusters actuels. De bonne facture, Alex le destin d’un roi reste convaincant même si tout n’est pas parfait.

Patrick Stewart en roue libre et avec un t-shirt de Led Zeepelin je vous jure ça vaut le coup d’oeil

On regrette notamment des personnages peu développés même si le sujet du film n’est pas là et quelques temps morts par ci par là. Cependant, le film tient la route grâce à un casting absolument explosif et engagé. En tête d’affiche Louis Serkis (oui le fils d’Andy Serkis, même sans le nom de famille ça se voit directement au faciès) au jeu déjà bien solide. Le tout accompagné de seconds couteaux de choix aussi drôles qu’attachants et un Merlin l’enchanteur délicieux que ce soit dans sa version jeune (Angus Imrie aux mimiques hilarantes) ou sa version adulte (Patrick Stewart qui a l’air de prendre son pied comme jamais).

Divertissement de bonne facture, Alex, le destin d’un roi est un joli film qui s’adressera forcément aux plus jeunes mais que les adultes se rassurent, ils seront loin de bouder leur plaisir.

Alex, le destin d’un roi de Joe Cornish. Avec Louis Serkis, Tom Taylor, Rebecca Ferguson… 2h
Sortie le 10 avril


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