Les Crevettes Pailletées : Entretien avec Alban Lenoir

Nous sommes enfin le mercredi 8 mai. Après des semaines d’attente, l’un des meilleurs films de l’année Les Crevettes Pailletées sort enfin dans toutes les salles françaises. On a cessé de vous répéter notre amour pour le film ici et c’est avec Alban Lenoir qu’on conclu cette très jolie série d’interviews réalisées dans le cadre de la promo du film. Avec toute cette lecture vous êtes désormais obligé.e.s d’aller voir et soutenir ce film car c’est feel-good, c’est drôle et Dieu sait qu’on a besoin de ce genre de petites pépites dans le paysage français.

Un mot pour décrire Les Crevettes Pailletées ?

Alban : Liberté.

Quelle a été votre première réaction quand vous avez reçu le scénario ?

A : On se dit d’abord qu’il va falloir lire le scénario pour voir si tout ceci est cohérent pour ne pas tomber dans un truc déjà-vu. Puis après avoir lu le scénario j’ai tout de suite adoré le fait que tous les personnages soient bien traités, qu’ils aient chacun leur parcours et leur vision des choses et de la vie. Moi je ne me base pas sur un pitch mais sur le scénario, je l’ai lu, je l’ai aimé, j’ai aimé mon personnage…

Et surtout c’est pas commun.

A : Oui déjà à la base tu te dis que c’est clairement pas commun comme histoire. Tout ce que dégage le film est intéressant et surprenant.

On en a parlé avec la plupart des acteurs, ces fameux entraînements de water-polo.

A : Ah oui !

Alors comment c’était ?

A : À votre avis ? Un enfer. C’est le sport le plus intense que j’ai jamais pratiqué. 

Qu’est-ce que c’est de travailler avec à neuf acteurs et deux réalisateurs ?

A : Et bien ça s’est plutôt très bien passé. La hantise de tout le monde était un peu de savoir gérer les égos mais justement tout ceci a vite été nettoyé grâce aux entraînements. On est tous en maillot de bain, on est tous gelés et on est tous crevés donc ça créer très vite une cohésion d’équipe ! Pour le coup toutes les hantises qu’on pouvait avoir avec ce genre de projet ne se sont pas produites que ce soit dans la direction même s’ils nous donnaient pas toujours les mêmes consignes, mais c’est arrivé que rarement.

On a pas l’habitude de vous voir dans des comédies. Récemment vous étiez à l’affiche de L’intervention, Gueule d’Ange et même dans Mauvaises Herbes vous jouiez le méchant. Est-ce qu’on vous propose que peu de comédies ?

A : Alors non, on me propose beaucoup de mauvaises comédies surtout.

On en discutait avec Cédric Le Gallo sur le fait que le problème des comédies aujourd’hui est qu’elle se moque de quelqu’un au lieu de se moquer avec comme le fait Les Crevettes Pailletées. Est-ce que c’est ce genre de scénarios que vous receviez et c’est pour ça que vous les avez refusé ?

A : Oui en partie. Bon il n’y avait pas que ça parfois le scénario était juste mauvais. Il est vrai par contre que je vais toujours voir les films que je refuse avec une petite appréhension… mais 99% du temps je suis rassuré et je me dis que j’ai fait le bon choix donc tout va bien !

Le travail des personnages est ce qu’il y a de plus intéressant et de réussi dans le film. Vous avez travaillé le scénario en amont, est-ce que vous avez fait des modifications concernant votre personnage ?

A : Au début j’avais apporté un côté très sombre à Jean mon personnage et c’est quelque chose que Cédric a tout de suite cassé en me donnant sa vision du personnage. Il voulait quelqu’un de souriant, de solaire, il me répétait tout le temps « Happy face Alban ! » et moi j’étais là à rechigner mais quand j’ai vu le film j’ai compris qu’il avait raison depuis le début car ça n’enlève en rien la souffrance de Jean. 

L’aventure des Crevettes Pailletées devait être incroyable à vivre. En plus du tournage qui avait l’air dingue, l’aventure se continue encore maintenant vous êtes en promo depuis deux mois et on sent que cette amitié qui était à l’écran est bien réelle.

A : Je suis un petit peu spécial à ce sujet-là. Pour moi quand je suis en tournage je suis à fond puis quand c’est fini, j’ai tendance à passer à autre chose pour me concentrer ensuite sur un autre tournage même si tout revient forcément pendant la période de promo. Ce qui est dingue par contre c’est qu’on se tient tous au courant, on a un groupe WhatsApp où s’envoie des conneries et ça c’est assez rare qu’après le tournage on garde tous contact de cette façon. Le film est vraiment à part sur ce point de vue là.

La portée du film est universelle. Elle va au-delà de la communauté LGBT.

A : Totalement. C’est-à-dire que les problèmes que rencontrent les personnages du film pourraient très bien s’appliquer à n’importe quel personnage qu’il soit homosexuel ou hétérosexuel. Quand je pense à Michaël Abiteboul qui joue le rôle de Cédric, son personnage est tout simplement un père de famille qui a les mêmes problèmes s’il avait été avec une femme ou un homme. Tout le monde peut s’identifier tout comme l’intolérance qui est aussi présente dans le groupe.

S’il fallait retenir un souvenir de cette aventure ?

A: Oh il y en a tellement…

Tout le monde m’a donné son meilleur souvenir alors peut-être vous pourriez donner votre pire souvenir ?

A : Le pire c’était la flotte. À Mulhouse l’eau était gelée c’était un enfer. Mes hantises sont l’eau et le froid alors autant vous dire que là c’était le combo perdant !

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