[ANNECY 2019] Playmobil, le film : En avant le désarroi

Pour être tout à fait honnête, on avait quand même de sérieux doutes lorsqu’on a appris que c’était le film Playmobil qui faisait l’ouverture du Festival d’Annecy. Connaissant la qualité de ce Festival, le film Playmobil n’avait rien qui donnait vraiment envie. Mais qu’à cela ne tienne, on lui a laissé sa chance. Après tout peut-être qu’il allait nous surprendre et être à la hauteur d’un Lego Movie. Que nenni, ce n’est même pas le déception à ce niveau-là, c’est du facepalm puissance 1000.

Il y a tellement de choses à dire sur ce film qu’honnêtement je ne sais même pas par où commencer…

Ah si, c’est en partie un musical. Vous vous y attendiez pas à celle-là hein ? Non pas une chanson de temps en temps comme nous a pondu Lego mais bel et bien un numéro musical pour chaque personnage. Vous trouvez ça angoissant ? Et bien ce n’est que le début. Ce scénario sorti de nulle part et pondu sur un post-it est honteux. Que ce soit la présentation du monde Playmobil (qui n’en est pas une et qui n’a ni queue ni tête), que les enjeux dignes d’une drama familial diffusé sur TF1 en fin d’après-midi ou encore les arcs narratifs des personnages principaux inexistants et balayés à coup de Swiffer pour laisser plus de place aux rôles secondaires (qui sont d’ailleurs quasiment plus intéressants que les rôles principaux), le film ne fonctionne absolument pas. Reste certains moments plutôt drôles et sympathiques dont tout le film conducteur de Rex Dasher, sorte de James Bond plastifié, et certaines blagues plutôt bien amenées, le film ne raconte rien, pire que ça il est juste très long à subir. C’est sans fin et c’est probablement l’heure quarante la plus longue qui m’ai été donné de vivre.

Mon incompréhension face à ce film en une image

Et par dessus le marché, l’animation ne fonctionne pas non plus. Alors déjà que leur scénario se casse la gueule au bout de cinq minutes de film, c’est l’animation qui passe également à la trappe. Là où Lego Movie fonctionnait, c’était que le matériel d’origine était respecté, le film jouait avec les Lego et ses possibilités infinies sans oublier comment fonctionnait un Lego et adaptant ainsi son animation pour garder son côté authentique. Dans Playmobil, à part les premières secondes où là aussi l’animation était au service du Playmobil et de sa manière de fonctionne, le tout est rapidement oublié pour devenir un film d’animation lambda. Oublié les bras et les jambes articulées et ce côté saccadé qui avait un énorme potentiel comique (en témoigne la première scène avec Marla en Playmobil absolument hilarante), le Playmobil est désormais au service de l’animation. On se retrouve avec un film d’animation sans saveur, des personnages animés qui ont la forme d’un Playmobil mais qui n’en ont pas l’essence. Sans compté le côté du film très genré – les Playmobil sont d’ailleurs toujours autant très genrés – même s’il tente quelques folies qui revient toujours aux princesses pour les filles et guerriers pour les garçons. So 2000… Et comme si le film ne nous avait pas assez achevé, ces interludes musicales sans intérêts et plus énervantes les unes que les autres.

Les plus jeunes seront ravis de voir leurs Playmobils s’animer sous leurs yeux, les plus grands s’enfonceront probablement dans leur siège au fur et à mesure du film. Playmobil, en avant les histoires… (et bonne chance surtout).

Playmobil, le film de Dino DiSalvo. Avec les voix de Kad Merad, Franck Dubosc… 1h40
Sortie le 7 août

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