[ANNECY 2019] White Snake : Sans queue ni tête

La légende chinoise du Serpent Blanc est probablement l’une des plus connues, des plus répandues et surtout l’une des plus illustrées au cinéma. D’ailleurs parallèlement à White Snake présenté en compétition, Annecy propose dans sa section Classics de revoir Le Serpent Blanc, premier long-métrage en couleur réalisé au Japon. En attendant on revient à la compétition donc avec le tout premier film d’Amp Wong et Ji Zhao, relecture de la célèbre légende. Un premier film certes esthétiquement soigné mais qui pêche énormément sur son scénario fouillis.

Chasseur de serpent, Xuan sauve une jeune femme prénommée Blanca. Échouée après avoir dérivé dans la mer, Blanca a perdu la mémoire. À eux deux, ils vont tout faire pour découvrir son identité sans savoir que de nombreux dangers rôdent et que la jeune femme est loin d’être celle qu’elle pense. 

Nos premières craintes avant de voir le film était les techniques d’animations utilisées ici. En effet, l’animation 3D peut sembler contraire à l’idée traditionnelle qui se dégage de cette légendaire histoire. Pourtant le film se sert à merveille de ce médium pour nous offrir une modernité rafraichissante avec de vrais moments intéressants et sublimes. Le travail des personnages, des serpents et le sens du détail est plutôt impressionnant. Malheureusement cela ne suffit pas à sauver un film donc le scénario part dans tous les sens. À croire qu’ils ont mis toutes les idées qu’ils avaient sans faire le tri auparavant. 

Outre une sexualisation assez importante (pas forcément nécessaire mais non pas inintéressante malgré tout), le film se permet des envolées humoristiques qui viennent casser le rythme du film. Prises indépendamment, ces scènes sont très marrantes mais ne fonctionnent absolument pas avec le reste du film et notamment cette scène totalement absurde où pour devenir un démon, on lui annonce qu’il doit y laisser quelque chose avec la caméra qui fait un gros plan sur son entrejambe (POURQUOI ?), quelques secondes après il se réveille avec son chien en pleine forêt. Premier réflexe ? Regarder avec son chien dans son caleçon si tout est toujours là (POURQUOI BIS ?).

White Snake avait toutes les armes pour nous offrir une relecture moderne de la légende du serpent blanc mais au lieu de ça, on se retrouve avec un film qui se perd dans des digressions inutiles malgré un vrai et beau travail sur l’esthétique 3D. Grosse déception.

White Snake d’Amp Wong et Ji Zhao. Avec les voix de Zhe Zhang… 1h38
Prochainement

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