[PIFFF 2019] Bullets Of Justice : du cul, du fion, un nain (et c’est tout)

La séance de minuit du samedi soir au PIFFF, c’est toujours la garantie d’un film à la qualité aléatoire, au caractère souvent douteux, dont on ne boude jamais le plaisir. L’année dernière, on se régalait avec l’épisode de Puppet Master revisité par S. Craig Zahler, cette fois direction le Kazakhstan et la Bulgarie pour un film de guerre apocalyptique contre des cochons mutants

Bullets Of Justice a tout du faux nanar assumé : acteurs à la ramasse, effets de caméra ultra cheaps, musique aux fraises, budget dont on ressent constamment la petitesse (les passages en jet packs et en hélicoptères en témoignent ici), rien ne va, mais ça devrait passer, vu que c’est fait exprès. Sauf qu’à l’instar des insupportables Sharknado et consorts, ça ne passe pas vraiment. Une fois tous les éléments amusants du film exposés, ce dernier les fait tourner en boucle, et ennuie rapidement. Ce qui aurait pu avoir un effet shot d’adrénaline sur un format court (Kung Fury) ne parvient pas à tenir la longueur, et l’heure et quart semble interminable.

Benedict Asshole et sa couillo-mentonie, grand rôle de composition

Alors on rigole devant les scènes de cul improbables, les dialogues pathétiques – dont le monologue de Dany Trejo, déplacé uniquement pour gueuler « Ne gâche pas ta vie pour une chatte » ou « La vie c’est de la merde » -, le fait qu’un des antagonistes s’appelle Bénédicte Fion, ait un anus à la place de la bouche et parle en faisant des bruits de pets, devant le nain qui sort du jet pack…. Tout ça, la première fois, avant de se sentir méchamment biaisé par une promesse d’éclate absolue qui s’est épuisée au bout des dix premières minutes

On passe malgré tout un bon moment en cela que l’on rit du film, mais jamais avec lui. Rire des clichés est toujours un plaisir lorsqu’il sont bien tournés, non quand ils sont volontairement mauvais et appuyés jusqu’à la dégueule. Bullets Of Justice nous a été vendu comme le fier héritage d’un humour à la South Park. Soyons sérieux deux minutes, on est bien loin du génie toujours brillant et pertinent de Trey Parker et Matt Stone.

Bullets Of Justice, de Valeri Milev. Avec Doroteya Toleva, Timur Turisbekov, Dany Trejo…1h16

Pas de sortie prévue pour l’instant.

Une réflexion sur “[PIFFF 2019] Bullets Of Justice : du cul, du fion, un nain (et c’est tout)

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s