[PIFFF 2019] Why Don’t You Just Die, vengeance en famille

Ah, la Russie… La vodka, la violence gratuite, la folie ambiante….Comment ça, on dirait un tableau des clichés ? À partir du moment où Why Don’t You Just Die, venu tout droit de la Mère-Patrie, fonce droit dedans, on considère qu’on a le droit, non ? En tout cas, dans le genre inhérent à ces mêmes clichés, le PIFFF est l’endroit nommé pour s’y diffuser.

Comme pitch, on peut difficilement faire plus simple. Matvey vient de rencontrer son beau-père, mais planque un marteau dans son dos. Une fois que ce dernier remarque l’arme, les deux se mettent méchamment sur la gueule. Petite séance d’explications, où Matvey explique qu’il est là pour venger Olya, lui ayant parlé des sévices sexuels de son père, et c’est reparti pour un tour. Quelques moments de scénario à l’aide de saynètes. Un nom apparaît, d’un personnage présent ou non dans la pièce, on voit une ou plusieurs séquences expliquant les motivations de ce dernier, et on revient à l’action principale. Point de film choral, mais un ensemble de points de vues qui servent d’ancrage narratif, aussi léger soit-il, pour justifier et servir de prétexte à la grosse bastonnade.

Une bastonnade ludique à souhait, Kirill Sokolov transformant la moindre partie de l’appartement en arme à part entière, chacune permettant aux deux combattant de renverser constamment leur position avantageuse. On décroche la télé cathodique du mur pour l’éclater sur la tête de son adversaire ? Il aurait fallu la débrancher, le câble faisant basculer l’équilibre dans l’autre sens. La caméra joue de ses allers-retours, tentant tous les angles possibles pour que le ring réduit nous apparaisse toujours sous un nouvel angle. L’autre aspect sur lequel le récit appuie ses effets comiques réside en l’incapacité totale de Matvey…de crever. On aura beau lui éclater, comme cité précédemment, une télévision sur la gueule, le poignarder à plusieurs reprises, lui foutre une bastos dans le caisson, le gars est increvable et se relève toujours pour un nouveau round.

Chaque moment de répit (généralement ceux où Matvey tombe dans l’inconscience avant de revenir à l’affront) apporte un nouvel élément scénaristique, permettant de ne jamais tomber dans l’ennui. Sans aller chercher bien loin, Why Don’t You Just Die est une pépite du genre, un moment sous adrénaline dont on ne peut décrocher et qui tient toutes ses promesses de barbarisme et de divertissement violent.

Why Don’t You Just Die, de Kirill Sokolov. Avec Aleksandr Kuznetsov, Vitaliy Khaev, Evgeniya Kregzhde…1h39
Pas de sortie prévue pour l’instant.

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