Notre dame : … de la loufoquerie

En ce début de nouvelle ère, il est bon de passer le cap du gros blockbuster (coucou Maître Yoda !) et de prendre une bonne dose de drôlerie boboïsante intergalactique… car oui, nous allons vous parler de Notre dame de Valérie Donzelli. La comédienne et réalisatrice revient sur le grand écran avec une comédie romantique et merveilleuse.

Maman, pourquoi c’est les femmes qui font tout ?

Maud, la quarantaine, est architecte. Parisienne, l’héroïne se noie dans un quotidien rythmé par les allers-retours de son ex (Thomas Scimeca), les questions existentielles de sa fille Françoise, la puberté de son fils Vincent et les sautes d’humeur de son insupportable patron (Samir Guesmi). Un soir (que nous qualifierons très justement de « merveilleux »), Maud reconstruit la maquette d’une aire de jeu. Plus tard, la jeune femme apprend qu’elle a remporté le concours lancé par la Mairie de Paris pour rénover le parvis de Notre-Damesans y avoir participé.

Comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, Maud est enceinte de son petit dernier (dont le père n’est autre que celui des deux autres) et retrouve le bien nommé Bacchus Renard (Pierre Deladonchamps), un amour de jeunesse qu’elle n’a semble-t-il jamais vraiment oublié…

Clins d’œil et fantaisie

De malentendus en péripéties, on s’amuse avec toute la tribu de personnages impeccablement orchestrés : le collègue de travail bonne patte (Bouli Lanners), la sœur gynéco de bon conseil (Virginie Ledoyen), l’avocate incroyablement maniérée, la maire de Paris déjantée parfaitement tenue par Isabelle Candelier et son fidèle conseiller (Philippe Katerine). La réalisatrice s’amuse de la morosité parisienne et désamorce les clichés en accusant les ressemblances fortuites.

Loin de la monotone chanson « métro, boulot, dodo » illustrée cette année par Cédric Klapisch dans Deux moi, Valérie Donzelli nous entraîne dans un Paris de rêve, ou plutôt dans un univers parallèle, filmant avec autant de bizarreries que de justesse les fragments d’une vie pétillante et perturbée par des événements inattendus. Pour les cinéphiles, c’est avec une petite pointe d’exaltation que l’on remarque des clins d’œil au Septième Art, du cinéma de Rohmer (le prénom de Maud en dit long sur la trame romanesque) à celui de Spielberg (le vélo qui s’envole…), naturellement, en passant peut-être par celui de Demy pour la chansonnette et les plans chorégraphiés.

Ainsi, Valérie Donzelli rend le dernier hommage annuel à Notre dame, bienveillante mère et ambassadrice des vies romanesques éternellement filmées.

Notre dame de Valérie Donzelli. Avec Valérie Donzelli, Pierre Deladonchamps, Bouli Lanners… 1h29.
Sortie le 18 décembre 2019

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