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Kiki La Petite Sorcière : J’ai bien aimé

Toujours dans notre rétrospective Ghibli (qui à ce rythme ne sera pas terminée à la fin de l’année, on espère vivement que Netflix en garde les droits un bon moment sinon vous on vous en suscitera l’envie quand ils ne seront plus disponibles), et toujours dans le cadre des œuvres de ce cher Hayao Miyazaki, nouvelle capsule de douceur avec Kiki La Petite Sorcière. À l’instar de Mon Voisin Totoro, le film est axé vers les tou·tes petit·es, mais les plus grand·es peuvent également tomber sous ce charme sans failles.

Comme toutes les jeunes sorcières, Kiki a atteint l’âge où il est temps de quitter le foyer et d’aller trouver sa place dans une ville de son choix n’ayant pas en son sein une autre nécromancienne. Elle part, en compagnie de son chat Jiji, débuter sa vie de sorcière active, dont le but premier est de venir en aide, ou de rendre des services aux populations locales. Premièrement effrayée, et sous couvert d’une certaine timidité, la jeune fille est perdue au milieu de ces inconnu·es autant effrayé·es que fasciné·es par elle, mais trouve rapidement ses marques et s’intègre à ses nouvelles fonctions.

Cette quête d’utilité à trouver représente parfaitement le passage à l’adolescence. Kiki quitte son statut d’enfant, dépendant des volontés de ses parents, et doit désormais trouver sa voie. Telle une écolière partant à la grande ville pour ses études supérieures, elle arrive dans un endroit inconnu, où de nouveaux liens sont à créer. Ici, point besoin d’antagoniste ou de malveillance, la timidité et la peur de l’inconnu·e est un ennemi suffisant. Une barrière à briser pour trouver un nouvel équilibre. Kiki se trouve une fonction, effectuer des livraisons pour une boulangerie, qui lui permet d’agrandir son agenda mais aussi de se découvrir des amis, et d’attirer les curiosités. Une livraison de délices pâtissiers par une petite fille volant sur un balai, ce n’est pas commode !

Miyazaki est une fois encore sur des sentiers battus, qu’il emprunte en respectant les codes, mais en ajoutant sa fantaisie et sa poésie habituelle. Récit initiatique, où les premiers soupçons quant à certains protagonistes seront finalement vecteurs des amitiés les plus fortes ; une perte de repères quand elle sent que son rôle n’est pas rempli pour se voir magnifier lorsqu’elle reprend confiance. Le passage typique de l’âge adulte, vu ici d’un angle différent, et qui par l’animation parvient à ajouter cette dimension fantastique mignonne mais ô combien impactante. On se prend d’amour immédiat pour Kiki, pour Jiji, et pour tou·tes celleux qui croisent leur chemin. Un aventure peut-être un peu trop légère, emportant moins loin que d’autres histoires du Japonais, mais qui nous procure le sourire des premières aux dernières minutes.

Kiki La Petite Sorcière, d’Hayao Miyazaki. Avec Minami Takayama, Rei Sakuma, Kappei Yamaguchi… 1h42
Film de 1989, sorti le 31 mars 2004 en France

Aficionado du cinéma de genre mais aussi en tous genres, je grignote de la pellicule et j'use de ma plume depuis un petit moment. Correcteur au même titre que rédacteur, on veut parfois ma peau comme celle de Roger Rabbit mais ma carrure à la Vin Diesel (ma calvitie surtout) me permet de survivre tant aux mauvais films qu'aux menaces de mes partenaires d'écriture. En fait, je suis surtout là pour parler 7ème art sans langue de bois mais toujours avec le sourire, en espérant transmettre mon insatiable soif de découverte ! Merci à Elie Bartin pour la bio !

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