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J’y crois encore : Étouffe-chrétien

L’écriteau quasiment aussi grand que le titre qui disait sur l’affiche « Par le studio qui a sorti La La Land » aurait du être un avertissement suffisant. Pourtant vous connaissez le dévouement qu’on a pour vous et si on peut vous éviter deux pénibles heures alors on est heureux de le faire. Mais alors que dire sur ce J’y crois encore ? Mauvais mélange entre Nos Étoiles contraires et la Bible ?

Inspiré de l’histoire vraie du chanteur de country catholique Jeremy Camp, J’y Crois Encore revient sur l’histoire d’amour qu’il a vécu lorsqu’il était à l’université avec Melissa. Alors qu’ils étaient heureux, le couperet tombe : Melissa est atteinte d’un cancer incurable. Malgré les réticences de leurs proches, ils décident de se marier et de lutter ensemble contre la maladie.

Ce récit avait tout pour virer au mélodramatique qui sort les violons à la première occasion pour nous faire sortir les mouchoirs. Malheureusement pour nous, c’est bel et bien le cas. Et ce qui aurait pu fonctionner pour les plus sensibles d’entre nous devient rapidement indigeste tant les réalisateurs y vont avec si peu de subtilité. Sautant du coq à l’âne sans aucune logique, le film débute sur la rencontre fortuite et impossible entre Melissa et Jeremy lorsque ce dernier la remarque dans la foule immense d’un concert donné par une star locale, Jean-Luc. Rencontre qui ressemble plus à du forcing qu’autre chose pour déboucher sur un triangle amoureux puisque Jean-Luc est amoureux de Melissa mais que cette dernière préfère Jeremy. On y rajoute un élément dramatique lorsqu’elle refuse de dire à Jean-Luc qu’elle est en couple avec Jeremy. Vous aussi vous commencez à avoir mal à la tête ? Alors dites vous que le film dure quasiment deux heures, vous n’êtes pas au bout de vos peines.

Photo du film J'y crois encore - Photo 10 sur 15 - AlloCiné
Quand on vous dit que la Bible est partout.

On continue dans la lancée dramatique lorsque Melissa et Jeremy se séparent. Coup de théâtre lorsqu’il apprend qu’elle est malade. Alors en vacances chez ses parents, il traverse tout le pays en une nuit pour la retrouver et… la demander en mariage. On pourrait vous spoiler tout le film mais ce serait très long et le temps qu’on lui consacre est déjà bien long. Tout ce qu’on en retiendra, c’est sa cinématographe plate, sans réels enjeux, tire-larmes au possible. Si le tout était encore porté par des acteurs un brin impliqués on aurait pu y trouver un quelconque intérêt mais KJ Apa et Britt Robertson patinent tellement qu’on essaie encore de comprendre pourquoi ils ont accepté ce projet. Cerise sur un gâteau déjà bien trop bourratif, cette ambiance christique où tous les miracles peuvent arriver, où un plan sur dix se déroule dans une chapelle, sans compter les chansons qui encensent notre seigneur – si vous y êtes allergiques, passez votre chemin -.

On y croyait assez moyennement avant de le voir et Dieu sait (oh oui, il le sait) qu’on a soupiré de soulagement lorsque c’était fini. Deux longues heures interminables bourrées de mièvrerie, de blabla catholique et de mauvais jeu d’acteur alors qu’on aurait pu en faire quelque chose d’acceptable à regarder. J’y crois encore est tout bonnement un étouffe-chrétien à éviter.

J’y crois encore d’Andrew et John Erwin. Avec K.J Apa, Britt Robertson, Melissa Roxburgh… 1h55
En achat digital sur iTunes et Google le 5 juin. En VOD le 26 juin.

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