Il Était Une Fois Dans L’est : Doux adultère

Filmer le quotidien est un parti pris risqué quand on s’expose à ne rien raconter du tout, ou à ennuyer son spectateur dans ce spectacle répétitif. Pourtant, Il Était Une Fois Dans L’est s’inscrit dans cette veine. Sa réalisatrice décide de nous dresser le portrait quotidien de deux couples voisins, chacun trompant son partenaire pour aller avec… le voisin justement.

Au cœur du petit village de Trubchevsk se déroule un drame sans précédent : Anna, qui vit avec son mari, sa fille et sa belle-mère, a une aventure extra-conjugale avec le mari de la voisine qui est routier. Le seul moyen pour eux de se voir sans se faire repérer ? Se retrouver à la sortie de la ville. Anna part vendre ses gants tricotés à Moscou et son amant vient la récupérer lorsqu’il part chargé pour une semaine de voyage. Malheureusement, un adultère ne reste jamais bien longtemps caché et ses répercussions seront sans appel.

Il était une fois dans l'Est : Photo Kristina Shnaider

À la lisière du documentaire, Il Était Une Fois Dans L’est jouit d’un casting qui ne tombe jamais dans le surjeu. Ce n’est pour rien que Larissa Sadilova s’est entourée d’acteurs non-professionnels pour le reste de son casting afin de coller au plus près de la réalité (le scénario est inspiré d’un vrai couple qu’a connu la réalisatrice). Point d’extravagances dans le film qui se contente d’observer ces deux couples et comment cet adultère va les pousser à vouloir une nouvelle liberté alors que leur quotidien ne leur convient plus. Une fois l’adultère dévoilé, ils vont quitter leur domicile respectif pour vivre ensemble en dehors de la ville dans une maisonnette. Sauf que cette nouvelle vie de couple ne sera pas non plus de tout repos et ce qu’ils avaient imaginé ne sera pas à la hauteur de leurs espérances.

Il était une fois dans l’est est un drôle d’objet filmique. D’un côté il manque ce quelque chose pour que le film soit notable, illustré par un manque de profondeur et un sujet semblant alors anecdotique. Mais de l’autre côté, le naturel des personnages a quelque chose d’attachant, leur situation et leur envie d’autre chose alors qu’ils s’enferment dans un quotidien sans avenir nous prend par les sentiments. On ne sait pas par quel tour mais la magie fonctionne. Pas autant qu’on l’aurait peut-être espéré mais on ne peut définitivement pas rester insensible au destin de ces personnages.

Il était une fois dans l’est de Larissa Sadilova. Avec Egor Barinov, Valentina Kozova, Yury Kisilyov… 1h30
Sortie en e-cinema le 11 juin.

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