C'est au cinéma Critiques

L’Envolée : Que jeunesse se fasse

Filmer la jeunesse anglaise en marge de la société est courant au cinéma. Des cinéastes tels que Ken Loach ou encore Stephen Daldry se sont adonnés à cet exercice avec succès. Malgré ses airs de Billy Elliot, L’Envolée n’a rien d’une « success story« . Histoire d’amitié et de fraternité dans un cercle social et familial fragmenté où seul l’amour sera leur porte de sortie.

Leigh a 14 ans et vit dans la banlieue de Brighton. Son quotidien est rythmé par ses entraînements de gymnastique alors que sa situation familiale se résume à un père constamment absent. Lieu où Leigh peut oublier tous ses problèmes alors que paradoxalement elle se fait harceler et rabaisser par d’autres gymnastes. Persuadée d’être moins douée et moins jolies qu’elles, la jeune fille ne trouve plus sa place nulle part. Et alors que son quotidien se ternit de jour en jour, c’est un demi-frère qui débarque du jour au lendemain. Joe est plus âgé qu’elle mais est aussi plus libre. Populaire auprès de ses potes et désinvolte, ses journées se résument à des petits larçins dans lequel Leigh va rapidement être entraînée. Mais derrière cette vie frivole qui frôle constamment les interdits, la fratrie va trouver un chemin vers la liberté et le bonheur. De petites parenthèses qui se résument pour eux à des jeux où ils vont se découvrir bien plus de points communs qu’ils veulent bien le penser.

La période adolescente est toujours un moment compliqué dans la vie d’un garçon ou d’une fille, d’autant plus lorsque qu’on perd tous ses repères familiaux. Leigh trouve un nouveau point d’ancrage en son demi-frère. Un point d’ancrage certes bancal mais aussi sincère envers celui qui mène une vie dénuée de responsabilités. Alors que la gymnastique était sa seule obsession, c’est désormais en réalisant de petits larcins qu’elle trouve un nouvel échappatoire à cette vie morose. La réalisatrice enrobe ses personnages d’une bienveillance touchante sans jamais oublier de les faire tomber de temps à autre car ce sont les chutes qui forgent une adolescence.

Premier long pour Frankie Box et Alfie Deegan, L’Envolée est un joli film sur les affres de la vie adolescente mais aussi une ode à l’amitié et à la famille peu importe d’où elle vient et le temps qu’elle reste auprès de vous.

L’Envolée d’Eva Riley. Avec Frankie Box, Alfie Deegan, Sharlene Whyte… 1h23
Sortie le 8 juillet

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