Halloween Les cycles thématiques

[HALLOWEEN] Conjuring 1 et 2 : La maîtrise du genre selon Wan

Lorsqu’on évoque les films d’horreur, il y a forcément des noms qui surgissent immédiatement dans nos esprits. Découvert en 2004 grâce à Saw, James Wan a enchaîné les films d’horreur, que ce soit du côté de Blumhouse ou encore chez Warner en créant ce qu’on appelle désormais le Conjuring Universe.

Conjuring : Les dossiers Warren (2013)

Critique : Conjuring : les dossiers Warren, de James Wan (Conjuring) -  Critikat

James Wan est déjà familier des films de possessions puisqu’il réalise juste avant Insidious pour Blumhouse. Une franche réussite qui amorce déjà le changement de cinéma du réalisateur. Exit l’hémoglobine et bonjour le film qui fait vraiment peur, celui où on ne sait jamais d’où vient la menace, celui où chaque recoin sombre est source d’angoisse. D’autant plus qu’il va s’inspirer d’une histoire vraie : celle d’Ed et Lorraine Warren. Respectivement démonologiste et médium, ce couple a eu à faire dans sa vie à pas moins de 4 000 cas. Parmi tous ces cas, James Wan s’est intéressé à la famille Perron dont la mère a été possédée. Les Warren se sont donc rendus sur place pour constater les faits et tenter tant bien que mal d’exorciser le démon présent entre ces quatre murs.

Le réalisateur est loin de prendre ses spectateurs pour des débiles. Ils connaissent les films d’horreur ainsi que les codes qui les régissent. James Wan prend le temps de nous présenter Ed et Lorraine Warren dans leur élément, à travers leurs recherches et leurs cours à l’université. En parallèle, on suit la famille Perron petit à petit troublée par un esprit.

Nous voilà plongés à corps perdus dans le film de maison hantée avec toutes les règles mais là encore le réalisateur fait preuve d’une vraie maîtrise. Sans jamais céder au jump scare facile, James Wan étire ses plans, caméra à l’épaule pour nous plonger pleinement dans les angoisses de cette famille. Les esprits ne se trouvent jamais là où on pense et la peur se distille de bien d’autres manières. Finalement, là où le film pêche un poil c’est dans sa dernière partie où l’exorcisme fait place. Rien de bien neuf sous le chapelet qui se contente de faire le travail, un travail sans fausse note cependant.

En redonnant corps au couple Warren, James Wan redonne toutes ses lettres de noblesse au film d’horreur. Un incroyable succès au box-office qui permettra à une suite de voir le jour (avant que tout parte azimut avec le reste du Conjuring Universe).

Conjuring : Le cas Enfield (2016)

Critique : Conjuring 2 : le cas Enfield, de James Wan (Conjuring) - Critikat

Trois ans plus tard, retour avec une nouvelle affaire pour le duo Warren. En préambule, on nous raconte la mythique histoire d’Amityville avant de nous expliquer qu’un cas similaire a eu lieu en Angleterre. Délocalisation totale pour suivre la famille Harper, la mère et ses autre filles dont l’une est possédée par un vieil homme décédé dans le maison…

James Wan nous sublime encore par sa maîtrise, le minimalisme de ses actions et le véritable soin apporté aux détails, à la lumière et aux jeux d’ombres qui ont de quoi rendre fou. De vrais moments esthétiques se dégagent, notamment lorsque Lorraine entre en « transe » et se retrouve à la place du tueur d’Amityville. La tension qui se dégage est tellement intense qu’on ne sait jamais quand quelque chose va arriver, que ce soit pour la famille Harper ou tout simplement pour Lorraine Warren, elle aussi tourmentée par un esprit démoniaque. C’est à ce moment que Conjuring 2 prend une tournure d’autant plus intéressante grâce au background sombre du couple Warren. Des bribes des conséquences de leur métiers ont déjà été esquissés lors du premier opus et sont approfondies ici. On découvre alors que Lorraine a des visions : elle aperçoit la mort tragique de son mari. De quoi donner des enjeux d’autant plus dramatiques dans le dernier acte.

Film beaucoup plus poisseux et dramatique, Conjuring : Le cas Enfield confirme le talent de James Wan et offre à Warner une belle porte d’entrée pour lancer un Conjuring Universe qui perdra de sa splendeur (les Annabelle tiennent plus ou moins la route mais La Nonne et La Malédiction De La Dame Blanche ont fini d’enterrer cet univers autant étiré qu’un chewing-gum qu’on garde en bouche trop longtemps). Si vous voulez vraiment vous faire peur pour Halloween, on vous conseille de vous rabattre uniquement sur les Conjuring de James Wan, ou sur ses autres films d’épouvante.

1 comment on “[HALLOWEEN] Conjuring 1 et 2 : La maîtrise du genre selon Wan

  1. Ping : 100% Loup : Petit mais hargneux

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :