Critiques

The Lie : Piste noire

Cette année pour Halloween, Prime Video a décidé de faire les choses en grand. En effet, ce mois-ci nous avons droit à quatre films estampillés Blumhouse qui sortent en exclusivité sur la plateforme. Parmi eux, nous allons nous intéresser à The Lie où les choses ne semblent jamais être ce qu’elles sont réellement.

Après une projection en avant-première au Festival de Toronto en 2018, plus aucune trace de ce remake du film allemand Monstres ordinaires. À sa barque, Veena Sud qui n’est autre que la showrunneuse de la version américaine de The Killing. Dans The Lie, Jay et Rebecca sont un couple divorcé qui se déchire depuis plusieurs années alors qu’ils essaient d’élever du mieux qu’ils peuvent leur fille Kayla. Alors que Jay emmène cette dernière à son stage de danse, ils croisent sur la route sa meilleure amie Britney qu’ils emmènent avec eux. Lors d’une pause en bord de rivière, tout s’écroule en un instant pour Kayla et ses parents. Elle a volontairement poussé Britney du haut du pont. Que faire lorsque votre fille est une meurtrière ? Jay et Rebecca sont désormais prêts à tous les sacrifices pour protéger leur fille alors que le père de Britney commence à les harceler pour connaître la vérité.

The Lie : Photo

Nous voilà plongés en plein hiver. La neige qui recouvre les lieux est aussi froide que l’ambiance qui règne. Jay et Rebecca ne savent pas se parler sans hurler l’un sur l’autre et ne montrent que très peu de gestes affectifs envers leur fille. Tout est très chirurgical, que ce soit les plans, les décors dans lesquels sont perdus les personnages – entre les étendues de neige ou les grandes maisons de banlieue où rien ne dépasse d’un millimètre. L’angoisse se fait de plus en plus oppressante à mesure que la caméra se rapproche des visages pour filmer leurs tourments. Que ce soit Kayla poursuivie par le père de sa meilleure amie ou les parents obligés de mentir quitte à accuser quelqu’un d’autre (un parjure d’autant plus important que la mère travaille dans la justice).

Mais comme tout bon thriller, les pistes se multiplient, se croisent et nous font douter autant que les personnages. Accident ? Meurtre ? Préméditation ? Coup monté entre les deux jeunes filles ? Toutes les idées les plus folles sont envisageables à mesure que le comportement de Kayla change radicalement. Le jeune fille apeurée laisse place à une adolescente au comportement normal voire un peu trop enjoué pour quelqu’un qui a tué sa meilleure amie. De quoi relancer les soupçons tant pour le spectateur que pour les parents, malgré tout prêts à protéger leur fille.

Sans révolutionner le genre, The Lie reste un sympathique thriller qui adore brouiller les pistes jusqu’à son twist final même si on aurait aimé garder cette tension jusqu’au bout. Une fois que l’on connaît les enjeux, le ton s’essouffle et semble faire du sur-place. On apprécie malgré tout un casting de qualité dont la psychologie torturée de Kayla incarnée à merveille par Joey King.

Blumhouse nous a déjà habitué à mieux mais The Lie reste un film plaisant à regarder si vous avez envie de vous perdre dans les méandres des fausses pistes, le tout dans une atmosphère aussi glaciale qu’inquiétante.

The Lie de Veena Sud. Avec Joey King, Peter Sarsgaard, Mireille Enos… 1h35
Disponible sur Prime Video

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