Saint-Omer : Tou·tes coupables

Alice Diop est une réalisatrice confirmée pour ses documentaires (dont Nous en 2021, primé à Berlin). Avec Saint-Omer, elle s’essaie pour la première fois à la « fiction », son arc narratif est inspiré de faits réels mais baigné d’une approche documentaire et documenté. Pendant deux heures, son récit et sa mise en scène, Lion d’Argent à la Mostra de Venise 2022, nous emmène dans une analyse profonde de l’Homme et des devoirs imputés aux femmes. Poignant.

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Les Cinq Diables : Allô Maman, ici ta fille

Après l’hypnotisant (et envoûtant) Ava en 2017, Léa Mysius revient (enfin) à la réalisation. Présenté à la Quinzaine des cinéastes du dernier festival de Cannes, les Cinq diables ne présente plus un mais plusieurs récits initiatiques, ceux qui permettent à nos sens de s’éveiller, avec un peu de mysticisme. Une réussite dans le fond et la forme.

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Obi-Wan Kenobi : « I have a bad feeling about this »

Comment et pourquoi en sommes-nous arrivés là ? Face à notre désolation à la suite du visionnage d’Obi-Wan Kenobi, Mayssa et moi-même nous sommes rejoints sur deux points : l’indifférence envers cette série et le fait qu’elle est le symbole de ces nouvelles productions qui remplissent un catalogue au lieu de l’optimiser. Tel·les des justicier·es, nous montons au créneau dans notre astronef, chef-lieu de notre pensée. Après la critique de la série ci-dessous, nous enchainerons sur la production problématique de ces nouveaux contenus qui ont oubliés toutes ambitions artistiques et créatives dans un autre article. Sur Terre, Tatooine, Naboo ou Coruscant, restez à l’affût, nous reviendrons !

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Thor : Love & Thunder : Sans éclair ni génie

Après avoir déconstruit l’image du héros asgardien dans Thor : Ragnarok, Taika Waititi revient à la réalisation avec Love & Thunder. Le réalisateur néo-zélandais, co-scénariste cette fois-ci également, hérite de la lourde tâche de responsabiliser de nouveau le Dieu du tonnerre, un exercice raté dans la forme et le fond.

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Incroyable mais vrai : Alain au pays des merveilles

Présenté à la Berlinale 2022, le dernier film de Quentin Dupieux reste dans la lignée de ces précédentes productions avec une esthétique épurée pour agrémenter une histoire folle. Après Mandibules, il revient questionner la limite entre le réel et l’absurde de nos actions, nos pensées et nos rêves d’enfant.

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L’innocent : Par amour du jeu

Après sa fable écologique La Croisade en 2021, Louis Garrel revient avec son quatrième film en tant que réalisateur. Présenté en Hors-Compétition au dernier festival de Cannes, il y incarne (pour la quatrième fois) Abel, son alter-ego à l’écran, dans un mélange détonnant et réjouissant de comédie et d’émotion.

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Revoir Paris : Live and let die

Alice Winocour nous a impressionné dans Proxima, son précédent film, par la justesse de sa mise en scène sur les difficultés relationnelles entre une mère et sa fille. Eva Green cède le rôle-titre à Virginie Efira pour une autre histoire mais avec un fil commun : la représentation universelle des émotions humaines.

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La Nuit du 12 : Nuisances masculines

Après Seules les bêtes en 2018, Dominik Moll revient avec un nouveau polar. Plus brut que ce qu’il a pu nous montrer auparavant, il n’hésite pas à représenter l’horreur du meurtre d’une jeune fille après avoir été aspergé d’essence. À travers cette histoire, c’est le quotidien des enquêteurs que nous suivons, sans pathos ni mélancolie, pour évoquer la cruauté des violences envers les femmes.

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As Bestas : Acculturation paysanne

À tout juste 40 ans, Rodrigo Sorogoyen est un auteur-réalisateur important en Espagne. Après l’énorme succès critique d’El Reino en 2018 (7 Goya dont meilleur réalisateur) et le semi-échec de Madre en 2020 (malgré une séquence d’ouverture poignante), il vient présenter son premier film au Festival de Cannes 2022. Cette fois-ci, il questionne notre rapport à la ruralité, à l’intégration et au collectif avec l’arrivée de ces deux français dans une commune reculée et sinistrée en Espagne. Un résultat anxiogène souhaité par son réalisateur mais avec certains manques.

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Fumer fait tousser : L’uni(ci)té de la peur

Quentin Dupieux est un auteur-réalisateur prolifique. Il présente déjà son onzième film en Hors-compétition au Festival de Cannes 2022 (le 5ème depuis 2018 !) et ce juste avant la sortie du dixième en ce mois de juin en salle. Il continue son voyage dans l’absurdité des comportements et innovations humain·es pour nous proposer une œuvre ancrée dans les références aux années 1980 portée par un casting (presque) impeccable.

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Les Passagers de la Nuit : Vivre d’amour

Mikhaël Hers (Ce sentiment de l’été, Amanda…) revient nous plonger dans les années 80 pour y suivre une famille monoparentale qui fait face à de nombreux bouleversements. Un récit existentialiste qui questionne ce qui est acquis, ou pas, dans notre expression des sentiments.  

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Interview de Constantin Pappas : « Le doublage nous permet de nous extraire de la juste évaluation physique »

Comédien, assistant, photographe… Constantin Pappas est un homme dont la curiosité n’est jamais rassasiée. Pendant une heure, nous avons pu échanger avec lui sur son métier de comédien dans le doublage, les spécificités de cette pratique et ses regrets sur un secteur industrialisé qui a vu la technique devenir supérieure aux enjeux artistiques.

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Interview de Louda Ben Salah-Cazanas « Que ce film soit un témoignage des difficultés rencontrées par les jeunes »

Le Monde après nous raconte l’histoire de Labidi, un jeune homme sur Paris, qui n’arrive pas à accomplir son rêve : devenir écrivain. Pour faire face à ses dépenses, il enchaîne les petits boulots et quelques arnaques mais sa rencontre avec Elisa, d’un milieu plus aisé, lui fait réfléchir sur celui qu’il est et celui qu’il veut devenir.

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La Brigade : La communauté aux fourneaux

Louis-Julien Petit est un personnage atypique, son cinéma demeure assez singulier par ses récits mêlant humanité et émotion avec finesse. Malheureusement, La Brigade reprend la même recette que le très réussi Les Invisibles en 2019 mais le ressenti s’avère (en partie) différent.

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Viens je t’emmène : Paranoïaques activités

Alain Guiraudie est encore dans la tête de tou·tes avec L’inconnu du lac en 2013 et sa (triste) polémique sur le retrait des affiches du film, à Versailles notamment. Un souvenir réducteur pour un cinéaste adepte des rencontres aléatoires dans ses films et qui soigne ses réalisations. Il revient cette fois-ci pour nous parler (encore) de désir, d’amour et de racisme, pour un résultat détonnant.

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