Tous en scène : de l’amour de la comédie musicale

On cite souvent Chantons sous la pluie de Stanley Donen ou Un américain à Paris de Vincente Minnelli quand on pense aux grandes comédies musicales hollywoodiennes des années 50. Pourtant, ce second cinéaste ne s’est pas contenté de faire danser Gene Kelly. Il a aussi pu profiter de l’un des plus grands noms de ce genre avec nul autre que Fred Astaire, « tap-dancer » devant l’Éternel, dans Tous en scène sorti en 1953, l’un des meilleurs « musical » de la période, trop souvent oublié malheureusement.

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Aguirre, la colère de Dieu : Aux confins de la folie

La jungle est l’un des territoires par excellence pour explorer l’âme humaine et ses vices. On pense évidemment à Apocalypse Now (1979), très récemment Monos (2020) et entre les deux Fitzcarraldo (1982) de Werner Herzog. C’est d’ailleurs ce dernier qui, en 1972, réalise un jalon du genre avec Aguirre, la colère de Dieu, film déjà vertigineux tant par son tournage que son résultat.

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Les lèvres rouges : morsure culte dans nos veines

La femme vampire a été pendant les années 60/70 une figure très présente dans les salles de cinéma. Que ce soit chez Jean Rollin ou dans les films de la Hammer elle a souvent été utilisée à des fins érotiques, devenant ainsi source de succès commerciaux. Pourtant, quand Harry Kümel, en 1971, se voit confier la tâche de réaliser un film du genre, il décide de délaisser l’aspect purement lubrique pour axer son œuvre sur le ressenti d’une certaine sensualité à travers une imagerie forte, plus expressionniste qu’à l’accoutumée. Le résultat de cette tentative est le culte Les lèvres rouges, un conte de fée gothique et psychologique, sombre et envoûtant.

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Zabriskie Point : la révolte par l'Amour

La révolte, sentiment ô combien difficile à faire vivre à travers un écran de cinéma, a été mise en avant à de multiples reprises pendant le Nouvel Hollywood. On pense évidemment à Dennis Hopper et son Easy Rider, jalon indiscutable de cette période et première capture véritable de cette ère du temps. S’en sont suivies des déclinaisons variées comme le très bon Macadam à deux voies de Monte Hellman et La balade sauvage de Terrence Malick. Pourtant, bien qu’il soit indéniable que ces films empruntent au vent de fraîcheur apporté par Hopper, il ne faut pas négliger l’impact de Michelangelo Antonioni qui, en 1970, a réussi à mêler les thématiques fortes de la société à son style unique dans Zabriskie Point.

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La communion : le chemin de la rédemption

Si la Pologne est un pays connu pour sa piété, son attachement à la chrétienté traditionnelle, son cinéma semble quant à lui s’emparer de cela pour y apporter une pointe de modernité. La communion, nouveau film de Jan Komasa nommé aux derniers Oscars dans la catégorie meilleur film international, en est un bon exemple. Le cinéaste se base sur des faits réels en mettant en avant l’histoire d’un jeune, ayant tué quelqu’un au cours d’une rixe, qui finit son éducation au cœur d’un centre éducatif fermé. Là-bas, il se trouve une vocation et veut devenir prêtre mais, à cause de son casier judiciaire, les portes du séminaire lui sont fermées. Dans on objectif de réinsertion, il se retrouve dans un petit village où il parvient à se faire passer pour un curé. Son mensonge l’entraîne dans un engrenage terrible.

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Nuits Blanches : amour pur et tristesse profonde

Adaptant la nouvelle éponyme de Dostoïevski, Luchino Visconti livre avec Nuits Blanches un film romantique dans lequel deux visions de l’amour s’opposent, l’une portée par le charme de Marcello Mastroianni, l’autre par la beauté candide de Maria Schell. Le cinéaste italien continue alors de se détacher du néo-réalisme, mouvement dont il est à l’origine, avec cette œuvre déchirante, finalement peu reconnue, qui rappelle tout son pouvoir de conteur.

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L’éclipse : de la difficulté d’être heureux…

L’expression des turpitudes d’une âme égarée au cœur du monde moderne, tel semble être le défi que s’est lancé Michelangelo Antonioni pour faire suite à La Notte, dans lequel il mettait en scène Jeanne Moreau et Marcello Mastrioanni. Ici, à nouveau un couple italo-français à l’écran. Monica Vitti passe d’amante passagère à personnage principal et Alain Delon vient lui faire la cour inlassablement, en jouant de son charme quasi-irrésistible. Pourtant, ce n’est plus vraiment ça qui intéresse le cinéaste. Cette fois-ci, il compte se tourner davantage vers une observation de la solitude à travers Vittoria, femme forte et complexe, victime de l’incommunicabilité qui englobe la société dans laquelle elle évolue. Incapable de donner ses raisons à l’homme dont elle se sépare, ni de raconter cet événement à sa mère, elle erre dans une Rome déserte, cherchant au coin de chaque architecture, une libération, un moment de folie.

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L’Etat Sauvage : cataclop, cataclop, cataflop …

Malgré les difficultés rencontrées pour monter de tels projets, le cinéma français parvient de plus en plus à nous surprendre avec des propositions détonantes. Le western, genre américain par excellence mais très apprécié par chez-nous, n’existe que peu dans notre industrie. Il est possible qu’après le très bon Les Frères Sisters de Jacques Audiard, certaines portes se soient ouvertes. David Perrault s’y engouffre alors pour livrer L’État Sauvage qui, s’il ne manque pas d’ambitions, manque tristement de maîtrise.

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Jinpa, un conte tibétain : Partager un rêve

Le road-movie est un genre particulier. À travers le mouvement, il symbolise généralement un cheminement interne pour le personnage et amène une multitude de réflexions. Parfois, il peut aussi simplement montrer le quotidien d’un homme en quête d’évasion spirituelle, à l’image de Jinpa, un conte tibétain, le nouveau film de Pema Tseden.

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