Un Jour de Pluie à New York : La Poésie du quotidien.

Avec Un Jour de Pluie à New York, Woody Allen retourne à la source de son cinéma : Manhattan et son tohu-bohu incessant, Manhattan et ses habitants névrosés, Manhattan et l’hypocrisie de son élite, Manhattan et sa beauté toujours mieux magnifiée par un air de jazz. 

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[DEAUVILLE 2019] Tout peut changer, Et si les femmes comptaient à Hollywood ? : Sois belle et tais-toi

Ce n’est que récemment que la place de la femme dans l’industrie cinématographique commence à réellement intéresser la société et est enfin considéré comme un problème auquel il est plus qu’urgent de trouver une solution. Évidemment les mouvements #MeToo, #BalanceTonPorc, Time’s Up ont ouvert une voie mais cela est-il suffisant ? L’année dernière le Festival de Cannes avait promis plus de parité en signant la charte 50/50, s’engageant à ce que d’ici 2020, la parité entre hommes et femmes soit respectée. Un petit pas pour la femme, un grand pas pour la société ? Pas si sûr et le documentaire Tout peut changer, Et si les femmes comptaient à Hollywood ? nous le rappelle que trop bien.

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[DEAUVILLE 2019] Bull : Pas si Red que ça

Les errances et affres d’une Amérique oubliée sont monnaie courante dans le cinéma indépendant. Il faut dire qu’il y a souvent matière à dire, à critiquer et à montrer. Il y a deux ans, le film de Chloé Zaho The Rider avait brillé aux yeux du Festival en repartant avec le Grand Prix, le portrait d’un homme en pleine reconstruction au coeur d’une réserve de l’Amérique éloignée. Cette année, Annie Silverstein décide aussi d’aborder le sujet avec, il faut le dire, beaucoup moins d’entrain que ce que nous offrait The Rider.

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[DEAUVILLE 2019] Terre Maudite : Sed libera nos a malo

Il y a de ces mystères à Deauville qui resteront incompréhensibles comme cette séance de Terre Maudite (The Wind en VO)  présenté en Première. Hué à son générique de fin, aucun applaudissement, cette fin de séance semblait absolument improbable tant le film ne méritait pas cette ignorance car oui, le premier film d’Emma Tammi mérite qu’on s’y attarde un peu plus longuement. 

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[DEAUVILLE 2019] American Skin : Des maux et des mots

Ce n’est pas la première fois que le Festival de Deauville met en avant des films engagés. Encore plus des films concernant les violences policières faites envers la communauté noire que ce soit avec Blueprint il y a deux ans ou encore Monsters and Men l’année dernière. À l’instar de ces deux films qui exploitaient ce sujet déjà vu sans grande originalité, American Skin, présenté en Première cette année est une véritable claque par sa façon intelligente d’aborder ce sujet. Une vraie leçon d’humanité.

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[DEAUVILLE 2019] Knives and Skin : N’est pas Lynch qui veut

Ce n’est plus à prouver pour personne, David Lynch est une véritable source d’inspiration pour les cinéastes. Certains réussissent à s’en inspirer… pour d’autres nous dirons poliment que c’est un peu plus compliqué. En tout cas avec son Knives and Skin, Jennifer Reeder ne cache pas ses inspirations Twin Peaks, Blue Velvet… Malheureusement, le résultat est loin d’être à la hauteur, très fourre-tout et prétextant la cause féministe pour exister.

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[DEAUVILLE 2019] Swallow : Souffrir pour vivre

Cette année, le 45e Festival de Deauville a décidé de mettre à l’honneur la femme avec des actrices reconnues telles que Kristen Stewart ou Geena Davis, qui recevront chacune un prix mais également du côté de la compétition avec des films réalisés par des femmes mais également des films sur les femmes. Swallow fait partie de cette seconde catégorie. Véritable cri de liberté envers un patriarcat étouffant pour une jeune femme cantonnée à son rôle de femme de. 

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Mon Frère : Colère refoulée

Alors croyez-le ou non mais je ne suis pas morte. Qui dit été dit job d’été et qui dit job d’été dit moins de temps pour parler cinéma. Qui plus est j’avais envie d’écrire sur un film qui me tenait vraiment à coeur et jusque là tout ce que j’avais vu était sympa bien qu’oubliable (à vrai dire j’aimerais beaucoup parler de Promare mais je n’ai toujours pas les mots pour donc peut-être qu’un quatrième visionnage m’aidera enfin !). Puis j’ai enfin découvert Mon Frère. Il est vrai qu’en période estivale le peuple va moins au cinéma et préfère aller voir Simba plutôt qu’un film français parlant de jeunes délinquants. Pourtant il s’avère que Mon Frère est une surprise, une excellente surprise et une nouvelle preuve que le cinéma français peut être exigeant et efficace.

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[ANNECY 2019] Entretien avec Félix Dufour-Laperrière (« Ville Neuve ») : Nous sommes condamnés à l’espoir

Dans la catégorie des interviews surréalistes, celle-ci risque de squatter la première place pendant un bon moment. Alors que son film Ville Neuve est présenté en compétition dans la catégorie Contrechamp, on a rencontré Félix Dufour-Laperrière. Un peu souffrant, le réalisateur a quand même répondu à nos questions avec intérêt alors qu’on s’est quand même retrouvé à faire l’interview dans le couloir du Pathé d’Annecy juste en face… des toilettes. Annecy nous réserve toujours de sacrées surprises !

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[ANNECY 2019] Ville Neuve : Valse à deux temps

Pour la première année, le plus beau des festivals aka le Festival d’Annecy a inauguré une nouvelle catégorie : Contrechamps. Une délicieuse sélection aux choix éclectiques qui montre une volonté de dévoiler une autre facette du film d’animation. Parmi cette sélection, le film de Félix Dufour-Laperrière (dont l’interview est à retrouver ici) Ville Neuve apparaît comme une véritable oeuvre expérimentale, peut-être difficile d’accès mais incroyablement poétique, liant intime et universel dans une valse sur deux temps.

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