Brutus VS César : Erratum

En 2015, l’humoriste Kheiron nous avait agréablement surpris avec Nous trois ou rien qui revenait sur la vie mouvementée de ses parents partis d’Iran en pleine crise politique. Une première réalisation qui faisait émerger un talent qui se confirma en 2018 avec Mauvaises Herbes, un film social et drôle sur une bande d’élèves en difficultés qui, ignorés par le système scolaire, trouvent leur salut grâce à un autre petit voleur de banlieue reconverti en éducateur par obligation. On attendait son troisième long-métrage avec impatience : une pure comédie au casting cinq étoiles qui s’avère être finalement une sacrée déception.

Continuer de lire « Brutus VS César : Erratum »

[DEAUVILLE 2020] Shiva Baby : Journée mortifère

Jusque là, il faut dire que la joie n’était pas forcément au rendez-vous pour ce 46e Festival de Deauville. Des perspectives d’avenir peu prometteuses dans Holler, la désillusion de l’American dream dans Minari ou encore les pressions psychologiques dans The Assistant. Alors, quand une comédie arrive enfin, on ne va pas dire non à une petite bouffée d’air frais même si derrière les rires qu’il provoque, Shiva Baby est aussi un portrait de femme tiraillée par les attentes autour d’elle, les cases dans lesquelles elle devrait rentrer mais qu’elle renie une à une lors d’un rituel juif entourée de toute sa famille, ses amis… et un homme marié avec qui elle a l’habitude de coucher.

Continuer de lire « [DEAUVILLE 2020] Shiva Baby : Journée mortifère »

[DEAUVILLE 2020] Sophie Jones : Aime-moi

Les portraits de femmes ont toujours eu une place de choix dans le Festival de Deauville, que ce soit cette année avec The Assistant ou l’année dernière avec American Woman. Et c’est en compétition que l’on retrouve Sophie Jones ou l’histoire d’une jeune fille qui, pour faire le deuil de sa mère, se perd dans diverses relations sexuelles sans véritables envies ni attaches. Un film fort qui dépeint avec énormément de justesse ce qu’est la sexualité à l’adolescence, mais également l’amour et la famille lorsque l’on traverse un deuil.

Continuer de lire « [DEAUVILLE 2020] Sophie Jones : Aime-moi »

Outrage : Dire sans jamais montrer

Outrage est une petite rareté pour les années 50 auquel on n’a pas assez prêté attention et ça tombe bien, le film ressort dans les salles le 9 septembre prochain. L’occasion de revenir sur un film qui a su détourner le Code Hays pour évoquer un sujet tabou à cette époque : une femme victime de viol et ses traumas. Fait rare d’autant plus qu’il a été réalisé par une femme, Ida Lupino, qui offre un regard plein de tendresse et de compassion.

Continuer de lire « Outrage : Dire sans jamais montrer »

[DEAUVILLE 2020] Giants Being Lonely : Derrière le film, le trauma

Il y a toujours un moment dans la compétition au Festival de Deauville où les films connaissent une petite baisse de régime. Pour lancer les hostilités, le premier film de Grear Patterson, inspiré de faits réels personnellement vécus, Giants Being Lonely. Un film qui tourne en rond sans jamais rien raconter (ou alors de très mauvaise manière). Dommage que le matériau de base ait du potentiel. On décortique cela.

Continuer de lire « [DEAUVILLE 2020] Giants Being Lonely : Derrière le film, le trauma »

[DEAUVILLE 2020] First Cow : Lait-hargique (mais vachement bien)

La dernière fois que nous avons entendu parler de Kelly Reichardt c’était justement au Festival de Deauville en 2016 pour Certaines Femmes. Un très beau film qui dépeignait le portrait de trois femmes dont les destins vont radicalement changer. Trois prestations incroyables qui donnaient déjà un certain état de l’Amérique à cette époque. La voilà de retour quatre ans plus tard, toujours au Festival de Deauville mais avec First Cow.

Continuer de lire « [DEAUVILLE 2020] First Cow : Lait-hargique (mais vachement bien) »

[DEAUVILLE 2020] Teddy : Simple villageois ?

En plus de ses films présentés, le Festival de Deauville se fait également cette année porte-parole du cinéma dans sa globalité puisqu’il accueille trois films de la sélection officielle d’Annecy, ainsi que dix films de la sélection cannoise. Un bien beau programme qui nous a permis de découvrir en avant-première Teddy, des frères Boukherma. Un film unique dans le paysage cinématographique français qui vient de faire sa première projection mondiale pour notre plus grand plaisir.

Continuer de lire « [DEAUVILLE 2020] Teddy : Simple villageois ? »

[DEAUVILLE 2020] The last Hillbilly : Last but not least

En plus de la sélection officielle, des films de Cannes et d’Annecy, le Festival de Deauville nous propose chaque année une très belle sélection de documentaires que ce soit sur le cinéma (Kubrick par Kubrick), de grandes figures américaines (Billie) ou avec un aspect plus social (Weed & Wine). À cette occasion, nous avons pu découvrir The Last Hillbilly de Diane Sara Bouzgarrou et Thomas Jenkoe avec qui nous avons pu échanger quelques mots. Rencontre.

Continuer de lire « [DEAUVILLE 2020] The last Hillbilly : Last but not least »

[DEAUVILLE 2020] The Assistant : Sois douée et tais-toi

Entre être compétent et se faire exploiter la frontière est très fine, les entreprises l’ont bien compris. Ce n’est que récemment que les problèmes du harcèlement au travail ou des pressions psychologiques sont enfin abordées de manière récurrente. Des situations qui peuvent pousser à la dépression, au burn-out ou encore au suicide dans les cas les plus extrêmes. Mais s’il y a bien une catégorie de personnes qui sont d’autant plus touchées par ce problème, ce sont les femmes. Un sujet fort qui prête à discussion après avoir vu The Assistant.

Continuer de lire « [DEAUVILLE 2020] The Assistant : Sois douée et tais-toi »

[DEAUVILLE 2020] Deauville et le rêve américain : Il était une fois…

Ça y est. Après moult incertitudes, le 46e Festival du cinéma américain de Deauville a bien lieu. Un événement mais également une joie pour les aficionados qui retrouvent le CID, le Casino et le Morny sans oublier les planches de Deauville. Et comme chaque année, nous couvrons le festival avec d’autant plus d’entrain que Deauville accueille en plus des films estampillés Cannes 2020 et trois films de la compétition d’Annecy. Alors quoi de mieux pour fêter tout ça que de lancer les festivités en vous parlant d’un documentaire projeté cette année qui revient sur la genèse du Festival et fait état du cinéma américain.

Continuer de lire « [DEAUVILLE 2020] Deauville et le rêve américain : Il était une fois… »