[INTERVIEWS] Leyna Bloom, actrice, et Dannielle Lessovitz, réalisatrice de Port Authority

Présenté à Cannes et à Deauville, Port Authority s’inscrit comme précurseur d’une minorité qui n’était pas visible jusque là : les femmes transgenres. Et pour cela, la réalisatrice Danielle Lessovitz a fait appel à Leyna Bloom, figure de proue dans le mannequinat qui devient la première actrice noire trans à avoir le premier rôle dans un film. Une avancée majeure pour un film important. Nous avons rencontré à cette occasion la réalisatrice Danielle Lessovitz ainsi que l’actrice principale Leyna Bloom.

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Port Authority : Siren Call

Il est indéniable que l’industrie cinématographique est en pleine période de changements : des femmes de plus en plus visibles devant et derrière la caméra, des minorités de plus en plus représentées… Et Port Authority fait figure de proue cette année. Présenté à Cannes dans la catégorie Un Certain Regard, il a fait sensation grâce à sa comédienne principale Leyna Bloom, première actrice transcende noire à fouler le prestigieux tapis rouge cannois. Un premier pas remarqué et maîtrisé à une période où il est plus que temps de changer les mentalités.

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Ad Astra : Stella comans

Depuis plusieurs années, le film de science-fiction qui se déroule dans l’espace tourne un peu en orbite. Parmi les deniers en date, on peut se remémorer First Man, High Life, Seul sur Mars, Gravity, ou encore Interstellar. La liste est longue et même si chacun d’entre eux présentent des qualités et des défauts, il est vrai qu’on nous sert toujours la même sauce – avec plus ou moins de talent -. Puis est arrivé James Gray avec son projet Ad Astra. Avec la promesse d’un cinéaste mêlant son univers envoûtant à la beauté glaciale des étoiles, on ne peut qu’être ébloui.

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Un Jour de Pluie à New York : La Poésie du quotidien.

Avec Un Jour de Pluie à New York, Woody Allen retourne à la source de son cinéma : Manhattan et son tohu-bohu incessant, Manhattan et ses habitants névrosés, Manhattan et l’hypocrisie de son élite, Manhattan et sa beauté toujours mieux magnifiée par un air de jazz. 

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[DEAUVILLE 2019] Tout peut changer, Et si les femmes comptaient à Hollywood ? : Sois belle et tais-toi

Ce n’est que récemment que la place de la femme dans l’industrie cinématographique commence à réellement intéresser la société et est enfin considéré comme un problème auquel il est plus qu’urgent de trouver une solution. Évidemment les mouvements #MeToo, #BalanceTonPorc, Time’s Up ont ouvert une voie mais cela est-il suffisant ? L’année dernière le Festival de Cannes avait promis plus de parité en signant la charte 50/50, s’engageant à ce que d’ici 2020, la parité entre hommes et femmes soit respectée. Un petit pas pour la femme, un grand pas pour la société ? Pas si sûr et le documentaire Tout peut changer, Et si les femmes comptaient à Hollywood ? nous le rappelle que trop bien.

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[DEAUVILLE 2019] Bull : Pas si Red que ça

Les errances et affres d’une Amérique oubliée sont monnaie courante dans le cinéma indépendant. Il faut dire qu’il y a souvent matière à dire, à critiquer et à montrer. Il y a deux ans, le film de Chloé Zaho The Rider avait brillé aux yeux du Festival en repartant avec le Grand Prix, le portrait d’un homme en pleine reconstruction au coeur d’une réserve de l’Amérique éloignée. Cette année, Annie Silverstein décide aussi d’aborder le sujet avec, il faut le dire, beaucoup moins d’entrain que ce que nous offrait The Rider.

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[DEAUVILLE 2019] Terre Maudite : Sed libera nos a malo

Il y a de ces mystères à Deauville qui resteront incompréhensibles comme cette séance de Terre Maudite (The Wind en VO)  présenté en Première. Hué à son générique de fin, aucun applaudissement, cette fin de séance semblait absolument improbable tant le film ne méritait pas cette ignorance car oui, le premier film d’Emma Tammi mérite qu’on s’y attarde un peu plus longuement. 

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[DEAUVILLE 2019] American Skin : Des maux et des mots

Ce n’est pas la première fois que le Festival de Deauville met en avant des films engagés. Encore plus des films concernant les violences policières faites envers la communauté noire que ce soit avec Blueprint il y a deux ans ou encore Monsters and Men l’année dernière. À l’instar de ces deux films qui exploitaient ce sujet déjà vu sans grande originalité, American Skin, présenté en Première cette année est une véritable claque par sa façon intelligente d’aborder ce sujet. Une vraie leçon d’humanité.

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[DEAUVILLE 2019] Knives and Skin : N’est pas Lynch qui veut

Ce n’est plus à prouver pour personne, David Lynch est une véritable source d’inspiration pour les cinéastes. Certains réussissent à s’en inspirer… pour d’autres nous dirons poliment que c’est un peu plus compliqué. En tout cas avec son Knives and Skin, Jennifer Reeder ne cache pas ses inspirations Twin Peaks, Blue Velvet… Malheureusement, le résultat est loin d’être à la hauteur, très fourre-tout et prétextant la cause féministe pour exister.

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[DEAUVILLE 2019] Swallow : Souffrir pour vivre

Cette année, le 45e Festival de Deauville a décidé de mettre à l’honneur la femme avec des actrices reconnues telles que Kristen Stewart ou Geena Davis, qui recevront chacune un prix mais également du côté de la compétition avec des films réalisés par des femmes mais également des films sur les femmes. Swallow fait partie de cette seconde catégorie. Véritable cri de liberté envers un patriarcat étouffant pour une jeune femme cantonnée à son rôle de femme de. 

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