Mignonnes : Early queens

L’adolescence, période de toutes les découvertes et de tous les émois. Période où l’on se cherche, où la quête identitaire bat son plein et où on se laisse aller à toutes les tentations pour explorer ses limites. Avec Mignonnes, Maimouna Doucouré va dresser le portrait d’Aminata, une gamine de 11 ans pleine de vie, qui va s’enfuir dans de nouvelles passions pour échapper à son destin familial.

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Effacer L’historique : Pas de pitié pour les selfies

Toujours dans leur idée de défendre les petites gens face aux enfers capitalistes, Benoît Delépine et Gustave Kervern s’attaquent à un sujet qui cette fois concerne tout le monde, sans distinction de classe sociale : le méandre du tout-technologique. Ours d’Argent à la dernière Berlinale, autant dire que le film des deux trublions du Groland est attendu comme un Messie sociétal. Effacer L’historique se pose en constat, non sans cynisme, de l’absurdité qui nous entoure.

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Divorce Club : Fatal-isme évident.

« Le film qui va vous donner envie de revenir en salles ». Avec une telle accroche, pourquoi hésiter ? Peut-être pour les couleurs jaunes et bleues, omniprésentes sur l’affiche, qui rappellent l’apanage des pires comédies françaises (et encore, Christian Clavier n’est pas là) ? Parce qu’Arnaud Ducret, ça ne présage jamais rien de bon ? Parce que Fatal était clairement l’éclat de génie qui n’arrive qu’une fois, et qu’on s’est déjà fait méchamment berner avec Vive La France ? Tout ça, et pire encore.

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Été 85 : Passions destructrices

Été 1985, le jeune François Ozon, 17 ans, lit pour la première fois La Danse Du Coucou, roman d’Aidan Chambers, qui va profondément le marquer. Ne pensant alors pas qu’il deviendrait cinéaste, il se prend au jeu d’imaginer à quoi ressemblerait sur grand écran le récit d’Henry et Barry, ces deux jeunes garçons qui vont connaître la passion, la fureur et la désolation amoureuse. 35 ans plus tard, après la carrière qu’on lui connaît, Été 85 est l’accomplissement de ce rêve d’adolescent.

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Le Tombeau Des Lucioles : Abandon crépusculaire

Notre rétrospective Ghibli a commencé à s’éloigner des sentiers arborés par Hayao Miyazaki, pour s’intéresser aux autres auteurs de la firme, et surtout son alter-ego tout aussi représentatif des travaux du studio, Isao Takahata. Alors que nous sommes déjà revenus sur Souvenirs Goutte À Goutte, nous nous penchons aujourd’hui sur le premier film que le japonais y a réalisé, Le Tombeau Des Lucioles. Quiconque s’apprêtant à le découvrir se verra souvent entendre la même remarque par les amateurs : « Si tu ne pleures pas devant, c’est que tu n’as pas de cœur ». On aurait voulu leur donner tort, mais une heure trente d’émoi plus tard, le constat est unanime : les larmes sont bien là.

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Be Natural : Quand Le Cinéma Se Voulait Femme

Les injustices, Alice Guy-Blaché les connaît bien. Après des années à tenter de récolter la reconnaissance pour son travail – et en être créditée, tout simplement -, le documentaire qui lui est consacré, Be Natural, voit sa visibilité réduite au minimum par une distribution timide, peu communicante. Un film mort-né, qui dresse pourtant le portrait d’une des figures les plus importantes de cet art que l’on chérit tant.

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La Capitale Du Bruit : Mitoyen immonde

À Strasbourg, et à la nuit tombée, plus personne ne peut vous entendre crier. Du moins, c’est le souhait le plus cher de Robert, qui parcourt les rues alsaciennes en quête de contenu vidéo pour humilier les soiffards, faire réagir, et annihiler toutes les nuisances sonores nuptiales. Armé de sa caméra, il filme ces « indésirables » et rêve d’une capitale européenne plus reluisante, d’une « Strasbourg aux strasbourgeois », débarrassée de ce fléau humain qui s’amuse le soir.

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Three Billboards : La force des mots

Après la très forte impression de Bons Baisers de Bruges et le naufrage Sept Psychopathes, n’arrivant pas à trouver un équilibre entre éclairs de génie et beauferie lourdingue, on attendait Martin McDonagh au tournant. À tout moment, et par sa volonté de traiter son sujet par le drame et le comique, Three Billboards pouvait tomber dans l’écueil de son prédécesseur. Heureusement pour nous, ce n’est pas le cas.

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