[PIFFF 2019] The Mortuary Collection : Horrific rollercoaster

Dans l’horreur, pour trouver de la qualité, les amateurs savent qu’ils peuvent se diriger vers les court-métrages, qui par leur concision parviennent à faire tenir leur ambiance d’un bout à l’autre. Pour vivre le frisson en long métrage, on apprécie particulièrement certains films d’anthologie, où de nombreux réalisateurs s’essaient au segment, souvent pour le meilleur. Ryan Spindell, dont les court-métrages ont déjà fait parler de lui, s’essaie seul à l’exercice, offrant une anthologie de quatre segments reliés par un cinquième, fil conducteur de sa « collection mortuaire ».

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[PIFFF 2019] The Hole In The Ground : Un trou pas si béant

Le PIFFF entame sa seconde journée, et avec elle le début de la compétition. À l’instar de Color Out Of Space, The Hole In the Ground concentre son action dans une maison reculée en campagne, cette fois-ci en Irlande. Sarah et son jeune fils Christopher viennent s’y installer suite à une séparation, et un trou béant dans la forêt voisine va venir chambouler leur mince équilibre….

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[PIFFF 2019] Color Out Of Space : arc-en-ciel démentiel

Présenté en ouverture de cette édition 2019 du PIFFF (Paris International Fantastic Film Festival), Color Out Of Space avait tout pour attirer les foules. Grand retour du réalisateur maudit Richard Stanley derrière la caméra (ici invité d’honneur car déjà venu présenter en séance classique son premier film, Hardware (1990) pour l’édition 2015) mais aussi adaptation de l’auteur favori des amateurs de magie noire, H.P Lovevraft. Et quand on connaît l’amour de Stanley pour l’écrivain, ça fait sens. Preuve en est, la salle est complète, lançant le festival en grande ambiance.

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Dolemite Is My Name : Black Lives Better

Tiens, c’est vrai, on vous parle rarement de métrages Netflix. Faut dire qu’entre le risible et le très mauvais, on est rarement face à la qualité. Alors au lieu d’aller se farcir la dizaine de films de Noël qui, on le sait pertinemment, vont nous faire sauter au plafond (on va pas vous mentir, il y a ici un message caché pour notre rédac chef adorée, qui se réjouit à l’idée de voir Flocons d’Amour), on a tenté de fouiller un peu sur la plate-forme pour trouver une idée digne de ce nom. Et mazette, on a trouvé.

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Chanson Douce : L’ange fourbe

Inspiré d’une histoire vraie : panneau que Lucie Borleteau ne s’est pas sentie obligée de mettre en amorce de son film pour susciter un attrait au spectateur dès les premières minutes, tant son histoire est un récit fort et haletant. Pourtant, aussi glauque soit-elle, Chanson Douce, adaptation du livre de Leïla Slimani ayant obtenu le Goncourt en 2013, s’inspire d’un réel fait divers, tout aussi dérangeant et malsain.

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Bugsy Malone : Panique chez les couche-culottes

Dans les années 80, on scande le nom d’Alan Parker à chaque sortie. Il faut dire qu’avec des propositions telles la comédie musicale Fame, le trip psychédélique Pink Floyd’s The Wall, Birdy, Angel Heart ou encore Mississippi Burning, le réalisateur s’est rapidement imposé. Si c’est Midnight Express qui le fit exploser au yeux de tous, son premier projet au succès critique prononcé annonçait déjà les couleurs d’un auteur à l’ambition folle…

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In Fabric, entre gêne et fascination

Quand, à Deauville, on est sorti effaré de la projection de Knives And Skin, on l’était encore plus après la conférence de presse de Jennifer Reeder (ndlr : sa réalisatrice). Cette dernière n’hésitait pas à mettre en avant à quel point elle avait réussi à transcender l’influence de David Lynch en lui rendant un brillant hommage. Il faut dire que les éléments visuels étaient là, mais parsemés au milieu d’une tambouille insupportable dont la seule issue était le générique de fin, nous faisant alors courir vers les portes salvatrices. Alors on conseillerait bien à l’amie Jennifer de s’intéresser à ce In Fabric, objet curieux bien identifié car sorti tout droit de l’esprit étriqué de Peter Strickland, dont les lumières et les ambiances ne sont pas éloignées de l’ami David.

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Les Enfants d’Isadora : Inutilité poétique

Un ange passe, c’est là l’une des phrases entonées à l’égard des Enfants d’Isadora, qui a charmé jusqu’au jury de Loncarno qui lui a décerné le prix de la mise en scène. Si l’on en comprend la poésie, et que l’ange sus-nommé existe, on aurait apprécié qu’il accélère la cadence de son survol. 

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