Memoir Of A Murderer : La mémoire à fleur de peau

Lors de nos déambulations sur la plateforme e-cinema, nous ayant alors permis de découvrir l’exceptionnel A Taxi Driver, notre regard s’est porté sur un autre représentant de la péninsule asiatique, La Mémoire Assassine. Film qui a bien plus fait parler de lui par chez nous, ayant gagné le prix du jury au festival de Beaune. Deux heures et une expérience sensitive plus tard, le constat reste inchangé : le cinéma coréen a définitivement de beaux jours devant lui et il serait grand temps qu’il soit distribué de manière bien plus généreuse sur nos terres.

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A Taxi Driver : crescendo émotionnel

Ne pars pas si vite, toi qui as cliqué en pensant qu’on allait te parler du chef-d’œuvre de Martin Scorsese. On va te parler film coréen, qui t’entraîne de la comédie légère au film de résistance énervé en passant par le brûlot politique, faisant honneur à la fascination de la presqu’île pour les changements intempestifs de ton. On n’est pas certains que l’ami Marty l’a vu, mais sûrs qu’il serait fier de partager ici son titre.

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Down By Law : Les évadés philosophiques

Jim Jarmusch, tel qu’on le connaît, est le synonyme d’une errance. Une errance existentielle, durant laquelle ses protagonistes s’interrogent sur l’existence. Des personnages atypiques, souvent perdus et sans but, qui par leurs rencontres vont tenter de s’enrichir l’esprit, découvrir et se découvrir. Après les dialogues capitonnés de Stranger Than Paradise, il s’ouvre au grand air pour son troisième long métrage, Down By Law.

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Mon Voisin Totoro : Introspection mystique

On continue notre focus sur les studios Ghibli, toujours avec une œuvre du grand Hayao Miyazaki. Ceux qui ont voyagé dans les contrées nippones ont pu remarquer que dans chaque magasin de souvenirs, voire dans énormément de lieux publics en décoration, on peut observer la figure de ce « Totoro » partout. Grande créature touffue à qui l’on a immédiatement envie de faire un câlin, il active la même fibre nostalgique dans le cœur de celles et ceux qui le croisent. Film d’animation culte, tant dans leurs contrées que les nôtres, Mon Voisin Totoro est devenu rapidement un symbole japonais indéniable, qui se mêle à leur culture traditionnelle avec brio.

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Shadow, l'ombre faiblarde

Après la catastrophe La grande Muraille, et la débandade opérée par les studios, voulant gérer de A à Z leur budget conséquent, difficile de savoir vers quoi Zhang Yimou allait se diriger. Lui qui a démontré de son talent tant dans ses films sociaux que dans ses films d’époque, ou dans un savant mélange des deux – on pense au fantastique Le Sorgho Rouge, à Épouses Et Concubines – joue au jeu des Trois Royaumes, élément important de la culture chinoise souvent retranscrit à l’écran par de nombreux cinéastes (John Woo pour ne citer que lui), et au mélange d’intrigue de cour et de film de sabre.

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Voyage À Travers Le Cinéma Français : Glossaire ultime

On vous abreuve de recommandations, et avec les pépites qui sortent sur les plate-formes plus secrètes, les films de patrimoine qui n’attendent plus que vous pour jeter des yeux amoureux dessus, il est impossible, si le cinéma vous transporte, de s’ennuyer durant ce confinement. Après tout, qu’est-ce qu’on s’en fout des Bloodshot, Black Widow, Fast & Furious quand des immenses classiques, bien plus qualitatifs, vous attendent à la maison ? Nouvelle occasion de consommer différemment et d’élever ses exigences, c’est vers un documentaire, par le patron Bertrand Tavernier, que l’on vous dirige aujourd’hui.

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The Intruder : I Hate Your Guts !

Recenser les métrages anti-racistes aujourd’hui est un jeu d’enfant. Que ce soient des œuvres qui parlent des situations actuelles ou celles qui nous font des rapports historiques quant à des moments déterminants, le sujet est éculé, dans le bon sens du terme, et souvent nous ont rappelés ces grands pas qui ont été faits, à l’instar de ceux qu’il y a – malheureusement – toujours à faire. Mais ce que l’on a du mal à s’imaginer, c’est combien il a été difficile, dans une période plus troublée, d’émettre une œuvre artistique qui traite du sujet. Les obstacles qu’a du encourir Roger Corman pour The Intruder, alors qu’il entreprend un tournage dans un état du Sud seulement huit ans après les dernières lois abolitionnistes, on les entrevoit à peine. Heureusement, l’homme qui a toujours travaillé avec des bouts de ficelles – le cas de le dire quand, pour 500 000 dollars demandés, ce qui n’est déjà pas bien gourmand, il a du tourner et monter le film avec moins de 100 000 dollars, finalement avancés de sa poche – a plus d’un tour dans son sac, et on aurait clairement regretté de ne pas voir un film qui retourne autant, et dont la sincérité suinte par les bords de l’écran.

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Le Verdict : Au nom des Pères

Dire que Sidney Lumet et le système judiciaire sont étroitement liés n’est pas peu dire. Son premier métrage, l’incroyable adaptation de la pièce Douze Hommes En Colère de Reginald Rose, démontrait déjà de la capacité de ce monstre sacré à retranscrire cette tension, où les honneurs se mêlent aux égos, et où les volontés de justice peuvent être annihilées au profit des intérêts personnels. Après s’être intéressé aux délibérations des jurés, il revient 25 ans plus tard avec Le Verdict, dans lequel il va s’intéresser aux avocats, leur enquête pour travailler leur cas et leur plaidoyer, ainsi que la manière dont le système américain étouffe les affaires si une solution financière est envisageable.

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Une Journée De Fous : Dream Team dans la ville

Sorti en 1989 et réalisé par Howard Zieff, Une Journée De Fous est l’archétype du feel-good movie américain des années 80, malheureusement bien oublié depuis. Ressorti par Rimini Éditions ce 21 janvier, on vous conseille vivement ce petit moment de bonne humeur, servi par des acteurs qui s’éclatent. En ce moment de tristesse et confinement, rien de tel qu’une aventure urbaine légère et sans prétention.

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