[CRITIQUE] Une suite qui dérange : Dix ans plus tard, le combat continue

Il y a onze ans, David Guggenheim réalisait Une Vérité qui dérange. Un documentaire coup de poing sur le réchauffement climatique et ses conséquences couronné d’un Oscar. Aujourd’hui le fervent défenseur de la cause climatique est de retour, toujours prêt à se battre. De ses conférences jusqu’à la signature de l’accord  de Paris sur le climat, Bonni Cohen et John Shenk ont suivit Al Gore pour nous faire comprendre les enjeux climatiques et l’avenir de notre planète.  Lire la suite de « [CRITIQUE] Une suite qui dérange : Dix ans plus tard, le combat continue »

[CANNES 2017] D’après une histoire vraie : Du petit Polanski

Présenté hors compétition le dernier jour du Festival de Cannes, D’Après une histoire vraie est l’adaptation du roman du même nom de Delphine de Vigan, mise en scène par Roman Polanski avec Emmanuelle Seigner et Eva Green. Quatre ans après La Vénus à la fourrure, le controversé réalisateur est de retour sur la Croisette avec un petit film. Polanski nous a habitué à mieux même si certaines critiques acerbes n’étaient pas justifiées pour autant.

Un huit-clos sans grande pertinence

Après un succès littéraire retentissant, Delphine Dayrieux subit le syndrome de la page blanche alors qu’elle commence à recevoir des lettres anonymes lui reprochant de s’être fait de l’argent sur le dos de sa famille. Retranchée chez elle et apeurée à l’idée de recommencer à écrire, sa rencontre avec le mystérieuse Elle va bouleverser sa vie puisqu’elle va s’immiscer dangereusement petit à petit dans son quotidien.

Eva Green est la valeur sûre de ce film. Sans même parler cette actrice arrive à nous transporter et nous transmettre des émotions par un sourire ou un regard. Aux premiers abords cette simple fan s’incruste dans la vie de Delphine quitte à lui prendre son identité et répondre aux mails à sa place. Eva Green crève l’écran tandis qu’Emmanuelle Seigner semble bien en-dessous comme si elle passait totalement à côté de son rôle.

Le film manque d’ambition, semble faire du sur place et explore plusieurs pistes sans forcément les faire aboutir. Roman Polanski se perd dans un huit-clos un brin simplet où les incohérences s’accumulent pour nous laisser sur une fin bâclée qui a de quoi nous laisser un goût amer.

Pourtant tout était là pour que Roman Polanski nous offre un thriller psychologique digne de ce nom et même si Eva Green sauve un peu le film par sa performance, rien d’autre n’est à retenir de ce film.

[CANNES 2017] Le Palmarès de cette 70e édition nous a réservé quelques surprises !

Après dix jours de ferveurs sur la Croisette, l’heure est à l’annonce des grands gagnants de cette 70e édition du Festival de Cannes. Evidemment nous avions nos préférés, la plupart ont été primés mais jamais dans la catégorie qu’on attendait ! Déception pour 120 Battements par minute qui ne repart qu’avec le Prix du Jury tandis que Loveless a reçu le Grand Prix. Sans grande surprise c’est Diane Kruger qui repart avec le prix d’interprétation féminine et qui en a profité pour rendre hommage aux victimes d’attentats tandis que Joaquin Phoenix rafle le prix d’interprétation masculine et c’est avec beaucoup d’étonnement et sa paire de converse que l’acteur est venu prendre sa récompense.

Le jury a été plus surprenant en décernant le prix de la mise en scène à Sofia Coppola pour son film Les Proies pourtant assez critiqué dans son ensemble. En ce qui concerne le prix du scénario, ils ont décidé de l’attribuer à deux films : Mise à mort du cerf sacré et You Were Never Really Here. Enfin, un prix spécial pour le 70e anniversaire du Festival de Cannes a été attribué à Nicole Kidman. Pourquoi, comment, à quoi sert ce prix… Le mystère restera entier jusqu’au bout mais c’était l’occasion de découvrir un Will Smith hilarant.

Dans tous les cas, le jury de ce 70e Festival de Cannes a décidé de nous surprendre, de nous décevoir un peu mais surtout nous faire rêver une nouvelle fois pendant ces dix jours. Allez, on se dit à l’année prochaine Cannes !

[CANNES 2017] Day 08/09/10 : « Est-ce qu’on est obligé de partir ? »

Concentré de ces derniers jours monstrueux, fous, drôles et surtout inoubliables parce que oui malheureusement c’est déjà fini. Clap de fin sur la plus belle expérience de ma vie entre coups de soleil, rencontres, désillusions et paillettes pleins les yeux. Décidément, Cannes est bel et bien magique.

Jeudi était probablement la journée la plus prolifique puisque j’ai pu voir les deux films en compétition : Good Time et Krotkaya. Le premier étant pas mal du tout et le second ayant reçu les hués du balcon, totalement incompréhensible et irrespectueux. Et enfin séance spéciale pour 12 Jours de Raymond Depardon, un magnifique documentaire dont je parlerai très bientôt (j’ai beaucoup trop d’articles à rattraper).

A contrario, vendredi fût la journée la moins prolifique puisque aucune invitation pour le dernier Ozon et quelques petits soucis techniques m’ont empêché d’aller voir In The Fade, monde cruel tsss. Alors pour compenser je suis allée faire la fête au Marriott jusqu’à trois heures du matin et toc, non mais.

Et nous voilà déjà samedi, la fin, les dernières marches à monter… C’est qu’il va me manquer ce petit tapis rouge, ces contrôles de sécurité, les files d’attentes sous le soleil de plomb et mes petites pancartes. Malgré tout on finit bien le Festival avec des invitations pour You Were Never Really Here dont je dois vous parler absolument parce qu’il est incroyable, et D’après une histoire vraie de Roman Polanski présenté hors compétition. Et nous voilà à la fin d’une folle aventure qui restera probablement la plus belle et la plus incroyable. Incessamment sous peu vous retrouverez des critiques de la plupart des films que j’ai vu mais je vais surtout conclure cet article par un grand merci à tous ceux et celles grâce à qui ce rêve fut possible malgré les polémiques et les remarques que je me suis prise en pleine gueule. Je suis consciente de la chance que j’ai eu, je vous en remercie, j’espère avoir réussi à vous faire vivre un petit peu de rêve cannois à travers Instagram, Snapchat et mon blog et je vous souhaite à tous de vivre ça au moins une fois dans votre vie.

Allez va falloir que je file parce que c’est pas qu’il y a encore 12 critiques qui m’attendent mais presque, sortez le café !