Ça Chapitre 2 : quand Grippe-Sous rejoint le club des loosers

Après un premier opus sorti en 2017, Andy Muschietti est de retour derrière la caméra pour mettre en scène la suite des aventures du club des loosers face au terrible Grippe-Sous. Le jeune casting du premier film est remplacé par les professionnels du moment, dominés par James McAvoy et Jessica Chastain. Mais la vraie attraction est toujours Bill Skarsgard, absolument mémorable en clown maléfique. Malheureusement, contre toutes attentes, ce deuxième épisode est moins convaincant que son prédécesseur.

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Un Jour de Pluie à New York : La Poésie du quotidien.

Avec Un Jour de Pluie à New York, Woody Allen retourne à la source de son cinéma : Manhattan et son tohu-bohu incessant, Manhattan et ses habitants névrosés, Manhattan et l’hypocrisie de son élite, Manhattan et sa beauté toujours mieux magnifiée par un air de jazz. 

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[DEAUVILLE 2019] The Climb : Burlesque ennuyeux

Sur les routes de Navarre, deux cyclistes. Qui discutent tranquillement de choses et d’autre. Lorsque l’un demande à l’autre s’il accepte d’être son témoin de mariage, l’autre avoue à l’un que depuis quelques temps, il couche avec sa future femme. S’en suit une course ridicule aux dialogues taillés au couteau. Petite ellipse, l’enterrement de la femme en question, qui finalement a épousé ledit copain, rajoute une forte ironie lors d’une cérémonie qui part en vrille. Tous les éléments sont là pour passer un bon moment d’humour noir.

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[DEAUVILLE 2019] Tout peut changer, Et si les femmes comptaient à Hollywood ? : Sois belle et tais-toi

Ce n’est que récemment que la place de la femme dans l’industrie cinématographique commence à réellement intéresser la société et est enfin considéré comme un problème auquel il est plus qu’urgent de trouver une solution. Évidemment les mouvements #MeToo, #BalanceTonPorc, Time’s Up ont ouvert une voie mais cela est-il suffisant ? L’année dernière le Festival de Cannes avait promis plus de parité en signant la charte 50/50, s’engageant à ce que d’ici 2020, la parité entre hommes et femmes soit respectée. Un petit pas pour la femme, un grand pas pour la société ? Pas si sûr et le documentaire Tout peut changer, Et si les femmes comptaient à Hollywood ? nous le rappelle que trop bien.

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Music Of My Life : Blinded By The Passion

A star is born et Bohemian Rhapsody auront beau nous avoir fait souffrir, ils auront donné à nouveau confiance aux producteurs pour lancer des projets où la musique est à l’honneur. En quelques mois, on a pu savourer l’excellent Rocketman, l’inégal mais sincère Yesterday, et l’intriguant Music Of My Life, film anglais mettant à l’honneur un immense artiste américain, Bruce Springsteen.

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The Belko Experiment : Mort en open space

Bienvenue à Belko. Merci d’avoir rejoint une entreprise moderne, où nos bureaux en open space vous permettent un vis à vis unique permettant une ambiance agréable et solidaire avec vos collègues. Des agents de sécurité bénéficiant d’une réserve d’armes vous protègent. Des puces implantées dans votre crâne vous permettent de pointer en toute sérénité mais vous garantissent également le fait qu’aucun élément extérieur ne peut pénétrer à l’intérieur du bâtiment. Vous êtes isolés dans une région désertique colombienne, et rien ne peut venir perturber votre travail. Tout va pour le mieux. Oh, et si vous pouviez désormais vous entre-tuer, ça nous ferait bien plaisir et nous éviterait bien des désagréments de licenciement.

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Good Boys : l’adolescence, entre idioties et volupté

Quand on entend les noms Seth Rogen et Evan Goldberg, les sentiments d’excitation mais aussi d’appréhension se mêlent. Excitation car c’est généralement la promesse d’une comédie à toute épreuve, généralement décérébrée, qui peut nous mener au fou rire si tant est que l’on accepte le type d’humour. On oscille entre les personnages débiles (The Interview, This Is The End) avec l’humour d’adolescents défoncés à la weed obsédés par le cul. Le ton volontairement outrancier est évidemment de rigueur. Appréhension car ce même humour est, à défaut d’être toujours d’une lourdeur caractéristique, sur la sellette, à deux doigts de tomber dans le pathos sans nom, voire le toxique au vu des thèmes abordés. Sauf qu’ici, les deux drôles ne sont ni à la réalisation, ni à la scénarisation. Ils y produisent en effet deux potes, Gene Stupnitsky et Lee Eisenberg, qui opèrent ici leur premier méfait après avoir scénarisé de nombreux épisodes de The Office. Si, faisant partie de la bande, ils peuvent avoir les mêmes travers, c’est vierge de tout a priori qu’il fait s’intéresser à ce Good Boys.

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Domino : l’incapacité trop bruyante

Sept années nous séparent de la dernière proposition de Brian de Palma, Passion. Sept longues années durant lesquelles nous nous sommes interrogés sur le futur du cinéaste, et sa potentielle continuité de carrière. À l’instar d’un Paul Verhoeven qui galère depuis quelques temps à peaufiner son Benedetta faute de budget, d’un David Cronenberg qui a laissé entrevoir sa volonté d’arrêter le cinéma tant aucun investisseur ne s’intéresse à lui, le réalisateur commence à laisser frileux les producteurs, si bien que malgré son nom et sa renommée, Domino est annoncé comme un film qui ne sortira pas en salles mais immédiatement en vidéo à la demande.

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