Voyage À Travers Le Cinéma Français : Glossaire ultime

On vous abreuve de recommandations, et avec les pépites qui sortent sur les plate-formes plus secrètes, les films de patrimoine qui n’attendent plus que vous pour jeter des yeux amoureux dessus, il est impossible, si le cinéma vous transporte, de s’ennuyer durant ce confinement. Après tout, qu’est-ce qu’on s’en fout des Bloodshot, Black Widow, Fast & Furious quand des immenses classiques, bien plus qualitatifs, vous attendent à la maison ? Nouvelle occasion de consommer différemment et d’élever ses exigences, c’est vers un documentaire, par le patron Bertrand Tavernier, que l’on vous dirige aujourd’hui.

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The Intruder : I Hate Your Guts !

Recenser les métrages anti-racistes aujourd’hui est un jeu d’enfant. Que ce soient des œuvres qui parlent des situations actuelles ou celles qui nous font des rapports historiques quant à des moments déterminants, le sujet est éculé, dans le bon sens du terme, et souvent nous ont rappelés ces grands pas qui ont été faits, à l’instar de ceux qu’il y a – malheureusement – toujours à faire. Mais ce que l’on a du mal à s’imaginer, c’est combien il a été difficile, dans une période plus troublée, d’émettre une œuvre artistique qui traite du sujet. Les obstacles qu’a du encourir Roger Corman pour The Intruder, alors qu’il entreprend un tournage dans un état du Sud seulement huit ans après les dernières lois abolitionnistes, on les entrevoit à peine. Heureusement, l’homme qui a toujours travaillé avec des bouts de ficelles – le cas de le dire quand, pour 500 000 dollars demandés, ce qui n’est déjà pas bien gourmand, il a du tourner et monter le film avec moins de 100 000 dollars, finalement avancés de sa poche – a plus d’un tour dans son sac, et on aurait clairement regretté de ne pas voir un film qui retourne autant, et dont la sincérité suinte par les bords de l’écran.

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Coffee & Kareem : Un déca bien serré

Amazon Prime nous avait déjà servi en terme de comédie graveleuse avec Guns Akimbo et c’est maintenant au tour de Netflix, qui a mis en ligne depuis le 3 avril Coffee & Kareem. Une comédie déjantée qui ne plaira pas à tout le monde mais qui a le mérite de nous faire bien rire. On vous offre votre dose de rire gras pour cette semaine ?

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Donnybrook : Sang contre sang

Donnybrook c’est typiquement le genre de film qu’on aurait voulu et pu avoir dans un festival comme celui de Deauville qui met en avant le cinéma d’auteur, celui qui s’intéresse aux laissés-pour-compte. Mine d’or pour le cinéma indépendant qui s’évertue à dépeindre les marginaux sous toutes leurs formes, notamment à travers la violence. Tim Sutton a déjà une jolie carrière outre-Atlantique mais c’est la première fois qu’il débarque chez nous avec Donnybrook, disponible directement en VOD depuis le 25 mars dernier.

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Le Verdict : Au nom des Pères

Dire que Sidney Lumet et le système judiciaire sont étroitement liés n’est pas peu dire. Son premier métrage, l’incroyable adaptation de la pièce Douze Hommes En Colère de Reginald Rose, démontrait déjà de la capacité de ce monstre sacré à retranscrire cette tension, où les honneurs se mêlent aux égos, et où les volontés de justice peuvent être annihilées au profit des intérêts personnels. Après s’être intéressé aux délibérations des jurés, il revient 25 ans plus tard avec Le Verdict, dans lequel il va s’intéresser aux avocats, leur enquête pour travailler leur cas et leur plaidoyer, ainsi que la manière dont le système américain étouffe les affaires si une solution financière est envisageable.

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7. Kogustaki Mucize : Symphonie n°7

Voilà bien longtemps qu’un film n’a pas autant fait parler de lui et il faut dire que les bruits tout autour sont aussi intrigants qu’antinomiques. D’un côté vous avez ceux en larmes qui prêchent pour le film en criant sur tous les toits qu’il est indispensable, le meilleur de l’année et touti quanti… et de l’autre vous avez l’équipe qui supplie que ce massacre s’arrête, le pire de l’année, un nanar absolu. Difficile alors de s’y retrouver et de comprendre le pourquoi du comment. Du coup on s’est penché dessus pour vous, à nos risques et périls il faut bien l’avouer.

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Crip Camp : Handicapés mais pas que

On continue d’éplucher les catalogues de vos plateformes préférées pour vous dénicher de quoi vous occuper. Et ça tombe bien, Netflix a sorti il y a quelques jours un nouveau documentaire : Crip Camp ou comment un simple camp de vacances a mené à l’une des plus grandes révolutions du 20ème siècle aux États-Unis et permis de se rendre compte à quel point les personnes handicapées sont rapidement exclues de la société.

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Aguirre, la colère de Dieu : Aux confins de la folie

La jungle est l’un des territoires par excellence pour explorer l’âme humaine et ses vices. On pense évidemment à Apocalypse Now (1979), très récemment Monos (2020) et entre les deux Fitzcarraldo (1982) de Werner Herzog. C’est d’ailleurs ce dernier qui, en 1972, réalise un jalon du genre avec Aguirre, la colère de Dieu, film déjà vertigineux tant par son tournage que son résultat.

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Une Journée De Fous : Dream Team dans la ville

Sorti en 1989 et réalisé par Howard Zieff, Une Journée De Fous est l’archétype du feel-good movie américain des années 80, malheureusement bien oublié depuis. Ressorti par Rimini Éditions ce 21 janvier, on vous conseille vivement ce petit moment de bonne humeur, servi par des acteurs qui s’éclatent. En ce moment de tristesse et confinement, rien de tel qu’une aventure urbaine légère et sans prétention.

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Urban Wolf : Une web-série ambitieuse

Le cinéma est un art qui évolue avec son temps et ses technologies. Aujourd’hui l’ère du tout numérique inspire de plus en plus les cinéastes, que ce soit les films et séries interactifs, des mini-séries lancées sur le web avec des épisodes correspondant au jour et à l’heure de l’action (Skam France), le visionnage de ses œuvres préférées sur son téléphone où et quand vous le souhaitez que vous ayez une connexion ou non. Bref, tout est fait pour déployer le cinéma sur tous les supports possibles et imaginables. C’est dans cette optique que Laurent Tartour a lancé sa mini web-série Urban Wolf, un projet qui a rencontré un vif succès outre-Atlantique et qui débarque enfin chez nous sur nos téléphones.

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