Rétrospective Terrence Malick #1: le poète du Nouvel Hollywood

Rebelle parmi les rebelles, révolutionnaire parmi les révolutionnaires, Terrence Malick s’est fait un artisan de la représentation de cet invisible, du mystère, par des œuvres dépassant le stade du simple film pour devenir de vraies expériences sensorielles. Aussi discret pendant ses tournages que dans les médias, on ne sait que peu de choses sur cet artiste cultivant le secret, à la carrière si singulière et passionnante. Grand passionné de philosophie, qu’il a étudiée à Harvard et Oxford, il s’intéresse au cinéma à la fin des années 60. C’est à cette époque que le Nouvel Hollywood voit le jour et s’apprête à dynamiter l’industrie cinématographique. Après avoir été, entre autres, script doctor sur L’inspecteur Harry (Don Siegel, 1971), il sort son premier long métrage, La balade sauvage, en 1973, lequel marque par le style très personnel qu’il révèle, faisant de Malick un cas particulier au cœur du mouvement néo-hollywoodien. Ce film est le point de départ d’une longue et déroutante carrière.

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Le Chat Potté 2 : La dernière quête : Dreamworks sort les griffes !

Assis dans la salle de cinéma, en attendant le début de la projection, le portable d’un collègue critique sonne. La musique qu’il utilise comme sonnerie, « Fairytale » issue du film Shrek, rappelle les propositions de Dreamworks depuis le dernier volet de sa saga phare et, soyons honnêtes, cela n’a rien du conte de fées. Mis à part à travers quelques fulgurances telles que Les Cinq Légendes (2012) ou les volets 2 et 3 de la saga Dragons (2014/2019), Dreamworks semble avoir laissé son âge d’or derrière lui. Surprise lorsqu’avant le film, leur nouvelle introduction se dévoile, allongeant le simple mouvement de canne à pêche de l’enfant sur la lune. La maison de production modernise son logo et propose une véritable rétrospective de ses films clés. Avec cette actualisation de leur introduction, non sans rappeler celle de Marvel, Dreamworks semble vouloir communiquer son entrée dans une nouvelle ère, comme si le studio indiquait vouloir revenir au premier plan.

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Bones and All : « eat me and love me »

Sorti ce mercredi, Bones and All marque le retour de Luca Guadagnino dans les salles obscures après son incursion à la télévision pour la série We are who we are. Le réalisateur quitte son Italie natale et s’aventure sur les routes de l’Amérique rurale avec l’histoire de Maren et Lee, deux jeunes en quête d’identité. Il serait facile au premier abord de voir Bones and all comme un écart dans la filmographie de son réalisateur, tant la brutalité et la violence de ses visuels contraste les non-dits d’un Call me by your Name, la feinte discrétion d’un Suspiria ou les chassés-croisés sensuels de A bigger splash, et pourtant, le film révèle sûrement le meilleur du cinéma de Luca Guadagnino. Entre corps et horreur, baisers et tendresse, jeunesse et identité, Bones and all surprend, fascine mais surtout émerveille dans son portrait unique de l’humanité.

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Jeanne la pucelle : Sans biais

Qu’il est difficile de retranscrire la réalité des figures historiques… Cette litanie, qui semblerait presque l’introduction monologuée d’un long psaume mêlé de plaintes, s’avère bien réelle tant nous pouvons la prouver par l’exemple. Dans les œuvres dédiées à des figures historiques, qu’elles soient iconiques ou pas, et quelque soit le médium qui les présente, il est toujours question de choix, tant nous ne pouvons révéler avec exactitude la vérité d’un autre temps.

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Inu-Oh : Rock’n roll d’un autre temps

Mind Game, The night is short, walk on girl ou encore Ride your wave, Masaaki Yuasa est un réalisateur qui a réussi à imposer un style éclectique, prenant toujours le/la spectateur·ice au dépourvu par sa façon de se réinventer constamment. Alors que ses récents projets étaient plutôt accessibles, Inu-Oh a de quoi déstabiliser tant il se rend en terrain inconnu.

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Tahara : Génération Instagram

Parmi tous les formats d’image que le cinéma nous a offert, il y a les classiques (le 1.33 plus généralement nommé 4/3, le 16/9 pensé pour la télévision), les spectaculaires (le Cinémascope et le Cinérama et leur largeur d’image sans égale)… Mais rien ne pouvait nous préparer à un film entièrement diffusé en 1:1, le format classique des photographies publiées sur le réseau social Instagram. C’est pourtant le risque que prend Tahara, réalisé par Olivia Peace, véritable pari formel et premier long-métrage de la cinéaste. Tournant dans les festivals américains depuis janvier 2020, il aura fallu attendre, pour nous français, novembre 2022 et sa sélection au Festival International du Film d’Amiens afin de découvrir ce (pas si) long-métrage de 1h18. 

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Une comédie romantique : Allez César

« Comédie romantique : Une comédie romantique, ou comédie sentimentale, est un film mettant en scène de manière humoristique l’histoire d’amour (ou du moins, une partie de l’histoire d’amour) entre deux personnes. Elle alterne scènes humoristiques et scènes plus sérieuses, qui cherchent davantage à émouvoir. »
La comédie romantique, on la connaît sous toutes ses formes et dans tous les pays. Le genre de films qui, sans s’entourer généralement de grandes prouesses d’écriture, fait chaud au cœur, nous fait rêver et nous berce de douces illusions un brin utopiques. Thibault Segouin est là pour donner un petit coup de pied dans la fourmilière avec son premier long-métrage.

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La Passagère : En corps et encore 

Présenté en sélection Coup de cœur du 42ème Festival International du Film d’Amiens, La Passagère est le premier long-métrage de sa réalisatrice Héloïse Pelloquet. Afin de monter son projet, celle-ci s’est entourée d’un duo d’acteurs en béton. D’un côté, Cécile de France, l’expérience, l’actrice qui compte autant de rôles interprétés que de facettes révélées. De l’autre, Félix Lefebvre, l’étoile montante nommée au César du meilleur espoir en 2021 pour son interprétation d’Alexis dans Été 85 de François Ozon. Autour de ce duo se révélant aussi flamboyant qu’il semblait improbable, Héloïse Pelloquet tisse une histoire d’amour et de désir dont la première qualité est de casser tous les codes préétablis.

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Armageddon Time : Le temps des désillusions

Avec Armageddon Time, James Gray ne renouvelle pas son style et préfère revenir à une épure lui convenant davantage. Sa filmographie aussi courte que dense a déjà parcouru les milieux mafieux (Little Odessa, The Yards, We Own the Night), le film romantique (Two Lovers), les films historiques (The Immigrant, The Lost City of Z) et la science-fiction (Ad Astra). En diversifiant les genres cinématographiques, Gray n’a jamais changé de trajectoire de fond par une approche intime et éminemment personnelle du récit. Qu’il filme l’espace, la jungle ou les banlieues new-yorkaises, ce sont les sentiments profonds de ses personnages qu’il capte sur pellicule.

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Bowling Saturne : Chasse à court

Problème de société révoltant, les violences faites aux femmes imprègnent le cinéma de ces dernières années. Symbole d’une prise de conscience sociale ou cri d’alerte désespéré d’une « minorité » avertie, il n’en est pas moins vital que les choses évoluent sur le sujet. Et n’est-ce pas le rôle du cinéma que de nous ouvrir les yeux parfois, au travers d’histoires plus ou moins engagées, sur les maladies de nos sociétés ? C’est l’envie de parler de ce rapport de domination au sein d’un polar noir et actuel qui a motivé l’écriture et la réalisation de Bowling Saturne de Patricia Mazuy. Après le très beau succès estival de La Nuit du 12 de Dominik Moll qui aborde un thème similaire, il est intéressant de se pencher sur ce polar siglée -16 ans en salles. 

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Balle perdue 2 : The fate of the furious Lino

En ce début du mois de novembre, les plateformes de streaming s’adonnent à une compétition féroce puisque Prime Video et Netflix sortent à quelques jours d’intervalle un film d’action made in France. Alors que le premier se coltine grand-père Olivier Marchal et son Overdose à la sauce téléfilm TF1, le second nous propose la suite de Balle Perdue, avec la pression de devoir faire aussi bien que son prédécesseur.

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Close : rires dans la nuit

Lauréat du Grand Prix au dernier festival de Cannes, Close est le second film du réalisateur Lukas Dhont et raconte l’histoire de l’amitié fusionnelle entre deux garçons de 13 ans. Dhont reprend la thématique des identités et questionnements de genre et du regard d’autrui qui foisonnaient déjà dans son premier film, Girl, et y rajoute une dimension plus dramatique, sans tomber dans l’excès émotionnel. À peine en salles et déjà sélectionné pour représenter la Belgique aux Oscars, le film se classe comme l’un des petits bijoux de cette fin d’année.

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Amsterdam : polar-miroir

David O.Russell, c’est un peu ce voisin sympathique, dont on aime écouter les histoires, mais qui ne nous évoque pas grand chose. Si l’on se souvient de ses films comme d’un bon moment, à l’écriture légère et agréable, on n’en retient rien, et regarder sur nos étagères les copies d’Happiness Therapy, Fighter ou encore Les rois du désert prendre la poussière nous fait remonter un sentiment d’esbroufe, la persuasion d’avoir observé un joli écrin empli de vide. Garant d’un artisanat « bien fait », O’Russell s’accompagne toujours d’un casting étoilé, bien vendu aux côtés de son image de réalisateur rare, dont chaque retour fait l’événement (Joy, le dernier en date, étant passé plus inaperçu). Avec sa promotion axée sur les mêmes artifices, Amsterdam nous promet du glamour, une enquête ambitieuse dans l’Amérique des années 30, qui nous remémore des frissons de Chinatown. Au final, on s’approche plus de Gangster squad.

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Lifeline : Spectacle total, spectacle humain

Deux ans après Loving You, Johnnie To réalise une nouvelle commande pour la Shaw Brothers avec Lifeline, qui réunit la même équipe technique mais aussi le couple Lau Ching-Wan et Carman Lee avec pour objectif d’en réitérer le succès. L’histoire suit le quotidien de la caserne de pompiers de Tsz Wan Shan, dont l’équipe d’intervention est dirigée par Yau Sui (Lau Ching-Wan). Réputée comme étant la plus poisseuse de la soixantaine de casernes qui peuple la ville de Hong Kong, elle se voit attribuer un nouveau chef, l’officier Cheung, qui traîne une réputation de tyran insensible.

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Loving You : Love and bullets

On l’oublie souvent, mais avant d’être un auteur célébré dans le monde à partir du début des années 2000, Johnnie To a une carrière de réalisateur de studios depuis 20 ans et son premier film, The Enigmatic Case en 1980. Un réalisateur qui œuvre notamment pour la Cinema City, véritable touche-à-tout capable de passer du drame à la comédie, pour enchaîner avec un polar et un film de kung-fu, et dont le parcours est marqué par des réussites comme The Big Heat, All About Ah-Long, The Bare-Footed Kid, et The Heroic Trio.

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