Brooklyn Affairs : N.Y. Confidential

Après une première expérience derrière la caméra en 2000 pour Au nom d’Anna, une comédie romantique au casting déjà cinq étoiles (Ben Stiller, Anne Bancroft, Eli Wallach et Milos Forman), Edward Norton remet sa casquette de réalisateur pour nous livrer Brooklyn Affairs, adaptation du roman Les Orphelins de Brooklyn de Jonathan Lethem, un pur film noir en plein cœur de New York.

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Seules les bêtes : Polar et chansonnette

Dominik Moll et Gilles Marchand (Harry, un ami qui vous veut du bien) reprennent leur collaboration et adaptent librement le roman éponyme de Colin Niel sorti en 2017. Déconcertant, leur film propose une succession de points de vue et promet au spectateur une mécanique du suspens bien huilée. Tu t’en vas… Non, nous ne sommes pas partis de la salle obscure bien que les premières … Continuer de lire Seules les bêtes : Polar et chansonnette

Proxima, la mère maternelle

Quelques mois après Ad Astra de James Gray, qui explorait les relations tumultueuses entre père et fils dans l’espace, voici Proxima d’Alice Winocour (Mustang, Maryland), sur les rapports entre une mère astronaute et sa fille de huit ans. Il est intéressant de voir à quel point et malgré un synopsis comparable, les deux œuvres divergent très vite. Là où Ad Astra envoie son Brad Pitt aux confins du système solaire dans sa quête du père, Proxima comme son nom l’indique garde Eva Green sur Terre. Le film reste donc les pieds sur Terre, pour mieux nous en montrer les richesses et notre lien maternel avec elle.

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Dolemite Is My Name : Black Lives Better

Tiens, c’est vrai, on vous parle rarement de métrages Netflix. Faut dire qu’entre le risible et le très mauvais, on est rarement face à la qualité. Alors au lieu d’aller se farcir la dizaine de films de Noël qui, on le sait pertinemment, vont nous faire sauter au plafond (on va pas vous mentir, il y a ici un message caché pour notre rédac chef adorée, qui se réjouit à l’idée de voir Flocons d’Amour), on a tenté de fouiller un peu sur la plate-forme pour trouver une idée digne de ce nom. Et mazette, on a trouvé.

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Chanson Douce : L’ange fourbe

Inspiré d’une histoire vraie : panneau que Lucie Borleteau ne s’est pas sentie obligée de mettre en amorce de son film pour susciter un attrait au spectateur dès les premières minutes, tant son histoire est un récit fort et haletant. Pourtant, aussi glauque soit-elle, Chanson Douce, adaptation du livre de Leïla Slimani ayant obtenu le Goncourt en 2013, s’inspire d’un réel fait divers, tout aussi dérangeant et malsain.

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À Couteaux Tirés : Jeu de mains, jeu de…

Après s’être baladé dans l’espace avec les personnages les plus iconiques de la pop culture, Rian Johnson revient en cette fin d’année dans un film aux antipodes de ce qu’il a fait il y a deux ans. Une maison, une famille, un meurtre, un enquêteur. Mais qui a bien pu tuer le patriarche Thrombey ? Un autre genre, d’autres objectifs mais un casting toujours aussi royal nous attend dans À Couteaux Tirés.

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In Fabric, entre gêne et fascination

Quand, à Deauville, on est sorti effaré de la projection de Knives And Skin, on l’était encore plus après la conférence de presse de Jennifer Reeder (ndlr : sa réalisatrice). Cette dernière n’hésitait pas à mettre en avant à quel point elle avait réussi à transcender l’influence de David Lynch en lui rendant un brillant hommage. Il faut dire que les éléments visuels étaient là, mais parsemés au milieu d’une tambouille insupportable dont la seule issue était le générique de fin, nous faisant alors courir vers les portes salvatrices. Alors on conseillerait bien à l’amie Jennifer de s’intéresser à ce In Fabric, objet curieux bien identifié car sorti tout droit de l’esprit étriqué de Peter Strickland, dont les lumières et les ambiances ne sont pas éloignées de l’ami David.

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Les Misérables : l’uppercut de cette fin d’année

Ladj Ly a frappé un très grand coup avec Les Misérables. Avec ce film, le cinéaste veut dénoncer la réalité qui anime les banlieues françaises. Brûlot contre l’État, film réaliste, qui ne tombe pas dans le mono-point de vue. C’est simple, rien d’aussi percutent n’a été fait sur le sujet depuis La Haine.

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Les Enfants d’Isadora : Inutilité poétique

Un ange passe, c’est là l’une des phrases entonées à l’égard des Enfants d’Isadora, qui a charmé jusqu’au jury de Loncarno qui lui a décerné le prix de la mise en scène. Si l’on en comprend la poésie, et que l’ange sus-nommé existe, on aurait apprécié qu’il accélère la cadence de son survol. 

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