Tenet : Sauvetage ? Peut-être. Ratage ? Sûrement

Attendu comme le messie par le secteur comme les spectateurs du monde entier, Tenet est enfin là, dans nos salles obscures. Ce onzième opus de Christopher Nolan, énorme blockbuster d’auteur, vendu comme son film le plus ambitieux, et revenant à l’utilisation d’un concept fort à l’instar d’Inception n’est pourtant pas le sauveur espéré. Du moins, s’il va sûrement attirer les gens (et tant mieux), il est loin d’être aussi abouti que ce à quoi le cinéaste britannico-américain nous a habitué.   

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Akira : une claque animée toujours d’actualité

S’il faut chercher des jalons dans l’histoire du cinéma, Akira de Katsuhiro Ōtomo en est un. Adaptant son propre manga, le cinéaste japonais offre en 1988 un film qui a bouleversé l’industrie des « animes » tant localement qu’à l’international. À l’occasion de sa ressortie sur nos écrans, il est primordial de rappeler l’importance d’une telle œuvre, évidence absolue que l’animation n’est pas un genre mais bel et bien du Cinéma.

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Mignonnes : Early queens

L’adolescence, période de toutes les découvertes et de tous les émois. Période où l’on se cherche, où la quête identitaire bat son plein et où on se laisse aller à toutes les tentations pour explorer ses limites. Avec Mignonnes, Maimouna Doucouré va dresser le portrait d’Aminata, une gamine de 11 ans pleine de vie, qui va s’enfuir dans de nouvelles passions pour échapper à son destin familial.

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L’infirmière : quand le désespoir amène la vengeance

Après plusieurs coups d’éclat en festivals, avec notamment le prix du jury de la sélection « Un certain regard » à Cannes en 2016 pour Harmonium, Kōji Fukada revient avec un nouveau drame/thriller psychologique, L’infirmière. Attendu au tournant après un enchaînement de titres appréciés, il fait revenir Mariko Tsutsui, lui offrant ici une belle partition. Suffisant pour convaincre ?

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Dawson city : le temps suspendu – L’importance du souvenir

L’Art, incluant le cinéma, a ce rôle précieux de témoin de l’Histoire. Sous ses différentes formes, il capture des visions de divers instants T et agit donc comme une mémoire de notre passage sur terre. Les découvertes de nouvelles traces sont donc un événement et permettent d’y voir plus clair sur ce qui nous précède à bien des niveaux. C’est là qu’intervient Dawson City : Le Temps Suspendu, documentaire de Bill Morrison dans lequel ce dernier relate la légende d’un petit village de l’Amérique du nord, à travers des bobines retrouvées il y a quelques années. Un travail d’archéologue, pour un résultat stupéfiant.

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Effacer L’historique : Pas de pitié pour les selfies

Toujours dans leur idée de défendre les petites gens face aux enfers capitalistes, Benoît Delépine et Gustave Kervern s’attaquent à un sujet qui cette fois concerne tout le monde, sans distinction de classe sociale : le méandre du tout-technologique. Ours d’Argent à la dernière Berlinale, autant dire que le film des deux trublions du Groland est attendu comme un Messie sociétal. Effacer L’historique se pose en constat, non sans cynisme, de l’absurdité qui nous entoure.

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Le défi du champion : Ballon d’or

C’est bientôt le retour de la Ligue 1, envie de parler football ? Enfin… de joueur de football pourri gâté pour être exact. C’est le sujet du premier long-métrage de Leonardo d’Agostini. Quand une tête brûlée – mais également espoir du football italien – se coltine un professeur pour l’aider à se canaliser et avoir son bac, c’est une relation houleuse qui naît avant de se transformer en belle amitié. Prévisible mais extrêmement touchant.

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Retour sur la filmographie de Judd Apatow : Entre grands enfants et lourdeur assumée

Alors que le sixième long-métrage The King of Staten Island du réalisateur Judd Apatow est actuellement au cinéma, nous avons décidé de revenir sur sa filmographie. Un univers unique, trash et d’un lourdingue totalement assumé qui, malgré son apparente bêtise, dessine toujours avec plus ou moins de justesse l’âge adulte qui est loin d’être toujours facile, d’autant plus lorsque l’amour ou la famille s’en mêle.

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Madre : renaissance estivale

Se réinventer, voilà une chose qui n’est pas aisée même pour des artistes talentueux. Rodrigo Sorogoyen, qui sort de deux thrillers, l’un policier (Que Dios nos perdone), l’autre politique (El Reino), relève ce défi pour son troisième long-métrage, Madre. Se basant sur un court qu’il a réalisé en 2016, il décide de sortir de sa zone de confort tant thématique que stylistique pour offrir un film éminemment psychologique, oscillant entre les genres et les tons, pour notre plus grand plaisir.

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